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Une clôture en beauté avec le spectacle ENSO – Boléro

Entre hip-hop et danse contemporaine, ce spectacle vous invite à une expérience sensorielle et poétique, où le mouvement devient un langage universel.

Après Rock It Daddy, Versus et Traces, le Conseil départemental des Vosges conclut sa résidence départementale en beauté, en présentant la création 2025 de la Cie S’Poart : ENSO – Boléro.

Ce spectacle, co-produit par le Conseil départemental des Vosges, a été créé et imaginé durant la résidence de la compagnie S’Poart au coeur du territoire vosgien.

Cet événement culturel a déjà fait sensation au Festival de danse de Cannes, en novembre dernier, et vous est proposé gratuitement, afin de clore cette belle aventure humaine, sous le signe de la création artistique et du partage.

LE SPECTACLE

Un Spectacle de danse qui réunit prouesses sportives, sensibilité et poésie

Dans son enfance, Mickaël Le Mer passe en boucle la cassette du film, Les Uns et les Autres de Claude Lelouch (1981). La scène du Boléro, chorégraphiée par Maurice Béjart, le marquera à jamais.

Inspiré par cette scène mythique du Boléro dans le filmENSO – Boléro explore le cercle sous toutes ses formes : mouvement, lien social, énergie collective et symbolique spirituelle.

 

Le cercle prendra alors toute sa place et sera le marqueur de cette nouvelle création.

 

Amplement présent dans le monde du hip-hop, le cercle est l’essence du breakdance et du freestyle. Il se matérialise dans l’espace, il participe aux constructions chorégraphiques.

Du plein au demi-cercle, de 

la boucle à l’ellipse, cette nouvelle création, dans laquelle danse, scénographie, lumière et musique seront englobantes, aspire à capturer l’essence de cette forme symbolique.

Pour porter cette symbolique, ce spectacle met en scène 9 danseurs et danseuses aussi virtuoses que sensibles. Leur gestuelle reflète également la spiritualité du ensō (円相), une calligraphie japonaise au tracé circulaire, emblème du bouddhisme zen, qui symbolise le vide en même temps qu’une éternelle pulsion de vie.

Le tout, magnifié par une musique originale de David Charrier et, bien sûr, l’entêtant et hypnotique Boléro de Ravel.

 

 

 

Mickaël Le Mer – chorégraphe

Mickaël Le Mer découvre le hip-hop au début des années 90 puis se forme au sein de la Compagnie S’Poart dès 1996.

Il débute en tant que chorégraphe en 2007 avec In Vivo qui se singularise par une sensibilité à la fois poétique et urbaine.

Suite à ce succès, Mickaël est invité par l’Institut Français à créer une pièce dans le cadre de l’année croisée France-Russie en 2010.

Depuis, il sa signé plusieurs créations : Instable, Rock It Daddy, Rouge, le trio Traces, Crossover et Butterfly, Versus, Me Myself and I, Rage, the Flower Thrower, Les Yeux Fermés, Vivantes et Enso – Boléro.

Il a su créer une danse urbaine, affranchie de ses passages obligés et marquée par une sensibilité poétique toute en retenue, avec des moments de fulgurance propres à cette danse.

Sa grande maîtrise de l’espace dessine une danse graphique qui démultiplie les trajectoires et ouvre le champ des possibles. Cet enjeu d’ouverture est au cœur du travail de Mickaël Le Mer : prendre le risque d’aller vers l’autre, établir le contact.

Avec sincérité et générosité, Mickaël Le Mer se donne la liberté de transformer la danse hip-hop.

Après avoir été artiste associé au Grand R, scène nationale de La Roche-sur-Yon, au Trident scène nationale de Cherbourg et Village en Scène (49), Mickaël Le Mer est artiste associé depuis 2023 aux Gémeaux, scène nationale de Sceaux (92) ainsi qu’au Conseil départemental des Vosges (88). Il s’implique ainsi sur un travail de territoire aux côtés de ces deux partenaires.

 

Informations pratiques

Vendredi 23 janvier 2026
La Rotonde, Thaon-les-Vosges
20h
(ouverture des portes à 19h30)

Tous publics
Gratuit / sur réservation : https://www.billetweb.fr/enso

 

Crédits photos : ©Thomas Badreau – Cie S’Poart

 

« La Guerre de Catherine » de Lydie Académie de danse

« La Guerre de Catherine« , création chorégraphique de Lydie Fornage de Lydie Académie de danse d’Epinal.

Ce spectacle dansé met en scène Catherine, adolescente juive en temps de guerre, et la suit dans ses rencontres amicales, sa découverte de l’amour, son périple pour échapper aux soldats allemands et sa passion pour la photographie. Le thème de la photo, qui adoucit cette trame dramatique et donne des notes optimistes et lumineuses, sert de fil conducteur tout au long du spectacle.

Illustration de la BD, vidéo, photographie, musiques et danses variés se marient de manière émouvante grâce aux 120 danseurs enfants et adultes de l’école de danse dirigée par Lydie Fornage.

C’était salle comble à la Rotonde de Thaon-les-Vosges samedi. Le public était au RDV et a été plongé dans les années 40 grâce à une immersion dès l’entrée en salle.

Spectacle soutenu par le Conseil départemental des Vosges.

 

Retour en images du spectacle …

Crédits photos : ©Serge Orlik ©Denis Jacquot ©Valerie Vasseur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Imaginales, la Fête des Images et la Rencontre bodypainting France 2023

Les Imaginales 2023, en images…

THÈME 2023 : LE FUTUR DE LA CITÉ

 

Le Parc du Cours 

Pendant le festival, tout le parc était investi par les expositions et animations, les stands d’auteurs, de libraires et d’artisans des mondes de l’imaginaire.

