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Contrebandiers et douaniers, à Vecoux et dans le Pays de Remiremont

Le conférencier, Gérard Dupré, nous présentera le contexte de la contrebande dans notre région entre 1871 et 1873 puis nous exposera en détail l’affaire  suivante et terminera son intervention en rappelant qu’il existait à Vecoux un poste de douanes actif de 1880 à 1907 et qui comprenait une dizaine d’hommes :

Dimanche 11 mai 1873. Journal le Mémorial des Vosges n° 398. Chronique de l’Est
« Ventron. Dans la nuit du 7 au 8 courant, le préposé des douanes Werner (Sébastien), âgé de quarante-quatre ans, de la résidence de Ventron, canton de Saulxures, était en embuscade avec le brigadier Orstched, à huit kilomètres de la frontière, territoire de Ventron. Vers onze heures du soir, ils arrêtèrent une bande de sept à huit contrebandiers. […] »

L’interpellation se passe mal et un coup de feu éclate. Le préposé Werner est touché et meurt le lendemain laissant une veuve et cinq enfants.
En cause une famille de Vecoux, la famille de Jean-Del Couval cultivateur au Longfaing section de Reherrey dont le fils aîné, Émile, sera condamné au bagne à perpétuité en Nouvelles Calédonie.

Une pieuse ruse. Jean Mabillon et le débat sur les origines régulières du chapitre noble de Remiremont au XVIIe siècle.

En 1678, l’imprimeur Parisien Jean Baptiste Coignard publie une brochure dans laquelle le grand érudit Jean Mabillon expose sa nouvelle méthode pour étudier l’histoire des institutions religieuses. Ce document de vingt-et-une pages, intitulé Lettre de dom Jean Mabillon à un de ses amis touchant le premier institut de l’abbaye de Remiremont, s’appuie sur l’analyse critique des sources médiévales relatives à cette institution pour faire deux constats. Le premier est que cette maison de chanoinesses nobles avait été fondée comme un monastère Bénédictin. Et le deuxième est que les intentions des fondateurs de l’abbaye justifient le projet de réforme bénédictine de l’abbesse Dorothée de Salm. La réponse du chapitre romarimontain est immédiate et, sans surprise, très négative : les chanoinesses accusent Mabillon de conspirer avec leur abbesse et de falsifier l’histoire en faveur d’un agenda réformateur. Il s’ensuit une polémique féroce qui ne prendra fin que vingt ans plus tard… Mais comment expliquer l’intransigeance des chanoinesses ? S’agit-il simplement d’une volonté de préserver leur état très libre de chanoinesses ? Ou bien Mabillon a-t-il vraiment falsifié l’histoire ?  

Steven Vanderputten est professeur en histoire médiévale à l’Université de Gand (Belgique). Il se spécialise dans l’étude des communautés religieuses à partir de l’époque Carolingienne jusqu’à la fin du 18ième siècle.  

Les écoles du pays de Remiremont avant Jules FERRY

Animée par Jean-Marie LAMBERT, membre de la société d’histoire de Remiremont et de sa région, la prochaine conférence portera sur les écoles dans le pays de Remiremont avant Jules FERRY.

Après un bref aperçu de la scolarité d’Ancien Régime s’appuyant sur des traités de notables avec des régents d’école, Jean-Marie LAMBERT présentera la situation scolaire au XIXème siècle à Remiremont et dans son arrondissement à travers divers manuels à usage pédagogique de 1812 à 1875, des cahiers d’écolières et d’écoliers des années 1825 à 1859, et de deux livres donnés lors de distribution de prix en 1864 et 1866.

La première « bachelier » Julie Victoire Daubié- 1824-1874-

Ce mardi 5 mars à 20h, salle des conférences du centre culturel de Remiremont, Véronique ANDRÉ-DURUPT, des Amis du Vieux Fontenoy,
nous retracera le parcours de la première  » bachelier  » de France, Julie-Victoire DAUBIÉ, à l’occasion du bicentenaire de sa naissance à Bains-les-Bains.

Lors de cette conférence, vous pourrez vous procurer l’ouvrage de Véronique.