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Interview vidéo : ©CD88|MEghtesad

Interview vidéo : ©CD88|MEghtesad

Sous la nouvelle direction artistique de la compagnie spinalienne L’Etincelle ProD, Rues & Cies a offert au public une variété de spectacles d’art vivant et de fanfares musicales.
Plusieurs acteurs culturels vosgiens étaient au programme : Jean-Nicolas Mathieu, Stann Duguet, Max Ollier, la cie Le Crieur, la cie La Spontanée, la cie ART-borescence, Uperc-Ut World Champion Veteran Marching Band et la Fanfare La Nouba.
Compagnie Le Crieur – Wouuu Houuu
Vosges (88)
Deux clowns qui s’aiment, se détestent, mais ne peuvent vivre l’un sans l’autre.
Ces deux amoureux du théâtre gestuel et du cinéma burlesque (Laurel et Hardy, Buster Keaton, …) cherchent à revisiter l’art du duo clownesque par une création à la fois tendre, primitive, absurde et poético-burlesque.


Max Ollier – Vexations mécaniques 1.0.1
Saint Barbe (88)
Une équipe d’ouvriers s’apprête à prendre son poste. Mission du jour : 840 répétitions d’une même pièce, d’un même ensemble de notes. Peu à peu, la machine grandit, s‘orne de rouages, courroies, mécanismes sonores. Elle enfle, emplit l’espace physique et acoustique. Reste aux ouvriers à trouver leur place dans ce fatras sonore. Suivre le mouvement, le précéder ? S’y contraindre ou le maîtriser ? Tant de voies possibles…
Max Ollier nous offre une performance musicale où il met à l’honneur l’homme, la machine et Erik Satie.

Minuit Compagnie – Wonder petrol
Caen (14)
Une fable circassienne musicale dansée, pour se confronter avec poésie et dérision à une réalité toute proche, celle de la fin de l’ère pétrolière. Sous une imposante grue, les six personnages vont faire face au vertige de demain en s’interrogeant sur les rêves et ambitions d’hier.
Minuit est une compagnie qui défend un théâtre circassien et poétique, dans lequel la musique et la scénographie sont au premier plan des créations.










Photos : ©CD88|ME

A l’occasion du 20ème anniversaire de l’Espace culturel et social de la Pranzière à Cornimont, le public a pu découvrir le spectacle Icônes, écrit et mis en scène par Sylvia Voinet.
C’est une salle comble dans la salle J. Villeret. En effet, le public, venu entre amis ou en famille, est au RDV pour témoigner de la belle sororité et complicité entre toutes les comédiennes de l’association Les Fêlé.es du Local.
Icônes mêle amateures et professionnelles de tous âges (de 30 à 75 ans). Ce groupe de femmes a travaillé sur ce projet commun tout au long de l’année, de l’automne 2024 au printemps 2025. Ecriture du spectacle grâce à leurs témoignages, arts de la scène, technique, fabrication de costumes et accessoires…, elles ont pu toucher à tous les métiers du spectacle vivant à travers cette création.
Le spectacle aborde le sujet du droit des femmes, mais pas que.
On y découvre le destin d’icônes féminines qui ont marqué l’histoire, mais on parle également du quotidien de toutes les femmes.
Avec humour, poésie, légèreté, force, audace et un brin de folie, on passe d’une scène à une autre en chant, en danse et de surprise en surprise.
Coco arrive à l’atelier. On l’appelait Mademoiselle, mais elle s’appelait Gabrielle.
Rokudenashiko est en prison parce qu’elle a osé sculpter une vulve, Sacheen Littlefeather vient affronter le public des Oscars au nom de Marlon Brando.
Et aussi Rosa Parks qui a refusé de céder sa place à un homme blanc, Carmen sacrifiée au nom de l’amour d’un homme jaloux, la Du Barry ou la Pompadour qui ont dû choisir l’ombre des Grands Hommes pour survivre.
Il y a bien sûr toutes ces injonctions faites aux hommes comme aux femmes pour perpétuer de vieilles traditions.
Un spectacle à rire et à pleurer pour se divertir et s’étonner.
A la fin du spectacle, le micro s’est ouvert pour laisser la parole au public et nous avons pu constater qu’Icônes parle à tous, femmes et hommes.
La restitution s’est faite dans le cadre des 20 ans de l’ECSP, qui a chaleureusement accueilli l’association lors du processus de création et des répétitions du spectacle.
L’association, créée en 2017, a pour mission de réaliser ou promouvoir des projets festifs et culturels. Elle œuvre également à revitaliser les lieux de culture au cœur des territoires vosgiens. Elle apporte son soutien à d’autres associations en mettant à leur disposition des bénévoles.