Des personnages, venus d’un autre temps, déambulaient dans le parc pour le plus grand plaisir du public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bulle du Jeu

Sous la coordination de l’association Pl’asso Jeux, divers associations d’Épinal ou de Lorraine, ont proposé des animations de jeux.

 

 

Les Magic Mirrors

Des chapiteaux à l’ancienne, venus de Hollande, ont accueilli des tables rondes, cafés littéraires et débats ainsi que les remises des prix et les soirées du festival.

 

La Bulle du Livre 

Un grand chapiteau a rassemblé autrices et auteurs en dédicace, illustrateurs, éditeurs et libraires.

 

Rencontre Bodypainting France

A l’occasion d’un des plus grand rassemblement annuel de bodypainting en France, des artistes venus de tous les coins de France ont peint leurs modèles en direct devant le public. Cest modèles ont ensuite pu déambuler dans le parc et défiler dans un Magic Mirrors.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Fête des Images

Désormais organisée lors des Imaginales, cette huitième édition, qui s’est tenue du jeudi 25 au samedi 27 mai, a proposé au public de revivre le succès du spectacle immersif de 2022 Place de Vosges. Le parcours s’est poursuivi place Edmond Henry avec une projection sur la façade du tribunal, une jeune création sur le beffroi de la Basilique, et un nouveau parcours menant le public jusqu’à la place Foch.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédits photos : ©CD88/ME

 

Tryptique de la Cie La Gueule Ouverte proposé par l’association Côté Jardin

Ce samedi 11 mars, l’association Côté Jardin gâte son public avec un Tryptique, 3 spectacles en 1 de la compagnie La Gueule Ouverte.

 

1) Conseil de classe

De manière humoristique, il joue ce professeur de collège, qui se retrouve dans une classe vide et qui va revivre sa journée, parler de ses doutes, de sa solitude et de son désespoir tout en gardant une lueur d’espoir.

2) Le roi du silence

Face à l’urne renfermant les cendres de sa mère, le comédien entreprend un monologue imaginaire dans lequel elle revient d’entre les morts pour hanter son fils qui révèle sa vraie nature.

3) Dépôt de bilan

C’est dans la pénombre sur fond de musique électro que le comédien raconte l’histoire de ce personnage addict à son travail. Le public assiste médusé à la descente vertigineuse de cet homme. L’euphorie de la voix et la rapidité de la diction laissent place peu à peu aux dérapages, à la perte de réalité et maintiennent le public en apnée.

 

Le tryptique démarre à 18h. Chaque spectacle dure environ 1 heure avec un entracte de 30 minutes entre chaque spectacle.
Pendant que les décors changent, le public est invité à sortir de la salle afin de profiter d’une petite collation et d’un temps d’échanges.

 

 

Rencontre avec Michèle Collet et Marie Pascale Lesprit Kopp pour une interview Culture C Nous

 

Geoffrey Rouge-Carrassat se retrouve seul sur scène face au public, une mise en scène épurée et 3 histoires. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette proposition scénique ?

Ce qui nous a scotché c’est la performance du comédien qui est capable de porter 3 spectacles à la suite avec l’intensité qu’il y met, la qualité de jeu et la présence scénique. Il y a quelque chose qui se passe. Il a une prestance, un magnétisme. Il m’a fait penser à Philippe Caubère dans La Danse du Diable, seul en scène capable de faire vivre plusieurs personnages.

Geoffrey Rouge-Carrassat a quelque chose. Je pense qu’il va être reconnu parmi les grands.

C’est ça qui nous a donné l’envie de le proposer dans les Vosges.

Le parcours de Geoffrey Rouge-Carrassat 

Geoffrey entre au Conservatoire de Lyon, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, à l’âge de 17 ans. Son premier texte, Y’a pire, faut pas s’plaindre ! est primé par le Centre National du Théâtre en 2015. En 2016, il fonde la Compagnie La Gueule Ouverte.

Titulaire du Diplôme d’État de professeur de théâtre et d’un Master de création littéraire, il mène un doctorat SACRe (Sciences Arts Création Recherche) au CNSAD.

Actuellement artiste associé à Strasbourg, il vient nous offrir ce tryptique dans les Vosges.

 

Les thématiques abordées par les 3 spectacles, l’homosexualité, les relations prof-élèves, les addictions et le burn-out au travail, sont des sujets souvent tabous. Pensez-vous que le théâtre peut être vecteur de messages pour rompre les non-dits ? Est-ce une volonté de la part de votre association d’aborder des thématiques sociétales à travers votre programmation ?

Ce n’est pas ce qui vient en premier. Il se trouve que le théâtre peut « servir à », mais c’est la démarche artistique qui est d’abord notre centre d’intérêt. Nous regardons la qualité du spectacle.

 

 

L’association Côté Jardin a été fondée en 1986 pour promouvoir la culture et la diffusion du théâtre dans les Vosges et plus particulièrement sur le territoire de Saint-Dié-des-Vosges. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre association ?

L’association est née d’un ensemble de personnes réuni avec la volonté d’une programmation théâtrale professionnelle, classique ou contemporaine, sur le secteur de Saint-Dié-des-Vosges.

Nous travaillons également de plus en plus avec le public scolaire. C’est important pour nous. Nous avons de très bons relais avec tous les établissements scolaires du secteur. Pour nous, le théâtre a aussi cette mission tournée vers la jeunesse.

Nous travaillons étroitement avec le Spectacle Vivant de l’agglomération de Saint-Dié-des-Vosges avec qui nous co-programmons des choses. Il nous arrive aussi d’avoir certaines interactions avec les associations ou les médiathèque. Cela dépend du spectacle et comment nous pouvons l’enrichir sur le territoire.

