Afin de soutenir la création artistique sur le territoire, le Conseil départemental des Vosges ouvre ses portes depuis début janvier 2019 aux artistes locaux. Le Département accueille au sein de l’espace d’accueil, situé au 8 rue de la Préfecture à Epinal, des expositions d’artistes plasticiens, dans l’intention de faire connaître des artistes vosgiens ou résidents du département.
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Votre candidature est à transmettre avant le 31 octobre 2024.
Francis Pierre – Sculpteur, Forgeron d’Art et Formateur
Francis Pierre a consacré plus de 20 ans à façonner le métal avec passion. Forgeron d’art et sculpteur métal, il excelle dans les techniques de soudure, tronçonnage, meulage, perçage, et pliage, guidé par le besoin de créer et d’inventer. Il conçoit ses pièces à l’envie et l’inspiration. Toutes ses œuvres sont réalisées en métal forgé ou soudé et même parfois les deux !
Toutes mes sculptures émanent de la volonté d’exprimer une émotion, un ressenti ou un message.
Maîtrisant l’acier, il crée des pièces sur mesure, uniques et de haute qualité.
Au fil des années, Il a perfectionné ses techniques et acquis une grande maîtrise du travail du métal. Il a appris à façonner le fer, l’acier, l’aluminium, et même à travailler les différents alliages d’acier.
Aujourd’hui, son activité de serrurier métallier lui permet entre autre de mettre en pratique toute son expertise. Il réalise des pièces sur mesure pour des clients particuliers et professionnels.
La forge est une véritable passion pour lui. C’est un art ancestral qui allie technique, créativité et précision. Il aime travailler le métal chaud, réaliser des pièces uniques et emplies de sens et les voir se transformer sous ses coups de marteau.
Présentation de l’exposition
Du 29 janvier au 26 avril 2024, l’exposition « Savoir-Fer » met en lumière le travail de Francis Pierre.
L’Exposition ENTRE-VUES mêle l’ambigu, l’équivoque et le furtif. Nous nous retrouvons à la frontière du réel et de l’imaginaire.
Une parenthèse pendant laquelle nous portons plusieurs regards sur les oeuvres avec une réflexion intime et profonde sur le temps, l’humain, la nature, …
3 artistes avec 3 univers exposent sur cette thématique de la frontière.
ROBERT CAHEN
Artiste-vidéaste et figure majeure dans le domaine de la création vidéo et instruments électroniques. Posez-vous, devant ces écrans, et contemplez…observez…faites lien…faites le vide…ressentez…croisez réel et imaginaire…
CEDRIC JACQUILLARD
Artiste-peintre offrant, à travers ses oeuvres, aventures visuelles insolites et inédites. Une envie de décrypter … d’observer formes, lignes et détails … de puiser dans vos références artistiques, historiques, sociétales et personnelles.
RARES-VICTOR
Artiste-plasticien d’origine roumaine dévoilant le corps, l’intime et la nature. De la nature poétisée, des éléments cachés, des bouts dévoilés, des histoires devinées, des choses ressenties, …
« L’Eau qui tombe » – Robert Cahen – Installation vidéo
« Pneuma » – Rarès-Victor – Acrylique sur grande toile
« The Soothsayer (Le Devin) » – Cédric Jacquillard – Huile sur toile
« Oasis » – Cédric Jacquillard – Huile sur toile
« Installation Platonique II » – Rarès-Victor
« Jaluzia » – Rarès-Victor – Acylique sur toile
« Sounder » – Cédric Jacquillard – Huile sur toile
« Sounder », « Tape » et « Aqua » – Cédric Jacquillard – Huile sur toile
« Aqua » et « L’Annonciation » – Cédric Jacquillard – Huile sur toile
Allez jetez un oeil à cette exposition proposée par La Lune en Parachute !
Exposition jusqu’au 13 juillet 2023
Ouverture du mercredi au vendredi de 13h à 18h et le week-end de 14h à 18h.