Photos : ©Les Fêlé.es du Local


Le Festival RésoNuances évolue avec un nouveau format !
L’association recentre le festival sur une même zone géographique et le réduit à 3 jours avec une programmation plus importante au fil de la journée, soit 3 à 4 spectacles par jour.
Le festival garde le concept de concerts dans les jardins, mais tout ne repose plus sur l’extérieur. Il y aura une solution pérenne de recours en cas de météo capricieuse.
Des concerts en extérieur, c’est un peu léger comme concept. Le cadre c’est un plus, mais ce n’est pas une valeur sûre. Nous ne pouvons pas nous reposer sur ça.
Une vraie identité a également été pensée. Cette nouvelle édition expérimente et se réinvente afin d’offrir au public vosgien un festival unique.
[ A noter : La météo s’annonce particulièrement instable les 11, 12 et 13 juillet. L’ensemble de la programmation est déplacé dans la salle polyvalente du Tholy (3 rue Charles de Gaulle) réaménagée et décorée pour l’occasion.]
Les éditions précédentes étaient une sorte de mini-tournée sur 4 semaines avec des concerts sur tout le territoire vosgien. Une logistique conséquente pour déplacer une scène sur différents sites et tenir une équipe de bénévoles impliqués sur toute cette durée.
Le public n’était pas forcément au rendez-vous dans les lieux un peu plus loin. On demandait beaucoup de notre petite équipe de bénévoles. Nous accueillions les musiciens pendant toute cette période. Allier vie professionnelle et vie privée… On fatigue, tout simplement.
L’éclectisme reste une identité forte du festival RésoNuances. Différents univers musicaux sont explorés avec une réelle volonté, pour cette nouvelle formule, d’amener les gens là où ils ne s’y attendent pas.
Les autres années j’avais une sorte de conduite, dirigée sur un instrument particulier ou les voix féminines, par exemple. Un fil rouge qui se baladait comme ça en filigrane, mais j’avais besoin de réfléchir à une réelle identité.
Tout le festival se base sur des créations. Il n’y a pas de cover. Pour la musique classique, par exemple, ce sont des compositeurs actuels sur des créations originales.
La création est un axe important pour Stann Duguet, en lien avec son parcours de musicien. Il adore interpréter et reprendre le répertoire, mais il a, avant tout, une envie de créer son propre univers musical.
C’est une histoire de rencontres. Rencontrer un musicien pour la toute première fois et jouer de la musique ensemble… une vraie osmose se dévoile. La présence du public a également une action sur ce qui se passe sur scène. On ne jouerait pas de la même manière. C’est un cercle. Et c’est très important aujourd’hui de vivre ça et de faire vivre ça. On est sur nos écrans, mais il faut recréer du lien, rassembler différents publics…. Musiciens, acteurs culturels du territoire, publics…
Dans les axes de programmation, l’association a aussi décidé de programmer plus d’artistes des Vosges et du Grand Est afin de créer un équilibre et une cohérence. Ainsi, cette année, vous trouverez des artistes d’ici et d’ailleurs avec notamment 30% d’artistes locaux et 40% d’artistes régionaux.

Le dernier axe voulu par l’association sera d’atteindre la parité sur scène. Cette année le festival accueille 9 femmes pour 11 hommes.
Aujourd’hui les femmes dans la musique, il y en a, mais pas tant que ça. C’est donc compliqué d’atteindre la parité. C’est une chose importante pour nous d’aller vers la parité, mais ce n’est pas un premier critère de choix pour la programmation. Les femmes musiciennes doivent être choisies pour leur talent et non pour rentrer dans un objectif de parité. On expérimente et on le prend comme une étape. Avoir des femmes et des hommes sur scène, ce sont 2 énergies très différentes. Il faut allier les deux pour apporter cette belle diversité.

L’aspect multiculturel n’est pas une volonté propre à la programmation. Multiples cultures se rejoignent effectivement sur scène, mais c’est avant tout la musique qui les réunit.
L’étiquette musique du monde n’est pas un souhait, car la musique du monde, aujourd’hui, est devenue très fermée sur quelque chose de très festif. Le duo « Shams » par exemple, reflète des inspirations du classique, du jazz, de la musique contemporaine et de la musique du monde. C’est une identité musique nouvelle, propre au duo, et non pas une identité musique du monde.