Pour en savoir plus sur l’association Côté Jardin, découvrez leur présentation complète.

 

Et le théâtre dans les Vosges, ça donne quoi ? Et la jeunesse dans tout ça ?

Depuis la Covid, nous avons une baisse de la fréquentation, en général, mais aussi une frilosité de la part des enseignants. Nous avons un spectacle qui est à sa 3ème programmation parce qu’il y a eu des annulations à cause de la Covid. Cela crée une démotivation de la part du corps enseignant, mais nous continuons d’avancer et de proposer des choses.

Pour ce qui est de la jeunesse, notre volonté est d’avoir au moins un spectacle sur les quatres qui soit ouvert aux scolaires. L’année dernière nous avions proposé 3 spectacles avec des séances scolaires, dont un spectacle avec 2 séances. Nous aimons faciliter les passerelles entre les professionnels de la culture et les enseignants.

 

Pour suivre l’actualité de l’association, suivez-les sur leur page Facebook et sur la plateforme Culture C Nous.
Il reste un spectacle en avril avant de clôturer la saison !

Et une nouvelle saison, déjà bouclée, s’annonce dores et déjà prometteuse avec des spectacles repérés au Festival d’Avignon et le spectacle 187,75 Hz de la compagnie vosgienne Cie Ultreia.

Lorelyne Foti, metteure en scène et comédienne de la Cie Ultreia est dotée d’un regard et d’une exigeance artistique formidable. C’est un spectacle très émouvant avec une forme particulière : une toute petite jauge, le public installé autour d’elle.

 

Crédits photos : Victor Tonelli
Vidéos: Cie La Gueule Ouverte

 

 

La compagnie Tempor’Air nous présente « des hauts et débat »

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Rencontre avec Kévin Briot, directeur artistique, danseur-interprète et intervenant pédagogique pour la Cie Témpor’Air

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Kévin Briot de la compagnie Tempor’Air / crédits photo : CD88/ME

 

La danse version Tempor’Air

Leur danse, c’est le top rock, la danse debout du break dance que l’on reconnait avec les jeux de jambes, les attitudes et la tenue de corps du b-boy (breaker). Cette discipline dans la discipline, Tempor’Air l’a choisi pour mettre en lumière l’aspect dansé du break dance. Le top rock est une danse caractérielle avec du mime et des jeux de rôles et qui, bien que dotée d’une technique bien spécifique, laisse place à une réelle improvisation et spontanéité.

 

 

Le parcours des danseurs-chorégraphes

Ce sont les voyages et les rencontres qui ont forgés Kévin Briot et Ala’Edinne Abdemouche de la compagnie Tempor’Air. En passant par la case des stages, aux côtés de pionniers de la danse hip hop partout en France et à l’étranger, ils ont pu se former. Ces stages ont été un réel héritage de l’univers du hip hop. En prenant conscience qu’il fallait se professionnaliser, parallèlement, ils se sont formé à l’enseignement artistique de la danse.

Puis il y les battles… la meilleure école.
Face à soi-même, les battles sont une réelle mise à nu servant à se dépasser. Kévin et Ala’Edinne ont évolué dans leur discipline grâce à ces confrontations qui les ont nourris et stimulés tout au long de leur parcours.

Les battles sont aussi une belle leçon de vie pour faire face à l’échec de manière positive. « Les 1ères barrières que l’on se met sont les nôtres », dit Kévin, « pendant 5 ans on a tout donné en battles sans rien gagner. Puis, on passe les pré-sélections, on arrive en quart de finale, en demi-finale…. et à force de persévérance, un jour on se retrouve en finale ». Une leçon importante qu’ils essaient de transmettre aujourd’hui à la jeunesse vosgienne.

Les 2 artistes ont touché à tous les styles de danse pour trouver leur signature bien à eux. Ils ont fait du popping, du locking, du hip hop, du break et se sont même instruits sur la danse contemporaine et classique. « Aujourd’hui on arrive à tout mettre ensemble pour en faire notre propre soupe. »

 

 

La pièce chorégraphique « Des Hauts et débat »

Cette pièce est la suite logique de leur parcours. Il y a 3 ans, elle prenait la forme d’une petite pièce de 20 minutes qu’ils ont pu tester auprès d’un public jeunesse au sein d’un collectif à Verdun dans le cadre de stages.

Dans les Grand Est, ils ont été repérés par Didier Patard, directeur de l’association Transversales, puis accompagnés également par Jacky Castang de Scènes Vosges, afin d’aller plus loin avec leur création qui aujourd’hui a pris la forme d’un spectacle professionnel de 50 minutes.

« Des Hauts et débat » est l’histoire de leurs voyages, de leur émancipation et de tous les hauts et bas qu’ils ont pu rencontrer sur leur parcours. C’est une mise en lumière de bouts de vie sur 10 ans.

J’ai dansé pendant 5 ans dans ma chambre. Je souhaite apporter aux jeunes ce que je n’ai pas pu avoir .

Avec ce spectacle, ils souhaitent donner accès à la culture et danse hip hop auprès d’un jeune public rural. La compagnie Tempor’Air souhaite faire passer un message simple : on peut réaliser ses rêves, même lorsqu’on habite un petit village vosgien, loin des grandes métropoles où le hip hop s’est considérablement investi.

 

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Quand la musique et la danse se mêlent…

Tempor’Air est accompagné sur scène par le musicien Yvain Von Stebut.

Rencontré il y a quelques années dans le cadre d’un projet d’ateliers, Yvain avait créé des captations sonores pour accompagner une chorégraphie proposée aux jeunes vosgiens.