Entrée gratuite.
L’exposition « Le Continent retrouvé » de Vanina Krček est un voyage intérieur et universel au sein d’un musée de la vie et du Soi. Le visiteur fait connaissance d’une géographie personnelle qui mène vers une réflexion profonde de l’Être, du temps, de l’espace, de l’invisible, de la mémoire, des instants, … et vers la (re)découverte de son continent perdu.
A la fois musée et cabinet de curiosités, on y retrouve toutes sortes de pièces cartographiées et scénographiées (carnets, cartes, artefacts, dessins, sculptures, animaux, …) qui permettent une exploration jusqu’au milieu de l’Être.
Exposition dans le cadre du pôle culture et patrimoine de la ville d’Épinal.
Retour en images sur l’exposition « Le Continent retrouvé »
Les Terres suspendues Fragment 1 : Sens dessus dessous Fragment 2 : Terre refuge Fragment 3 : Le dernier espoir Fragment 4 : L’Axe du Monde Fragment 5 : Construire sa solitude là-haut Fragment 6 : Sur une plaine fragmentée
Tableau : Les sirènes ne sentent pas les larmes dans la mer
Espace SILENCIO
Habiter le monde.
Recherche-création ésotérique pensée comme une rencontre entre l’artiste, la matière et le temps.
Habiter un espace de silence.
Cet espace offert comme un moment méditatif invite le visiteur à s’y recueillir, respirer, se déposer.
Où vous situez-vous en ce moment dans ce monde ?
Vincent Ganaye est artiste depuis toujours. Enfant, il peint déjà et, à 10 ans, il découvre la photo et ne s’est jamais arrêté depuis.
La nature, thème omniprésent
Sur cette exposition, il aborde surtout la montagne. Installé près de Saint-Dié-des-Vosges, il passe une grande partie de son temps sur les sommets et crêtes vosgiennes. Il s’inspire également de ses voyages en France et à l’étranger.
Ses œuvres sont un amalgame de toutes les impressions et émotions qu’il ramène de ses balades, ses randonnées et ses excursions. Les peintures, exposées au Département, reflètent l’imaginaire, la photographie, quant à elle, donne une prise dans le réel.
« Par-delà la ligne bleue »
Avec ce titre, Vincent Ganaye met l’accent sur le ressenti, le vécu et les émotions.
« C’est une façon de poursuivre un peu le voyage et le chemin, à travers la peinture, en donnant un peu plus de liberté et d’imaginaire. Cela ouvre la porte à beaucoup de choses tout en gardant le pied dans le réel, car la montagne est tout de même décrite et fantasmée. Elle peut être très présente dans mon esprit mais peut également être complètement recomposée et imaginée. »
Le processus de création, une forme de voyage
« Lorsque je commence une œuvre en atelier, je n’ai pas de fil directeur. Je commence sur une page blanche ; je trace parfois des traits et je ne sais pas où je vais. C’est au fur et à mesure que cela se tisse. Tout se met en place progressivement. Ça m’arrive de faire des petits croquis au préalable, mais globalement c’est dans le vif. C’est un peu comme une improvisation en musique, une partition qui se compose. On déroule son imagination et cela se construit. »
Les Vosges, une terre d’art
« C’est un territoire propice aux artistes. Aujourd’hui il y a une grande dynamique artistique et il y a beaucoup plus d’artistes qu’avant. »
Les Vosges et ses montagnes sont une source d’inspiration dans son art. Cela fait partie de son patrimoine artistique.
Zoom sur une œuvre de l’exposition
Ce dessin est assez représentatif de son travail, avec une perspective de montagnes, un parcours avec un chemin et un premier plan avec des rochers . Il reflète l’idée de voyage et de déplacement.