L’association souhaite attirer d’autres publics, avec une volonté de rassembler les gens sans cloisonner. Cet objectif n’est pas encore atteint, mais l’association y œuvre activement.
Notre public reflète la tranche d’âge 40-70 ans. On n’a pas encore réussi à attirer la jeunesse. On a également du mal à attirer du public qui ne vient pas habituellement aux concerts-spectacles. On est dans une sortie d’entre soi. J’ai envie d’accueillir notre public fidèle tout en ouvrant à d’autres publics. Nous réfléchissons, pour les années à venir, au « comment », en proposant, par exemple, d’autres solutions tarifaires.

Pour cette édition 2024, une grande nouveauté débarque. L’association a travaillé avec des publics amateurs pour présenter les nouvelles créations.
« Chanter les FemmeS » – spectacle musical écrit par Sylvia Voinet | Jeudi 11 juillet
Une comédie chantée mélangeant des professionnelles et des amateures.
On a travaillé avec le ECSP de Cornimont. On fait parler du festival par d’autres biais et cela amène des publics différents.
« Les Souffles du Vent » – création de Stann Duguet et Erwan Le Guen | Vendredi 12 juillet
Un projet porté avec l’orchestre symphonique de l’Ecole intercommunale de musique de Gérardmer, dirigé par Ludovic Bérard.
Les musiciens des écoles de musique viennent faire de la musique mais ne vont pas forcément aux concerts. C’est une autre ouverture à la musique que l’on a voulu en travaillant avec des musiciens amateur d’une école de musique.
Vendredi 12 juillet, le bassiste du Aleph Quintet, Théo Zipper, jouera avec Fred Raby, un batteur talentueux qui s’est fabriqué un synthé modulaire aux effets très surprenants. Une rencontre entre 2 musiciens qui ne se sont jamais vu avant et qui nous ont préparé quelque chose d’inédit.
J’aimerais vraiment aller dans cette direction … Que les gens se disent qu’ils ont vraiment découvert quelque chose d’unique au festival.
Samedi 13 juillet, pour clôturer le festival, un bœuf sous les étoiles attend le public. Ce sera plus d’une cinquantaine de musiciens et chanteurs (Aleph Quintet, le chœur amateur Les Fifrelus, …) qui joueront ensemble une création collective sur une musique composée spécialement pour l’occasion. Il y aura également une reprise de Claude Nougaro et une création d’Erwan Le Guen. 40 minutes de surprise musicale parsemée d’improvisations pour finir en beauté cette édition 2024.
Découvrez le programme complet : à télécharger
Pour la billetterie : https://www.helloasso.com/associations/resonuances
Le Festival RésoNuances est soutenu par le Conseil départemental des Vosges.
Partenaires buvette et restauration :

La 3ème édition du festival a repris ses quartiers d’été au Château des Capucins à Rambervillers. Les organisateurs du festival, ainsi que les propriétaires de ce lieu insolite, Edith et Francis Phelipeau, ont à nouveau accueilli très chaleureusement le grand public au sein du parc du château.
Les festivaliers ont pu profiter de la belle façade du château, de jour comme de nuit. Le Château des Capucins, construit à la fin du XVIIIe et inscrit aux Monuments Historiques, est un précieux témoignage des styles architecturaux qui se sont succédé entre le règne de Louis XVI et le Premier Empire.


Le festival s’adresse à tous les publics. Novices voulant découvrir de nouvelles sonorités ou fanatiques de jazz ven.u.es voir les têtes d’affiche et groupes nouvelle génération…tous ont une place.
Jeudi, pour la soirée gratuite de lancement, beaucoup de familles, toutes générations confondues, viennent découvrir l’ambiance conviviale créée par les organisateurs.






Michael ALIZON Around Quintet a ouvert les festivités !
Un nouveau quintet voit le jour et propose des sonorités très électriques, à la fois funk et trip-hop.
Michael ALIZON – saxophones
Erwin SIFFER – claviers
Jean-Yves JUNG – claviers
Claire Chookie JACK – basse
Jérôme SPIELDENNER – batterie




Pour plus d’informations sur Boplicity Jazz Festival :
Crédits photos : ©CD88/MEghtesad

Le Festival RésoNuances, c’est 11 jardins et 16 concerts dans les Vosges !
Il est né de la rencontre entre l’ensemble Sham’s avec Stann Duguet et le jardin Chapeau de Paille et Bottes de Pluie à Le Tholy, en juillet 2020.
Depuis, l’idée a fait son chemin …
Le grand public est invité, pour cette 2ème édition, à découvrir une programmation riche, éclectique et multiculturelle dans des jardins insolites des Vosges.