Sollicité à nouveau pour faire une bande son de leur spectacle « Des hauts et débats » lors du confinement, ils ont fait le choix d’une musique en live sur scène afin de rendre la pièce plus interactive et vivante.

C’est une vraie connexion sur scène entre la danse et la musique. La magie opère .

 

Le hip hop et break dance dans les Vosges, ça donne quoi ?

« C’est compliqué », affirme Kévin.
Il y a une quinzaine d’années, il existait une fédération hip hop dans les Vosges avec des acteurs provenant de Nancy. Aujourd’hui, il y a tout à refaire pour dynamiser la culture hip hop dans les Vosges et que cela se démocratise en milieu rural.

Leur volonté a été de créer une compagnie professionnelle vosgienne afin de se donner du poids et de la crédibilité à cette discipline et les actions portées sur le territoire.

 

Un lien fort avec la jeunesse

La transmission auprès de la jeunesse est un axe phare de la compagnie.
Pour ce faire, la compagnie propose 2 volets :

  • EAC (éducation artistique culturelle) au sein d’établissements scolaires afin de monter des projets, sensibiliser les jeunes et leur donner un accès à la culture du hip hop
  • Enseignement de la discipline par le biais de cours de danse au sein des MJC et centres socioculturels du territoire

 

L’actualité Tempor’Air

Le spectacle « Des Hauts et débat »

  • le 15 juin 2021 au théâtre de La Rotonde à Thaon-les-Vosges
  • 24 septembre 2021 au Festival « Là haut sur la colline » à Epinal
  • 23 juillet 2021 au Festival Pluralies à Luxeuil-les-Bains
  • Maison d’arrêt à Epinal

 

Annonce

Une petite forme de 25 minutes du spectacle exporté hors murs (sans musicien) est proposée en extérieur, dans les écoles ou différents lieux accueillant la culture sur le territoire. Contactez la compagnie Tempor’Air pour plus d’informations !

 

Pour plus d’informations sur la compagnie Tempor’Air

Facebook : @temporair.cie

Instagram : @compagnie_temporair

Site internet : www.compagnietemporair.fr

Anne Marion de la compagnie de danse l’Aéronef

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Anne Marion, danseuse interprète et chorégraphie, Compagnie L’Aéronef

 

 

Vous diriez que vous êtes née danseuse, avec une envie de mouvement déjà petite… ou est-ce quelque chose qui est apparue bien plus tard et a évolué avec le temps?

 

La danse a été présente dès mon enfance. Ma mère m’a inscrite à des cours de danse lorsque j’avais 4 ans et je n’ai jamais cessé de danser depuis.

 

 

Pouvez-vous nous retracer un peu votre parcours de danseuse-chorégraphe ?

 

J’ai un double parcours. Mes parents m’ont toujours encouragé à la danse, mais ils n’étaient pas particulièrement enthousiastes à l’idée d’une carrière artistique. J’ai donc fait des études de Lettres après le bac, puis une prépa et j’ai passé le concours pour devenir professeur de Lettres.

J’ai continué à faire des projets de danse en tant qu’interprète, en parallèle à mon métier d’enseignante.

En 2012 je fais le grand pas et je fonde la compagnie l’Aéronef. Il devenait difficile d’allier 2 métiers en même temps. J’ai donc fait le choix d’assumer ma passion et je me suis lancée à temps plein dans la danse et la création.

Depuis 2012, la compagnie crée une pièce par an.

Je me suis également formée en obtenant un Diplôme d’Etat en danse contemporaine, ce qui me permet la transmission, à travers des ateliers et des formations destinés à divers publics.

Je retrouve dans ce volet transmission mon 1er métier, l’enseignement. La pédagogie de la danse me passionne énormément. Et cela n’est jamais déconnecté du volet création car dans mes ateliers j’organise des sortes de laboratoire autour de mes pièces. Par exemple, pour « S », j’ai organisé des ateliers costume.

 

 

Loïe Füller vous a beaucoup inspiré pour la pièce « S ». Elle fut la première à innover autour du tissu à danser avec la lumière projetée sur ses robes en soie immenses dont les bras étaient prolongés de baguettes en bambou pour amplifier le mouvement, … Elle fut la star de l’exposition universelle de 1900.

 

Qu’est-ce que vous avez aimé le plus chez elle ?

 

Extrait de la « Danse Serpentine » de Loïe Füller des Frères Lumières

 

J’aime sa folie. C’est une 1ère rencontre entre la danse et la lumière. Le rapport est fascinant. La lumière éclaire et sculpte la danse.

Il y a quelque chose de révolutionnaire dans ses chorégraphies et de complétement aérien.

Ma pièce « S » est un hommage à ce tissu comme élément qui se métamorphose.

Et comme Loïe Füller, mes créations sont à mi-chemin entre danse et installation plastique. Il y a un vrai lien avec la peinture et les arts plastiques.

 

 

Et quels autres danseurs/danseuses-chorégraphes vous ont inspiré tout au long de votre parcours ?

 

Maguy Marin,
Pina Bausch,
Anne Teresa De Keersmaeker

J’aime l’hybridation, le rapport avec la théâtralité, l’absence de linéarité. J’aime trouver des incongruités, chercher d’autres corps. J’aime déconstruire, créer à chaque fois une gestuelle qui s’attache à un projet et trouver un vocabulaire propre à la pièce. J’aime une danse qui se renouvelle.

 

 

Le costume évolutif qui a été conçu pour « S » qui se transforme tout au long de la pièce est un personnage à part entière. Vous dites même que le solo S est un quatuor. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

Oui, un quatuor. Je dirais même trois duos…

Il y a tout d’abord le tissu + moi.
Le tissu un personnage à part entière. Nous avons créé pour « S » un système de marionnettiste avec 32 fils et un pully.
[Philippe Hariga (régie générale et manipulation) est sur la plateau caché derrière les coulisses].