« C’est ma façon de pratiquer la montagne. Des rochers sont placés sur le chemin, comme des obstacles, pour montrer qu’on est dans une zone de nature. C’est un chemin pour le marcheur, pour la solitude et pour la découverte. Ce n’est pas lié à l’exploitation de la nature, tel qu’on peut la voir aujourd’hui, et du tourisme de masse. Cela n’a pas été tracé pour l’Homme. C’est important que la montagne garde son caractère sacré et qu’on puisse y trouver des refuges. »
Des conseils pour la génération d’artistes en devenir
« Il faut être fidèle à soi, à son âme, à sa pensée. Il ne faut pas chercher à copier, à imiter les autres. Il faut trouver sa voie, son style, sa signature, son orientation. Il faut se méfier des modes, des tendances et de tout ce qui pourrait polluer la création. Il faut que le message soit fort et ne pas se laisser submerger par tout ce qui se passe autour de vous. »
DÉCOUVREZ SES ŒUVRES SANS PLUS ATTENDRE !
Jusqu’au 8 septembre 2023
Entrée libre
de 9h à 16h30 du lundi au vendredi
Conseil départemental des Vosges | 8 rue de la Préfecture à Epinal
Défo, tu te définis souvent comme étant un artiste « par instinct », qu’est-ce que cela veut dire pour toi ?
C’est une formule que je trouve amusante, je dis ça parce que c’est ce que je suis. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours dessiné, je suis en quelque sorte né comme ça.
Je n’attends pas que l’inspiration vienne. Il me suffit d’un support et ça vient naturellement, je me lance instinctivement dans la création. Je me laisse guider par le moment en essayant toujours de nouvelles choses.
Tu as la volonté de laisser le public « communiquer » avec tes œuvres, tu n’aimes pas détailler l’histoire que raconte ta peinture, pourquoi ?
Je préfère l’idée que le public communique avec mon art et pas avec ma personne. Je lui offre un moment, une idée, une image sur une toile, et je choisis de lui en laisser la libre interprétation sans en influencer la lecture avec une idée qui m’est propre. Je suis peu bavard, je préfère parler aux gens à travers mes œuvres et laisser ma main transmettre les messages.
Quelque part, le public crée la toile avec moi et m’accompagne grâce à son regard porté sur l’œuvre. Il trouve par lui-même les réponses et, peut-être, ressentira par exemple un problème de société ou un vécu personnel. Et moi je deviens, en quelque sorte, un artiste invisible.
On sent à travers tes peintures une réelle identité, tu peux nous en parler ?
J’aime les couleurs et la recherche de nouvelles nuances, expérimenter avec elles. Les couleurs, c’est la belle vie. Le mouvement est aussi très important. J’aime faire voyager le regard sur la toile. Il m’arrive parfois de faire de l’action painting, cela permet justement d’apporter ce mouvement à la composition.
Je prends souvent du recul une fois une toile finie, et lorsque quelque chose manque, j’anime la toile à l’aide de coups de pinceaux afin que la composition vive. Cette spontanéité transforme parfois l’œuvre en quelque chose de totalement différent. Rien n’est figé ou prévisible. Tout dépend du ressenti à l’instant T.
Je peins tout le temps. Je n’attends jamais les projets pour travailler. Sur les 36 œuvres qui sont exposées ici, 31 ont été réalisées cet été.
Découvrez ses œuvres sans plus attendre !
Jusqu’au 28 décembre 2021
Entrée libre
Exposition ouverte de 9h à 16h30 du lundi au vendredi
Conseil départemental des Vosges
Pour plus d’informations sur l’exposition et l’artiste Defo : Facebook : @Defo Defo
Imaginée et réalisée par la Maison pour Tous en 2016, la Semaine des Arts devenue Quinzaine des Arts en 2019, propose un moment fort culturel et artistique permettant de créer du lien et de faire vivre une ruralité diverse et riche de ses talents.
La Quinzaine des Arts se tient en ce moment même et se poursuit jusqu’au 22 mars 2020.