Nemesis est un ensemble composé de 5 musiciens issus des 4 coins du monde :
L’ensemble Nemesis nous a embarqué hier soir dans leur épopée au coeur de la forêt vosgienne.
« Epopée », nom de leur nouvelle création collective, est une musique d’ailleurs qui pourtant résonne en nous.
Hier soir, si l’on écoutait bien, on entendait chaque frôlement de chordes, chaque caresse, chaque tapotement en guise de percussion.
Si l’on fermait les yeux un court instant, on entendait l’harmonie des violoncelles et de l’oud mariée avec le chant des pies dans le ciel et le gloussement des poules du jardin Une Figue dans le Poirier.
Si l’on regardait bien, on voyait chaque sourire et clin d’oeil des musiciens et cette belle complicité et bienveillance installées entre eux.
Dans les Vosges hier soir, nous avons voyagé loin et près, intérieurement et ensemble… une belle épopée.






Mila Vuidart, compositrice-chanteuse-musicienne vosgienne, était invitée sur scène pour la 1ère partie du concert.
Pieds nus sur scène, guitare en main, elle nous raconte une histoire… celle de l’amour. Les débuts, la séduction, la rupture, l’amitié… on passe par toutes les émotions pour clôturer un chapitre de vie.
Une artiste généreuse pleine de groove aux sonorités jazz, soul et neo soul. Elle nous fait découvrir sa singularité tout en nous rappellant des airs de Fiona Apple, Selah Sue et Amy Winehouse.
Bourrée de talent, c’est une jeune artiste des Vosges à suivre !




Une Figue dans le Poirier est un jardin unique dans le Grand Est situé au Girmont Val d’Ajol. A la fois jardin paysagé et forêt comestible, c’est un doux mélange entre l’esthtétique à l’anglaise, l’esprit japonisant, la beauté sauvage des paysages naturels, l’art contemporain et la permaculture.
Le jardin est composé de plus d’1,5ha de nature en pleine croissance et situé à 640 mètres d’alitude. Cet espace est composé de plus de 500 végétaux rares et comestibles des 5 continents.
Un lieu idyllique pour le Festival RésoNuances où la musique se mêle à la nature pour créer un univers magique qui à la fois nous ancre sur cette terre de Dame nature et nous emporte dans des contrées lointaines.




Crédits photos : CD88/MEghtesad
Pour continuer à découvrir le festival RésoNuances, voici les prochaines dates :
– Vendredi 29 juillet 2022 – jardin Chapeau de Paille et Bottes de Pluie – Le Tholy
– Mardi 2 août 2022 – Jardin de Bonnegoutte – Cornimont
– Mercredi 3 août 2022 – Abbey d’Autrey – Autrey
– Jeudi 4 août 2022 – Chapelle du Vieux Saint Amé – Saint Amé
– Vendredi 5 août 2022 – Les Jardins de Bernadette à Vagney
https://www.helloasso.com/associations/resonuances
Pour plus d’informations sur le jardin Une Figue dans le Poirier :
Site web : www.unefiguedanslepoirier.fr
Page Facebook : Une Figue dans le Poirier


Antiquarks ruine les frontières pour passer à travers les murs des clivages culturels. Les différences, qui pourraient être considérées comme des problèmes, Richard et Sébastien les voient comme des enrichissements.
Notre culture est bien évidemment française, mais ce que l’on retient dans la culture française, c’est cette tradition de terre d’accueil et de comprendre les autres cultures.
Leur démarche artistique s’appuie sur ces phénomènes sociaux et culturels, notamment de clivages et de xénophobie. « Il ne faut pas aller trop loin pour se rendre compte des clivages. Nous n’avons pas besoin de penser cette différence avec l’exotisme. Une classe moyenne en France peut déjà se moquer des agriculteurs de nos campagnes. »
Cette signature musicale prend pour base une signature culturelle et artistique. « Nous ne sommes pas qu’un groupe de musique qui sort un album et fait des concerts et des tournées. Ce qui nous intéresse c’est de rencontrer des gens et de les mettre aussi dans une situation de création. Leur communiquer que les nourritures artistiques améliorent le sens de l’existence. »
On crée des conditions sociales de la rencontre affective. C’est un enrichissement que nous voulons chez les autres. On s’enrichit car on regarde les autres et on donne. On est au service d’une communication anthropologique pour faire société. Et la société commence par la famille.

La pandémie a limité le démarrage des projets et les actions ont véritablement commencé lors de leur premier séjour dans les Vosges.
Tout a été temps fort : les ateliers de corps musiqués, la rencontre avec l’orchestre symphonique de Saint Dié-des-Vosges et Orchestre+, la rencontre avec les danseurs de l’Académie de danse de Lydie Fornage,… et puis retenir les visages et voir comment les participants vivent ce qu’on leur propose.
Leurs actions sont souvent intenses car ils sont aussi observateurs afin de pouvoir faire des retours constructifs.
Avec les danseurs de la compagnie de danse de Lydie Fornage, Richard s’est improvisé chorégraphe et danseur à la Souris Verte à Epinal pour les guider sur des musiques extra-européennes. Des mouvements à la fois dans la musique et en dehors avec un accompagnement live de Sébastien.