Puis il y a Olivier Irthum (scénographie, lumière, vidéo) + moi.
Il me suit tout au long du spectacle afin de créer une réelle interaction en direct entre la robe, la vidéo (mapping) et la lumière.

Et pour finir il y a Jean-Nicolas Mathieu (création musicale) + moi.
Une composition musicale a été créée pour « S » avec des ajouts sonores.

C’est un tissu souple, une matière imprévisible. Alors malgré une écriture forte programmée, nous devons tous nous écouter, nous attendre, nous retrouver. C’est très vivant. Nous sommes tous en synergie.

 

 

Extrait de la pièce « S »

 

 

 

Je suis venue voir la pièce « S » une après-midi. Il y avait des groupes scolaires (primaire) qui ont assisté à votre solo de danse. Qu’est-ce que vous aimeriez que cette jeune génération retienne de la pièce ? 

 

Je souhaite les sensibiliser à la poésie par le corps, la danse et le mouvement. Les enfants ont un imaginaire ardent. Ils se laissent traverser par les images qui leur viennent.

La nudité partielle est un parti pris ; un choix fait en travaillant la création. J’ai voulu quelque chose de sensuelle, mais pas érotique. J’ai voulu montrer le corps féminin dans ce contexte poétique et magique et leur permettre de voir la dimension sacrée du corps.

 

« S » est un vrai conte étrange et visuel où naissent tant d’images : la mer, la flaque, la cage, la robe, l’aile, la méduse, l’oiseau, la sirène, le fantôme, … Quel a été le point de départ de cette histoire racontée ? Quelle image vous est apparue en 1er lors de la création ?

 

La 1ère image qui m’est venue lors de la création est celle d’un corps nu avec un tissu autour du cou, l’image de la tulipe.

Après la création de la robe, d’autres images me sont apparues en manipulant et jouant avec le tissu (exemple : le nid).

 

Votre corps, celui de la femme, qui est prisonnier de ce tissu, puis se libère. Quelle est votre vision du féminin, du corps de la femme dans notre société d’aujourd’hui ?

 

Pour moi, « S » n’est pas un propos sur la femme dans notre société d’ajourd’hui, c’est plutôt quelque chose d’intemporel. J’ai simplement voulu montrer toutes les facettes du féminin avec pour outil ce tissu.

J’ai surtout souhaité exprimer l’éventail du féminin et les notions de douceur, de sensualité, de lumière, de liberté et de contraintes, aussi.

 

Quels sont les challenges que vous rencontrez en tant que jeune compagnie de danse ?

 

Chaque création est un pari fou. Le plus gros challenge pour la compagnie est la diffusion. Nous aimerions pouvoir rencontrer plus souvent les professionnels afin de pouvoir proposer au public une tournée plus conséquente de nos pièces.

Nous sommes également à la recherche d’opportunités pour mutualiser des compétences et des savoir-faire, plus particulièrement côté production et diffusion. Comme pour toute petite structure, il nous manque du temps et du personnel.

La danse contemporaine est aussi un challenge en soi. Il faut donner l’envie aux gens de se déplacer.

 

Quels sont les futurs projets de la compagnie Aéronef ?

 

La pièce « S » se reproduira encore une fois dans les Vosges au Trait d’Union à Neufchâteau le 1er février 2020.

Nous sommes en pleine création pour l’automne 2020 avec le danseur Sébastien Cormier. Cela s’intitulera « Une Aube (un crépuscule) ». La Méridienne à Lunéville nous accueille pour une résidence de création. Puis nous serons au Théâtre de la Rotonde à Thaon-les-vosges, Capavenir.

Nous cherchons également une autre résidence de création dans les Vosges. (Pour prendre contact avec Anne Marion : compagnielaeronef@gmail.com)

Cette nouvelle pièce parle du couple. C’est l’attelage et le dialogue de deux corps contenus dans un nid. J’avais pour désir de me pencher sur la question de la relation, de l’individu dans la relation, de l’alliance, de la combinaison des individualités.

Je voudrais écrire et chorégraphier le poème d’un couple métaphoriquement sous le joug (« unir, joindre, mettre sous le joug ») : resserrés dans une unité de temps, une unité de lieu, resserés dans leur relation.

 

Prochaines représentations :

« S »
> 1er février 2020 au Trait d’Union à Neufchâteau

« Une Aube (un crépuscule) »
> 6 novembre 2020 à la Méridienne, théâtre de Lunéville
> 27-28 novembre 2020 au théâtre de la Rotonde à Thaon-les-Vosges dans le cadre du salon Cousu du Fil Rouge.

Pour plus d’informations sur la compagnie L’Aéronef 

Page Facebook : @aeronef

Crédits photos : ©Aeronef

 

« Suzy Storck » au Théâtre du Peuple

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Simon Delétang, directeur du Théâtre du Peuple – Maurice Pottecher

 

 

Ce lieu, classé monument historique depuis 1976, contribue-t-il à l’art ? Comment fait-il partie intégrante des œuvres théâtrales qui se présentent sur scène ?

 

Avant d’être un bâtiment, c’est un projet… une utopie. L’art accessible au plus grand nombre. Depuis 1976 cette volonté y est ancrée. L’idée est de donner au public des œuvres exigeantes, de leur faire découvrir le théâtre.

Chaque directeur amène son projet. C’est un lieu au service de l’art, un lieu chargé de cette dimension « art » au sens noble.

Ce lieu induit les œuvres qu’on désire monter. Il est inspirant de par son architecture (portes qui s’ouvrent sur la forêt) puis par l’envie de mettre en scène des auteurs vosgiens.