Au programme de la Quinzaine : concerts, théâtre, cinéma, rencontres avec des artistes et des auteurs.
Culture C Nous était sur place le samedi 7 mars pour découvrir les auteurs et artistes qui exposaient leurs oeuvres au Gymnase de Darney. Il y en avait pour tous les goûts : sculpture, aquarelle, pastel, arts graphiques, photographie, troc de livres et débats.
Une après-midi de découverte pour toute la famille suivi d’un concert sous le signe de la bonne humeur.
RENCONTRE AVEC LES ARTISTES
PEINTURE
Syvlie Magnier, peintre sur toile fascinée par la féminité, thème central de ses oeuvres.
Gagnante du 2ème prix du public lors de la 10ème rencontre artistique Mirecurtienne en avril 2019.
Gisèle Seyller, peintre
Elle propose des cours de peinture aquarelle, pastel et huile à Damblain et environ
POTERIE
PEINTURE / LIVRE
Marie Nowakowski, auteure et peintre depuis plus de 25 ans, propose un univers coloré et plein d’imagination qui raconte une histoire.
Roger Poinsot, romancier – peintre
Médaille argent expo internationale Lyon 2017
PHOTOGRAPHIE
Les habitants de Darney et environ se sont prêtés au jeu avec des photo booths installés sur place. Et pour le plus grand plaisir des visiteurs, l’impression en direct des photos était proposée.
ARTS DECO
Elisabeth Marquaire, artiste
L’art de transformer l’ordinaire en extraordinaire.
Elisabeth crée des oeuvres pour la vente mais également dans le cadre d’animation d’ateliers au sein de différentes structures. Nous avons découvert sur place une valise animée sur le thème de l’Afrique créée avec des éléments de récup et de la nature. Elle a également crée par le passé un totem sur le thème de l’immigration.
SCULPTURE SUR PIERRE
CONCERT
NEW ORLEANS MUSIC SYSTEM
Vêtus de gilets de costume colorés, le New Orleans Music System nous ont offert un concert plein de vie comme se veut la tradition de la Nouvelle Orléans. Leur repertoire est celui de la musique New Orleans, mais pas que… On y entend aussi les standards de Jazz ou de Bossa Nova (Louis Armstrong, Duke Ellington, Antonios Carlos Jobim, etc…)
Les habitants de Darney et environ ont pu entendre des morceaux tels que Les Rues d’Antibes, Petite Fleur, Oh when the Saints, Sweet Georgia Brown, C’est si bon, …
Des musiciens qui ont su faire rire la foule et apporter bonne humeur tout au long de la soirée.
Pour plus d’informations sur la Quinzaine des Arts et la Maison pour Tous de Darney :
Rencontre avec la plasticienne-photographe Tiphaine Gondouin
Afin de soutenir la création artistique sur le territoire des Vosges, le Conseil départemental des Vosges ouvre ses portes aux artistes locaux. Quatre artistes ont été sélectionnés par un jury parmi 14 candidats. Tiphaine Gondouin est la 2ème artiste à exposer ses oeuvres. Elle sera suivi par 2 autres artistes vosgiens courant 2020.
Pouvez-vous nous retracer un peu votre parcours ?
Je pratique en labo la photographie depuis la 3ème au collège. Au lycée, pendant les semaines banalisées, j’ai effectué un stage d’entreprise auprès d’un photographe et j’ai continué d’y aller pendant les petites vacances. Après un bac ES, j’ai fait des études d’arts plastiques à l’Université de Strasbourg. J’y ai suivi en parallèle des cours de Lettres Moderne, de philosophie esthétique et de Cinéma.
J’ai énormément aimé étudier d’autres sujets que l’art : les questions sur la société et le monde qui nous entoure, l’économie, la littérature et les sciences, … Cela m’a beaucoup servi dans ma pratique.