Beaucoup ont répondu présents aux ateliers et au concert avec une belle partie intergénérationnelle allant de l’enfance au senior dans les ateliers de corps musiqués. « Il y avait de la place pour tout le monde. Nous ne sommes pas là pour la performance. C’est une manière de communiquer avec un objectif de reconnaissance mutuelle. Comme une trêve miraculeuse dans le monde social où l’on va suspendre les urgences du monde pour vivre quelque chose et se donner les opportunités de les vivre avec fraternité. »

L’accueil a été extrêmement chaleureux et bienveillant avec le public vosgien. « Les vosgiens nous ont fait confiance et ont joué le jeu. Cela demande une grande disponibilité. »
Antiquarks commence par casser tout de suite le cadre et retirer les barrières et les murs que l’on peut se créer. Puis ils rassemblent avec un fil conducteur tout en mêlant disciplines artistiques ou esthétiques musicales.


Un nouvel album est en préparation avec Souleymane Faye, artiste sénégalais de renommée et lead du groupe mythique Xalam. Un projet qui aura, pour le plus grand bonheur des vosgiens, des résonnances sur notre territoire.
Antiquarks viendra jouer avec l’Orchestre+ dans le cadre de l’Orchestival le dimanche 27 mars 2022 et invitera les danseurs de l’Académie de danse de Lydie Fornage sur scène pour un beau moment de partage et de pluridisciplinarité.
Richard et Sébastien continueront leurs interventions à la Souris Verte à Epinal avec des workshops de batterie/percussion et de chant adressés aux artistes vosgiens. « C’est l’occasion de créer de nouvelles belles collaborations pour 2022-2023 avec le soutien du Département. »
3 projets collaboratifs sont également en cours avec :
– l’école de musique de Mirecourt,
– le CEDEM de Contrexéville
– les écoles de musique de Remiremont, Gérardmer et Contrexéville

Richard et Sébastien souhaitent une approche différente, loin de l’image du professeur et des masterclass. « Nous ne sommes pas là pour spécialiser les gens. Nous demandons aux gens de nous accueillir et nous essayons de faire bouger les certitudes et d’apporter de la nourriture pour grandir. »
Antiquarks propose une pédagogie de création et utilisent les principes de l’éducation populaire. Le groupe mélange ce qui est de l’ordre de la réflexion et de la théorie à une mise en pratique directe. Richard et Sébastien proposent des outils philosophiques, poétiques et littéraires qui permettent de croire qu’un autre monde est possible, mais pour cela il faut un investissement affectif.
Pour nous, la réflexion n’est vraiment pas opposée à l’action. Nous proposons aux gens de s’autoriser un investissement affectif avec nous. Ce n’est pas parce qu’on analyse la réalité, qu’on ne peut être optimiste. On a constaté qu’il y a justement des pertes de courage, des pertes d’enthousiasme et des choses qui sont mises en danger. Et nous nous sommes là pour les sauvegarder. C’est comme si nous sauvegardions le patrimoine affectif.
Les actions menées lors de cette résidence départementale posent un cadre, mais Antiquarks fait en sorte que leur approche ne soit pas vue comme quelque chose de descendant. C’est avant tout une belle rencontre avec des temps d’échanges et de parole.
Nous questionnons beaucoup les gens. Les instruments servent à animer, illustrer et permettre aux participants de se projeter, mais nous leur demandons surtout de se réapproprier la chose et de se mettre en force de propositions. Cela demande du temps et de l’espace. Nous savons aussi que notre temps est compté car une rencontre dure souvent une heure et demi. Il faut alors accélérer le processus affectif de fraternité et de la confiance. Ce n’est pas parce que cela va vite que ce n’est pas beau. L’idée est que chacun puisse exister en tant qu’individu dans une pratique de groupe.