 

 

 

Les Vosges, et cette scène avec un fond qui s’ouvre sur la forêt, est-ce une source d’inspiration pour les acteurs culturels et pour vous ?

 

Certains auteurs écrivent pour le Théâtre du Peuple.

Certains metteurs en scène, tel que Jean-Yves Ruf (« La Vie est un Rêve ») rêvait de travailler ici.

Finalement tout le monde est au service du lieu. Inspiré par la scène qui s’ouvre, le metteur en scène cherche quelle valeur lui donner. Comment la forêt devient un espace poétique et cinématographique. Trouver une analogie avec son propre travail pour y faire figurer la forêt de Bussang. Chacun est libre de s’en inspirer comme il le souhaite.

 

 

 

Vous êtes Directeur du Théâtre du Peuple depuis octobre 2017. Quels ont été les challenges les plus marquants rencontrés ? Quels sont les succès dont vous êtes le plus fier ?

 

Je ne sais pas si on peut vraiment parler de succès dans l’art…
Mais l’expérience la plus marquante pour moi a été de partir à pied du Théâtre du Peuple et d’aller à la rencontre des gens.

Ce projet a commencé en 2018 au nord de Bussang. En 4 ans, j’aurais sillonné tout le territoire avec une réelle dimension interrégionale. Côté sud vers la Franche-Comté cette année et pour finir en 2020-2021 coté est, vers l’Alsace.

J’ai joué dans les églises et les salles de fêtes. Les spectateurs avaient la possibilité de marcher à mes côtés. Je dormais chez les habitants.

Créer l’art auprès des gens, créer du lien. Leur rappeler que le théâtre est un lieu vivant et qu’on peut sortir du bâtiment. Et inciter les gens ensuite à venir au Théâtre du Peuple. Beaucoup connaissaient le théâtre, mais n’y étaient jamais allés.

Je suis fier de cette expérience. Je la vie intensément, seul dans la montagne. C’est une réelle performance physique et expérience humaine enrichissante.

 

 

 

Artiste, metteur en scène, directeur, … qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans ce métier-passion ?

 

J’étais très tôt au théâtre, vers 3-4 ans. J’étais souvent mis devant des pièces de théâtre. J’ai commencé le théâtre vers 14 ans dans un atelier au collège. J’étais très vite intéressé par ce qui se passait derrière la scène.

J’ai effectué un stage entreprise en 3ème à Limoges où j’ai découvert le métier de régisseur plateau. J’ai fait un cursus option théâtre au bac.

Je voulais tout faire : la mise en scène, la régie et jouer… Et aujourd’hui, je n’ai pas eu à renoncer à l’un ou l’autre. Je combine toujours les 2 ou les 3 dans mes créations.

La passion est venue aussi des spectacles que j’ai vu. Ce n’était pas un déclic…. Si ce n’est que la 1ère fois que je suis monté sur scène.  Là il s’est passé quelque chose en moi d’inexplicable.

 

 

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Vous avez souhaité créer un réel lien et une collaboration entre amateurs et professionnels. Pourquoi est-ce si important pour vous ? Quelle richesse est-ce que cette collaboration apporte à l’art ?

 

C’est l’histoire du Théâtre du Peuple et presque une obligation pour Bussang. L’après-midi on réunit des amateurs et des professionnels.

C’est ici que j’ai découvert les vertus de ce mélange. Les professionnels se ressourcent au contact des amateurs et les amateurs rehaussent leur degré d’exigence. Travailler avec les gens dans la vraie vie, des gens qui ont un travail ou qui sont retraités, c’est une réelle richesse. On sort un peu des circuits professionnels où l’on sait même plus pourquoi on fait ce métier. On retrouve l’essentiel et le plaisir de jouer. On revient à la base.

 

 

Pour vous, est-ce important de mettre en lumière les artistes locaux à Bussang ? Pourquoi ?

 

Des gens viennent de partout en France. C’est une manière de donner de la visibilité et de rendre hommage aux artistes qui sont sur le territoire.

Cette année, c’était un petit hasard d’avoir 3 artistes du Grand Est (Metz, Strasourg, Fraize).

Après Maurice Pottecher, aucun auteur vosgien avait joué au Théâtre du Peuple. Aujourd’hui il y a de nouveau des auteurs d’ici, comme Magali Mougel. Les gens ici sont sensibles à ça et sont fiers de leur territoire et les talents qui y émergent.

 

 

Le public continue d’être au RDV. Vous avez fait le choix de rendre le spectateur véritable participant du projet de théâtre. Expliquez-moi comment et pourquoi ?

 

Il y a des gens qui nous disent « je viens depuis 10 ans, 30 ans … ». Les gens se rendent compte de l’atmosphère unique : la magie du lieu et sa nature tout autour… Puis l’accueil du public avec la direction qui sert au bar. On déhiérarchise le métier et on donne une ambiance familiale.

Notre pari est de continuer à œuvrer à ce que de nouvelles personnes viennent et pas uniquement les habitués. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a décalé les heures d’été pour accueillir de nouveaux publics. 450 collégiens du Thillot étaient présents par exemple. Avant, cela était impossible car le théâtre fermait fin août. Nous essayons de leur communiquer la magie du théâtre et leur donner l’envie de revenir avec leurs parents.

 

 

Oeuvrez-vous pour sensibiliser les jeunes au théâtre ? Et quelle vision avez-vous sur cette jeune génération? Une vision plutôt positive ?

 

Si on n’éveille pas la jeunesse et on leur donne que ce qu’ils consomment déjà, on ne va pas aller très loin.

On essaie de sensibiliser un maximum et on s’étend sur un territoire allant entre le Grand Est et la Franche-Comté.