J’ai eu parfois du mal avec l’enseignement traditionnelle des arts plastiques (dessin, croquis, peinture, sculpture) au début de ma formation. Par conséquent, j’ai souvent essayé d’imposer une réponse photographique à des sujets que l’on nous donnait, quand c’était possible.
J’ai obtenu une maîtrise en arts plastiques puis un DEA en arts visuels à l’Université de Strasbourg, puis j’ai soutenu ma thèse en 2012. Cela a cristallisé beaucoup de choses. C’est un moment hors du temps où l’on peut pousser la discussion très loin sans avoir peur de la critique ou du vide. Un moment rare, unique, déconnecté d’une certaine utilité et du quotidien, qui se focalise sur la beauté des idées et le processus de recherche qui nous laisse entrevoir cet espace de liberté. Sans doute mes meilleures années malgré certaines difficultés.
Je suis actuellement enseignante en arts plastiques et en arts appliqués à l’Ensemble scolaire
Notre-Dame/St Joseph à Epinal, ainsi que professeure en « Histoire de la photographie » et « Histoire de l’Art » à l’Ecole de Condé à Nancy. J’initie aussi les étudiants à la théorie photographique et les suit (avec d’autres intervenants) dans l’élaboration de leur mémoire de fin d’étude.
J’allie mon métier de professeure et la photographie car je souhaite garder la partie pratique tout en continuant d’être pédagogue. Je le conçois comme un tout. J’envisage cela comme un cercle : pratique, théorie, enseignement, communication. J’y trouve mon équilibre. Il m’est nécessaire de connaître la photographie actuelle, les photographes du moment, comment se vend une photo. Il faut être à la page.
Quels sont les artistes d’hier et d’aujourd’hui qui vous ont inspiré tout au long de votre parcours ?
Mes sources d’inspiration sont multiples et variées : la photographie bien sûr, mais aussi la littérature, le cinéma, et aussi des démarches singulières de plasticiens. Je retrouve mes propres interrogations dans des domaines à priori très éloignés, et j’y suis sensible dans ma propre réflexion en retour. Dès que l’on se centre sur le process et moins sur l’image ou le résultat, un médium que l’on travaille, cela me retient. C’est vrai que j’ai été plus inspirée par les anciens.
Pêle mêle, j’aime beaucoup le photographe néerlandais Jan Dibbets, Philippe Gronon et Michael Snow (photo + vidéo). Mais aussi Ugo Mulas, Chantal Akerman, Jorges Luis Borges, Franz Kafka, John Hilliard, Bernar Venet, Marcel Duchamp, Jean-Marc Bustamante… J’ai découvert le travail de Mustapha Azeroual.
Je me suis également penchée sur certains philosophes tel que Jean-Louis Déotte (concept d’appareil en philosophie esthétique) qui m’a inspiré dans mes recherches lors de ma thèse. C’est lui qui m’a offert les portes de sa collection « Esthétiques ». Bien sûr, je reste proche de W. Benjamin et la pensée de R. Passeron.
Et c’est quoi votre définition de la photographie ?
Pour moi, c’est le centre. Une possibilité de comprendre.
Votre photographie est comme une science, comme un laboratoire d’expériences où l’on teste et expérimente… Vous vous décrivez comme une artiste plasticienne faisant de la recherche ?
Le réel est une matière comme une autre. Une matière que je vais transformer en photographie, ou plus précisément, que je vais rendre photographique. Le réel est quelque chose de donné et qu’on doit faire apparaître selon une modalité, un programme, celui de la photographie. Puis nous jouons avec des éléments spécifiques (lumière, cadre) qui permettent au réel d’être là.
L’échec est nécessaire. Nous avons l’idée, le déclic, mais après nous sommes confrontés aux aléas liés à notre corps de plasticien et aux limites données par la matière par exemple. Il faut y être attentif et savoir les voir et s’en servir dans sa création. Cela peut même devenir un autre projet, car l’accident est source de création.