Pour plus d’informations sur Antiquarks :
Facebook : @Antiquarks
Site web : https://www.antiquarks.org/
Crédits photos : ©Antiquarks // CoinCoin Productions


Piano : Dominique Allévêque
Flûte : Martine Odasso
Violon : Catherine Verbregghe
Saxophones et arrangements : Isabelle Berthelon
Les membres des InSolistes s’apprêtaient à jouer ensemble le 8 mars 2020 mais se sont très vite retrouvées cloîtrées chez elles lors du 1er confinement. L’envie de faire revivre la musique d’une manière active les a amenés à créer ce quatuor confiné et très vite elles se sont rendues compte que cela pourrait perdurer en dehors de leurs 4 murs.
Elles ont voulu être plus que des solistes… elle ont voulu être insolites !
« Dans les Vosges il n’y a pas beaucoup d’ensembles composés de professeurs de conservatoire ou d’école de musique. Les rencontres se font plutôt de manière épisodique et ponctuelle sur une manifestation. Avoir formé cette ensemble est déjà en soi quelque chose d’insolite. On trouve du temps dans nos emplois du temps respectifs pour se rencontrer alors qu’on vient toutes de villes et de conservatoires différents (Epinal, Neufchâteau, Remiremont, …). On tient bon et on est fière de cet engagement. »
Ce quatuor joue pour le plaisir, n’ayant plus rien à prouver musicalement. « Nous ne sommes pas Mozart, mais plutôt Salieri. Nous aimons autant travailler avec des amateurs qu’avec des professionnels. C’est ce qui nous émeut et nous anime. »
Cette formation, composée de 4 femmes, ne fut pas un hasard, mais une forte volonté. Les InSolistes souhaitent mettre en lumière les femmes dans la musique et, par le choix des répertoires, rendre hommage à ces compositrices de l’ombre.
Les InSolistes se connaissent depuis un certain nombre d’années et leurs routes se sont souvent croisées. Elles ont souvent travaillé ensemble au sein d’orchestres ou de formations, en France et à l’étranger. Quant à Dominique et Martine, elles se connaissent depuis 30 ans !

Catherine (violon)
Pour Catherine, le violon n’est pas un instrument classique. « La musique classique fait partie de la vie du violon, mais d’une petite partie. Le 1er instrument à corde a été trouvé sur une fresque du 13ème siècle en Turquie. A l’époque de Louis XIV, XV et XVI, on jouait de la viole d’amour ou de la viole gambe, mais le violon était un instrument à danser, destiné pour le peuple ». Et c’est bien pour cela que pour elle, le violon a sa place aussi bien dans la musique jazz que la musique country, dans la musique Tzigane que la musique klezmer. Au sein des InSolistes, elle se sent libre de jouer du violon dans tous les styles où l’instrument peut s’épanouir.
Elle fait également partie de L’Ensemble Alliance, association spinalienne qui vise à promouvoir tous les artistes vosgiens de musique classique. (Zoom sur l’Ensemble Alliance en fin d’article).

Dominique (piano)
Dominique a fait beaucoup de directions d’orchestres en laissant son piano de côté pendant quelques temps. Elle a beaucoup voyagé en tant que Directrice d’orchestre symphonique et a eu comme projet de faire chanter plus de 2000 enfants à Epinal en demandant à des compositeurs d’écrire des opéras dans des styles très différents (rock, musique orientale, pop, …). Elle est riche de beaucoup d’années d’expérience et très active sur le territoire.

Martine (flute)
Martine est professeure au Conservatoire Gautier d’Epinal et également Présidente du Floréal Musical d’Epinal. « Nous sommes des acteurs présents et des musiciens impliqués dans nos lieux de vie. Nous nous investissons beaucoup ».(Zoom sur Floréal Musical en fin d’article).

Isabelle (saxophone)
Isabelle a débuté la musique dans son village, puis a longtemps été directrice d’orchestre d’harmonie. Aujourd’hui elle enseigne également à l’Ecole Intercommunale de la Porte des Vosges Méridionale.
Elle aime beaucoup les projets transversaux et a collaboré avec des partenaires issus d’autres univers artistiques (cirque, théâtre, cinéma). Elle avait créé du côté des Hautes Vosges un ensemble départemental composé d’une vingtaine de musiciens et avait proposé une adaptation du Tour du Monde en 80 jours avec une compagnie de théâtre. « Je l’ai lu, je l’ai réduit, j’ai écrit des arrangements et on l’a mis en scène avec la troupe. » Elle avait également pris beaucoup de plaisir à proposer un ciné-concert où des arrangements avaient été créés sur des bouts de films.
« Isabelle a cette faculté d’arranger et le fait depuis très longtemps. Elle prend une partition et l’adapte à notre formation. C’est une vraie chance de l’avoir parmi nous », nous précise Dominique.