On a travaillé avec des écoles primaires de 4 communes qui sont devenues très liées à notre projet. Toute l’année on essaie d’essaimer le goût pour le théâtre et le texte.

Le cœur de notre mission c’est d’être là pour leur montrer qu’il y a autre chose que la télévision et les smartphones… leur faire découvrir l’art vivant et les grands textes.

Si sur 300 collégiens il y en a que 15 qui auront été marqués, pour nous c’est très bien.

 

 

SUZY STORCK

 

Qu’est-ce qui vous a amené à faire le choix de cette création ?

 

La découverte du texte, tout simplement. Je fonctionne par le désir, en fonction de ce que je lis et ce que je veux raconter. Suzy Storck était un coup de cœur, un coup de poing. La manière d’écrire, la concision.

Puis le fait que Magali Mougel soit vosgienne était aussi un point important.

Et finalement, pour des raisons budgétaires pour la présentation du soir, nous voulions monter une pièce avec peu de comédiens.

C’est allé très vite. Cette pièce je l’ai lu en septembre 2018. Et en octobre, je l’avais prévu pour l’année d’après. Pour moi, il fallait parler de ça – de la place de la femme.

 

 

 

La charge mentale, la place de la femme dans cette société, la transparence de la femme et de la mère de famille, la pression de la maternité, l’identité, … tous des thèmes d’actualité. D’ailleurs un anglicisme, le « mom-shaming » (attaque aux agissements des mamans) est très souvent utilisé aujourd’hui. Suzy Storck fait partie des œuvres qui souhaitent donner une voix à ces femmes d’aujourd’hui ? 

 

Lui donner une voix, oui… mais en même temps cela ne résout rien. Malgré ce qui se passe, cela ne changera rien. Je l’ai réenfermé dans son quotidien à la fin…

Elle ne supporte pas cette situation … et on se rend compte que ça va continuer ainsi…

Elle représente les grandes figures de femmes qui disent stop à un état de fait. Souvent un état installé par les mères, qui les mettent dans les mêmes schémas qu’elles ont vécu elles-mêmes. Et la femme devient prisonnière de ce schéma.

 

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Pour vous, c’est une histoire qui a besoin d’être partagé, même si elle est difficile à entendre ?

 

Les histoires les plus difficiles à entendre sont celles qu’on doit entendre.
Les tabous. Le théâtre est là justement pour oser dire ce qui ne se dit pas dans les foyers.

Dans le public, ça a créé la discussion. Je trouve cela très sain. Des femmes ET des hommes sont venus nous remercier. Des hommes qui ont vécu avec des Suzy Storck et ont eu une vraie prise de conscience. Finalement, on rentre dans des mécanismes.

En tant que fils, je me rends compte maintentant de ce que c’est d’être mère. Les renoncements. On dit que c’est normal… mais c’est terriblement inscrit dans notre société.

C’est un sujet qui nous concerne tous, quel que soit le milieu social.

On va faire une tournée et présenter Suzy Storck dans les grandes villes. Nous voulons voir si la résonance est la même qu’ici.

 

 

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Pour plus d’informations sur le Théâtre du Peuple

Site web : https://www.theatredupeuple.com/
Page Facebook : @theatredupeuple

 

Crédits photos : ©CD88/MEghtesad

 

La nouvelle compagnie de la 5ème Sirène s’installe dans les Vosges

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Rencontre avec Mathieu Brassier, Directeur artistique de la Compagnie de la Cinquième Sirène.

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Vous êtes originaire de Marseille. Pourquoi avoir voulu vous installer dans les Vosges, à Saint-Dié-des-Vosges plus précisément, pour y créer votre compagnie théâtrale ? Pour vous c’est un territoire propice à la création artistique ?

 

La compagnie de la Cinquième Sirène a été créée en février 2019. C’est tout frais. J’avais des amis dans les Vosges, sur Epinal, qui m’ont fait découvrir le département. Je suis tombé sous le charme des paysages.

J’y ai d’ailleurs terminé l’écriture de ma pièce… pour moi c’était un signe. Je me suis dit « tentons l’aventure vosgienne ».

Et puis, c’est un territoire beaucoup moins saturé que Paris ou Marseille. Il y a moins de concurrence et plus de choses à faire pour une compagnie émergente comme la nôtre.

 

 

 

Quels sont les objectifs de la compagnie de la Cinquième Sirène ? La mission que vous vous êtes donnée ?

 

La mission principale est de mettre en lumière nos créations, puis de les décliner sous forme d’ateliers d’écriture et de théâtre. Nous souhaitons réellement travailler avec un public du champ social, du milieu rural ainsi que du milieu carcéral.

On travaille actuellement dans ce sens, sur des projets pédagogiques.

C’est important à ce stade de mieux connaître le territoire afin de nous permettre d’être le plus juste dans nos actions proposées.

 

 

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de choisir ce métier artistique ? Racontez-nous un peu votre parcours.

 

J’ai commencé dans le cinéma. J’ai étudié à l’université de Paris 8 à Saint Denis. J’y ai réalisé 2 court-métrages.

Puis j’étais Chargé de mission au sein de La Fémis, l’école nationale supérieure des métiers de l’image et du son à Paris.

J’ai également travaillé en tant que régisseur au café-théâtre « Le Lieu » à Paris. C’était une très bonne école pour apprendre le métier du théâtre. J’y ai monté sur scène, j’ai présenté des pièces, j’ai fait des 1ères parties. On est sur le terrain… on apprend à ne pas avoir peur du ridicule… on est obligé, le public est là face à nous, à 50cm à peine.

J’ai navigué entre le cinéma et le théâtre puis j’ai créé ma société de diffusion et de développement du théâtre à Marseille (Brassier Diffusion & Développement).