Je fonctionne toujours avec le même procédé. Je mets en place une idée, un protocole. Je crée des process qui réfléchissent sur ce que c’est de faire une photographie. Après, il se passe des choses lors de la pratique et j’accepte ce qu’il vient. Pour moi, la création se situe ailleurs, dans la procédure à l’oeuvre : ne « rien attendre » de l’image photographique à venir. J’aime donner à voir les conditions de possibilités de cet appareil photographique. Je me laisse agir par lui. C’est un travail de découverte et c’est cela qui le rend intéressant.
J’essaie d’inculquer cela à mes élèves. Si ce qu’ils produisent n’est pas ce qu’ils attendaient, ce n’est pas considéré comme un échec. Il y a autant de résultats possibles qu’il y a des personnes dans la classe.
Et pour vous, l’appareil photo fait partie intégrante du processus artistique. « Comment » photographier est une question tout aussi essentielle que « quoi » photographier ? Pouvezvous nous en dire plus ?
Une bonne photo c’est quand les deux se rejoignent. Le quoi sert le comment, le comment sert le quoi. Une prise de conscience que le réel est appareillé par la photographie.
Dans l’ère du numérique, vous prônez l’argentique. Quelle est la richesse et la valeur ajoutée de l’argentique ?
Pour moi le numérique crée une image spécifique qui reste de la photographie. C’est une image fluide directement partageable. Le mode d’apparition du réel n’est pas le même qu’avec l’argentique. L’argentique est lié à une matière, une matrice, une destination différente du numérique. Par exemple, on a du grain au lieu des pixels. On ne crée pas le même type d’image.
Le numérique, sa matérialité, c’est le code, le langage. Le résultat d’un programme qui doit nécessairement se réaliser. Comme le disait J. L Déotte : « une photo numérique n’est pas l’interprétation d’une esquisse (d’un projet), mais la concrétisation d’un code ».
Aujourd’hui on a fait un transfert du monde de l’argentique vers un monde du numérique. L’appareil numérique a synthétisé tous les autres. C’est d’ailleurs sa spécificité.
Personnellement je travaille plus avec de l’argentique, car j’aime faire apparaître le geste, la matière, quelque chose qui m’est extérieur et que je transforme. Mais je ne m’interdis pas de penser au numérique en travaillant sur le code comme matière.
Pour vous les textes sont aussi importants que les photographies ? Pourquoi ?
Le texte pour moi est très important. Il permet d’expliquer ma démarche pour certains. C’est
aussi un travail de texte, dans le cadre de ma recherche.
La transmission vous apporte autant que la pratique ?
J’aime communiquer sur mon travail. J’aime montrer que la photographie peut être multiple.
Je souhaite une réelle prise de conscience à ce sujet et sensibiliser les autres aux différents types de photos possibles. La photographie n’est pas forcément que de l’image mais aussi un acte, une représentation, une matérialité etc.
Quels sont vos futurs projets ?
J’aimerais monter des expositions dans des lieux près de chez moi. J’ai pour projet d’investir un lieu abandonné, inoccupé à Contrexéville.
J’ai également un projet de création de texte à partir d’une série de photographies. L’idée est de raconter la prise de vue sous forme d’histoire (auto-fiction) depuis le point de vue du photographe au moment de la création. Des textes plus fictionnels pour tenter de théoriser autrement la création.
29 demi-journées de création sur 4 ateliers de découverte de techniques variées : ateliers d’écriture, création instrumentale et sonore, atelier chorégraphique et arts plastiques, ateliers réalité virtuelle et sculpture 3 D, atelier vidéo
Plus de 100 participants de 7 à 92 ans
7 artistes/encadrants d’ateliers et 5 accompagnateurs sociaux
1 spectacle et 3 restitutions d’ateliers au bénéfice des visiteurs, résidents des EHPAD, enfants du centre de loisirs du territoire
5 structures participantes ou partenaires ressources locaux, issus des domaines de la culture, la santé et du social : Echanges et cultures, l’association Archipel, l’EHPAD de Foucharupt, Rodrigue Rouyer-cobelli/Why Tulip, la Ligue de l’Enseignement des Vosges
1 journée de découverte et d’expérimentation au Mudaac.