Les membres des InSolistes se consacrent toutes également à la pédagogie parce que la transmission les passionne. « Quelqu’un qui veut avoir un enseignement complet doit aussi se confronter à la scène et jouer avec et pour d’autres personnes car c’est toujours un enrichissement, que l’on peut partager ensuite avec nos élèves ».
Elles sont partie prenante de cette vie culturelle vosgienne et engagées sur le territoire et la région Grand Est. Le quatuor est particulièrement attaché à des évènements pluridisciplinaires, mêlant leur musique à d’autres disciplines (arts plastiques, danse, vidéo, ….).
Fin juin Les InSolistes se lançaient ensemble pour la 1ère fois devant un public. « Un vrai bonheur. Répéter c’est bien, mais à un moment donné on a envie de montrer au public ce que l’on fait et voir comment notre travail est reçu ». Cet été, au Théâtre Municipal à Epinal, ils ont pu à nouveau se régaler sur la scène.
Et lors de leur dernier concert organisé par la Ville de Remiremont, le public, adultes et enfants, était au rendez-vous pour le plus grand plaisir du quatuor et de leur invité.

Le quatuor a été accompagné pour l’occasion à la batterie par Guillaume Rodière, professeur à l’Ecole de batterie Dante Agostini et à l’Ecole Intercommunale de la Porte des Vosges Méridionale.
« La batterie était un instrument suffisamment attractif pour que l’on puisse trouver des répertoires et c’est un vrai bonheur de pouvoir compter sur cette collaboration musicale. L’intérêt d’avoir un artiste invité c’est que lui puisse également proposer des choses pour nourrir encore le répertoire. Il nous a proposé une pièce de jazz qu’on n’aurait certainement pas joué. Puis, sur une pièce où il n’y avait pas de batterie il a su faire un arrangement pour qu’il puisse jouer avec nous. »

Elles ont toutes des influences musicales différentes et ont su apporter des choses au quatuor. Certaines n’auraient certainement pas joué la suite orientale de la compositrice Mel Bonis. D’autres n’auraient très certainement pas pensé au répertoire de Pedro Iturralde.
On a chacune apporté nos envies et nos goûts musicaux pour le partager avec les autres.
Pour commencer, Les InSolistes souhaiterait une meilleure visibilité. Elles continueront de jouer pour le public vosgien pour accroître leur notoriété.
Ce quatuor aimerait pouvoir mener des projets et actions artistiques au niveau du patrimoine et représenter le département des Vosges. « Il existe beaucoup de lieux insolites vosgiens. Nous aimerions les mettre à l’honneur à travers notre musique en donnant de notre temps et de notre énergie. Nous aimerions trouver des choses originales qui nous amènent vers d’autres aventures. »
Pour plus d’informations sur Les InSolistes :
Facebook : Les-InSolistes
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Ensemble Alliance est une association qui existe depuis plus de 30 ans sur Epinal et qui a été créée par Danièle et Gilbert Castello afin de promouvoir tous les artistes vosgiens issus principalement de la musique classique. Au fil des années, l’association a été amené à inviter aussi des personnes de Franche-Comté, du grand Paris ou de l’étranger.
Ils organisent des concerts au mois de juillet et août dans le cadre des mardis music qui ont lieu à la Basilique ou au Théâtre Municipal lorsqu’un piano à queue est nécessaire.
Cette année ils ont également proposé un concert Vivaldi gratuit au mois de juillet à l’espace Cour avec la participation du Carnaval de Remiremont et les costumes vénitiens.
L’association propose des programmes très différents avec accordéons, cordes des alpes ou vibraphones tuba et des concerts à géométrie variable. Elle peut accompagner des chorales vosgiennes ou animer des concerts dans les villages. Elle peut venir à 2, 4, 10 ou 20 musiciens.
Ensemble Alliance se veut également un tremplin pour les jeunes musiciens et participe à des événements pluridisciplinaires alliant par exemple musique et arts plastiques.
Leur actualité
Concert Trio Pilgrim (piano-violon-violoncelle)
30 octobre 2021
Théâtre Municipal d’Epinal
Pour plus d’informations :
Facebook :@EnsembleAlliance
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Floréal Musical est un festival printanier à Epinal qui a lieu en avril-mai de chaque année. L’association existe depuis 1983 et Martine Odasso en est la Présidente depuis 3 ans.
L’association avait pour missions au départ de faire connaître la musique à tous les publics, de proposer la musique dans les écoles ainsi qu’à Epinal. Les grands artistes à l’époque se produisaient principalement sur Paris et Floréal a permis de faire venir de artistes de renommée sur le territoire vosgien.
C’est un festival basé sur des styles très éclectiques allant du baroque au jazz et de l’opéra à la musique vocale.
Un Petit Floréal, dédié aux artistes locaux, a également vu le jour il y a 3 ans.
2 saisons ont dû être annulées en raison de la crise sanitaire. « Nous avons voulu faire 2 concerts début septembre pour fidéliser les partenaires et montrer que l’on existait toujours », nous explique Martine. Un premier concert s’est tenu à l’auditorium de la Louvière avec Jean-François Zygel et André Manoukian, très connus du grand public. Le public a pu assister à une battle de piano entre classique et jazz. Un deuxième concert, « Songs and Dances », était proposé à la Basilique avec Tim Mead et sa très belle voix de contre-ténor. Il était accompagné par les Musiciens de Saint-Julien, groupe Baroque dirigé par François Lazarevitch. C’était un programme baroque-celtique dédié à Henry Purcell où les musiques irlandaises étaient incorporées dans la musique du compositeur anglais.
La nouvelle saison Floréal est prévue en avril et mai 2022.
Pour plus d’informations
http://www.floreal-epinal.fr
Page Facebook : @FlorealEpinal