Mais finalement mon souhait était de créer un projet plus artistique et personnel. J’avais envie de changer. J’ai alors créé la Cie Cinquième Sirène.

 

La création d’une compagnie théâtrale peut s’avérer être une étape compliquée. Avez-vous des conseils à partager avec la communauté Culture C Nous et aux acteurs culturels qui envisagent la même démarche ?

 

Le plus pénible c’est la partie administrative. Il faut être très vigilant. Mais étant donné que j’avais mon vécu au café-théâtre « Le Lieu » puis j’avais créé ma société de diffusion, j’avais déjà une certaine expérience pour ça.

Pour ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec cette partie admin, je leur conseille de prendre un coach ou un administrateur si possible.

Cette étape est valable pour toute personne qui entreprend finalement.

 

 

Vous avez créé votre 1ère pièce « J’aime Pas les Chats ». Ça parle de quoi ?

 

C’est une comédie dramatique qui parle de 2 frères et 1 sœur, suite à l’enterrement de leur mère, qui doivent décider ce qu’ils vont faire de son chat. C’est le point de départ de la pièce.

On s’aperçoit que dans cette fratrie, quelque chose n’est pas clair. Des alliances pour certains, du désordre chez d’autres. On découvre que des relations conflictuelles se cachent derrière beaucoup d’amour et que dans la tendresse apparente se cache une certaine rivalité.

Le chat représente l’héritage immatériel de nos parents (l’éducation, la morale, les valeurs, …) et puis la question qu’on se pose … « qu’est-ce qu’on en fait de tout ça après ? ».

La pièce dure environ 1h10. 1 acte. 1 tranche de vie. 1 dosage comédie + drame.

On rentre dans l’histoire de cette fratrie et on en sort. Il n’y a pas de morale ou de leçon de vie … c’est tout simplement une histoire à raconter.

 

 

 

Pourquoi souhaitiez-vous partager ce sujet sérieux et délicat sous forme de comédie ?

 

Je pense qu’il faut en rire de la mort. Cette histoire, ce n’est pas quelque chose qui m’a touché personnellement, mes parents sont encore là. Mais j’ai été touché par le deuil d’une manière ou d’une autre. Dans ces situations-là, on peut perdre les pédales… et c’est ça qui fait rire. C’est un réel matériel pour faire rire. J’ai vraiment voulu qu’il y ait des moments de rires mélangés à des moments émouvants.

Ce que j’aime dans le théâtre et le cinéma c’est qu’on est proche du public.

Il y a des vannes dont on était persuadé fonctionnerait, mais finalement ça tombe comme un soufflet.

Puis d’autres moments que vous n’aviez pas prévu et où vous entendez d’un coup le public rire. La réaction du public est souvent inattendu. C’est surprenant et galvanisant.

 

Vous avez présenté « J’aime pas les Chats » au Festival Off d’Avignon cet été. Quel est votre retour d’expérience ? Quel a été votre plus gros challenge ?

 

Le plus gros challenge a été de faire venir le public. Finalement, la salle était comble… il manquait même de la place !

C’est important d’avoir en face de nous le grand public et des professionnels. Quand on a nos amis et la famille pour les 1ères lectures publiques, personne ose vous froisser… on ne vous dit pas si c’était bon ou mauvais.

Nous avons reçu de supers retours du public.
Nous avions oublié de demander au public à la fin de mettre des commentaires sur le site de réservation BilletReduc. Finalement, certaines personnes l’ont fait spontanément et ont donné de très bons avis.

Notre objectif était rempli…plus que rempli.

 

Quelle est la suite pour « J’aime Pas les Chats » ?

 

Nous aimerions rentrer en résidence de création sur Saint-Dié-des-Vosges ou ailleurs afin que la pièce puisse se monter.

Nous voulons fixer des dates en sessions ou avec des Mairies pour représenter la pièce dans les salles sur le territoire.

 

En tant que nouvelle compagnie, les partenariats et les collaborations peuvent vous aider à vous développer. Culture C Nous est une plateforme qui permet cette mise en réseau. Quels sont vos besoins aujourd’hui ?

 

Nous avons été très heureux de voir que des représentants des Vosges, notamment Mathieu Pierrard, le nouveau Directeur du spectacle vivant à la ville de Saint-Dié-des-Vosges, ont fait le déplacement pour nous voir sur scène à Avignon.

En tant que jeune compagnie, les partenariats et les collaborations sont d’une grande importance pour nous développer sur le territoire.

 

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la Cie de la Cinquième Sirène pour la saison culturelle à venir ?

 

Notre pièce « Chantecler Solo », écrite par mon acolyte Axel Senequier, est une forme très simple adaptable partout, avec 1 seul acteur sur scène. Nous aimerions pouvoir la diffuser en milieu scolaire (collège). Nous avons déjà une offre pédagogique existante.

 

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Pour « J’aime Pas les Chats », nous aimerions trouver des aides de financement ainsi que des dates pour des représentations.

Ce que vous pouvez nous souhaiter :

  • que nos 2 projets tournent
  • que la pièce « J’aime pas les Chats » puisse se faire dans les Vosges
  • que nous puissions vous proposer une toute nouvelle création pour l’année prochaine (une idée qui a pris forme ici dans les Vosges me trotte dans la tête et c’est un projet sur lequel je travaille déjà. Et Axel Senequier a déjà certainement des idées plein la tête.)

 

Et pour finir… par curiosité, vous avez un chat ? 

Oui ! Un chat. César.

 

Pour plus d’informations sur la Compagnie de la Cinquième Sirène :

Site web : https://cie5sirene.wixsite.com/sirene5