Des compétences transversales au service de l’accès à la culture pour tous
La Déodatie en 4D, promenade dans l’espace-temps est une action culturelle impulsée par le Conseil départemental des Vosges. Celle-ci résulte d’une collaboration entre la Direction de la Culture, du Sport et de la Jeunesse et le Pôle Départemental des Solidarités. Elle est le fruit d’un travail de mise en réseau des acteurs culturels et sociaux sur les territoires visant la mise en œuvre d’actions culturelles accessibles au plus grand nombre.
Cette initiative s’inscrit ainsi dans les enjeux défendus par le Plan Vosges ambitions 2021, à savoir :
Rendre la culture et le sport accessibles au plus grand nombre
Accompagner les acteurs locaux dans le développement d’une offre culturelle et sportive équilibrée
Faire sens avec le terrain
La Déodatie en 4D, promenade dans l’espace-temps valorise les circuits-courts de la culture et propose une lecture des ressources locales sur un mode artistique, solidaire et contemporain, mettant en valeur les connexions entre :
Les champs culturels et sociaux,
La solidarité et la pratique culturelle,
Le passé et le futur,
L’imagination et la technologie,
La mobilité et la mobilisation,
L’art et le territoire.
Cette action résulte de l’accompagnement par le service de l’Action culturelle et sportive territoriale et les MSVS 1 et 2 des artistes locaux, dans leur démarche de transmission, au bénéfice d’adultes, enfants, familles fréquentant des ressources telles que l’Archipel de Raon-l’Etape, Echanges et Cultures et ses jardins collectifs de Senones et Raon-l’Etape et l’EHPAD de Foucharupt de Saint-Dié-des-Vosges.
Il s’agit ainsi, en lien avec les partenaires locaux :
De créer des mécanismes d’implication des personnes dans les pratiques artistiques et culturelles,
D’éveiller leur curiosité dans la découverte de ces pratiques,
De leur permettre de développer leur esprit critique à travers le processus de création artistique, favorisant ainsi une autonomie sociale grâce à cette démarche participative,
De valoriser les forces vives locales liées à leur encadrement,
De les sensibiliser au spectacle vivant et à la visite de lieux culturels.
Témoignage de Carole, participante du projet et bénévole au sein de l’association Echanges et Cultures, lors de la conférence de presse du 10 janvier dernier :
Nous avons tous des histoires personnelles particulières qui nous projettent dans des sphères différentes où qui nous clouent sur place. Ces actions permettent à chacun de trouver sa place dans la société.
Je suis une accidentée de la vie ! Ça se voit, ça s’entend ! Mais sachez que ma force est incommensurable, Elle est en moi, Elle se forge grâce à toutes mes implications dans des actions comme celle-ci. Je n’ai connu rien de plus constructif que l’investissement personnel dans un projet commun. Ce projet a généré chez moi, un intérêt particulier pour la protection de la nature et du vivant. Il me permet de réfléchir à un horizon professionnel basé sur ce large champ. C’est une véritable Résilience. C’est une graine qui a été semée. Et elle va germer, Elle va prendre racine. JE vais la cultiver et l’aider à grandir avec un engrais naturel : ma volonté, l’envie et le mouvement.
Le programme
Des cycles d’ateliers ont ainsi été imaginés et travaillés de mai 2019 à janvier 2020 en lien avec les acteurs du territoire, dans l’idée d’assurer une sensibilisation culturelle autour d’ateliers, de rencontres et d’événements :
1) Infos du vrai, films flash à déguster
Création de films flash sur le thème des médias du futur : écriture du support narratif, décryptage du langage médiatique, découverte du jeu d’acteur en liaison avec les effets spéciaux vidéo et prise en main du matériel technique.