13 standards indémodables, enregistrés à l’ancienne, en une ou deux prises et à la maison. C’est le nouveau projet de jazz du pianiste vosgien Stephane ESCOMS. Il a invité à le rejoindre Michel DEVARD à la guitare, et Bernhard EBSTER à la contrebasse. Jeremy BOROWSKI a enregistré et mixé l’album.Stephane et Michel accompagnent le chanteur pour enfants déodatien Jean-Michel REY depuis de nombreuses années et partagent l’amour du jazz. Benhard, autrichien d’origine, rencontré au Conservatoire de Metz à la fin des années 2000, vient de s’installer à Senones, l’occasion était trop belle et l’idée de rendre hommage à cette musique venue des comédies musicales américaines du début du 20ème siècle s’est très vite imposée, dans un format, le trio Piano Contrebasse Batterie, qui a un peu disparu du jazz actuel. Sweet Lorraine, le nom de ce premier opus, est une chanson de 1928, rendue célèbre entre autres par Nat King Cole.
C’est aussi l’occasion de célébrer la région, avec une pochette imaginée par Philippe SPONNE à partir d’une photo des Frères REMUSAT.

C’est le début d’une belle série d’enregistrements, le volume 2 est déjà en préparation, avec la même équipe, et pour le volume 3 une invitée sera de la partie. Le répertoire est infini, et la période vide de concerts permet de passer plus de temps en studio.
A noter que pour la sortie (et pour les gourmands!) la Pâtisserie LAURENT de SAINT DIE DES VOSGES a créé un gâteau “Sweet Lorraine” pour le week-end de Pâques, on pourra y trouver l’album.

A commander via la page Facebook de Stephane ESCOMS.


Je suis DJ depuis une vingtaine d’années maintenant, comme une extension un peu naturelle de collectionneur de disques que j’étais. Finalement, à force d’acheter de la musique, l’idée était aussi de la faire partager… et quoi de mieux pour la faire partager que de la jouer en live.
Le métier de DJ s’est proposé à moi. C’était comme une évidence.
C’est le point de départ. C’est plus pour le jeu et le jeu devient plus qu’une passion… ça devient son métier. Et on dédie sa vie à chercher de la musique et la faire découvrir et la partager avec le public.
C’est une vie qui nous amène souvent sur les routes. Essentiellement dans les clubs. Mais ma volonté c’était aussi de sortir de cette musique-là. De sortir du monde de la nuit et d’aller toucher un public qui n’est pas attiré par cet environnement nocturne.
Ça peut prendre forme dans la mise en musique de pièces de théâtre.
Et depuis 2016 je travaille pour la danse avec une collaboration avec le Ballet de Lorraine sur plusieurs créations que je mets en musique. Je travaille avec le directeur du Ballet, les chorégraphes et les danseurs pour proposer de la musique électronique dans un autre environnement et un autre cadre.
Vidéo du Discofoot avec le Ballet de Lorraine
Souvent, dans notre époque, on pense que le futur est anxiogène… que c’est quelque chose qui nous échappe un peu. Mais dans l’exposition, on voit que ce qui reste de nous n’est parfois pas ce qu’on a envie de laisser… C’est pour ça que c’est important de vivre dans son présent, mais de toujours avoir une pensée vers l’avenir. Et tout ça en s’inspirant du passé.
Ca nous rappelle bien que finalement, même si notre passage sur terre est éphémère, on laisse toujours quelque chose derrière nous et c’est important d’en avoir conscience.
Je suis prêt à laisser une trace de mon passage à Epinal !

Page Facebook : @unzipage
Pour écouter quelques extraits de sa musique : https://soundcloud.com/unzipmusic
Crédits photos : ©CD88/ATardivon