6 séances
Publics concernés : enfants du centre aéré d’Archipel à Raon-l’Etape et résidents de l’EHPAD de Foucharupt à Saint-Dié-des-Vosges
Encadrants artistiques : Ghislain Bourquin, David L’Huillier (compagnie D2), Nicolas Diss (association Acte)
Restitution au Musée départemental d’Art Ancien et Contemporain à Epinal le 12 janvier 2020
2) Ombres et lumières
Evocation d’un monde où le langage verbal est remplacé par le dialogue entre le mouvement corporel et les formes projetées : initiation à la danse contemporaine, approche du mouvement et de l’ombre projetée, synchronisation avec un décor vidéo créé in situ (technique du papier marbré) et filmé en direct.
4 séances
Publics concernés : enfants et parents du centre aéré d’Archipel
Encadrants artistiques : Pascale Manigaud, Zeynep Uysal
Restitution au Musée départemental d’Art Ancien et Contemporain à Epinal le 12 janvier 2020
3) Trace.s Future.e.s, cycles d’ateliers menés en partenariat avec l’association Echanges et Cultures
« Même si les portes d’un musée sont ouvertes à tous il n’en demeure pas moins que nous ne les franchissons pas tous. Mais une des raisons qui ne nous invite pas habituellement à fréquenter les lieux culturels, c’est le manque de fédération. « Futur Antérieur » a été la clé fédératrice de cette porte qui reste fermée lorsqu’on est seul. L’action culturelle « Futur Antérieur » a donné à notre projet local, une envergure départementale. « Traces Futures » a coloré « Futur Antérieur » de sa dimension sociale. »
– Carole, participante au projet et bénévole au sein de l’association Echanges et Cultures.
>> In.Temporel.s Focus
Conception d’images de réalités virtuelles sur le thème des jardins du futur : recherche documentée pour créer une mise en scène, sculpture 3D pour la conception d’images virtuelles du paysage et de la flore.
12 séances
Publics concernés : publics d’Echanges et culture à Senones
Encadrant artistique : Neigeline Noël (VRisme)
Restitution au Musée départemental d’Art Ancien et Contemporain à Epinal le 12 janvier 2020
>> T’es fou man
Ecriture, interprétation et enregistrement d’une chanson sur l’avenir que nous réserve notre monde actuel : initiation percussions et découverte d’objets sonores, création de gimmick et sensibilisation à la polyphonie et au rythme, création de textes, musiques et interprétation.
7 séances
Publics concernés : publics d’Echanges et Cultures
Encadrant artistique : Serge Laquenaire (association Eveil Musique Aventure)
Version chantée
Version dub
>> Fossiles Futur.s et Après Faillite.s
Travail du volume, détournement d’objets et écriture, installations plastiques et sonores pour évoquer le déclin d’une humanité qui n’a pas su maîtriser son destin.
En complément de ces différents ateliers, 2 autres actions ont également été imaginées :
4) Une journée de découverte et d’expérimentation au Musée Départemental d’Art Ancien et Contemporain d’Epinal (mercredi 23 octobre)
Réservée aux publics et encadrants du projet La Déodatie en 4D, promenade dans l’espace-temps, incluant la visite du musée, de l’exposition Futur antérieur et le suivi d’ateliers de pratiques (fouilles, interprétation et conservation).
Visite guidée de l’exposition Futur Antérieur
Ateliers divers
Raconter l’histoire du tableau
Fouilles // archéologie
Reconstitution des artefacts
Imaginer la ville de demain
5) La Déodatie en 4D, le film
Création d’un documentaire, film mémoire du projet : comment l’art peut-il devenir un levier social et économique ? Depuis mai 2019, Pascale Manigaud a posé son regard sur l’évolution des ateliers artistiques et les actions de sensibilisation à l’exposition Futur Antérieur. Elle a réalisé un document-mémoire qui fait écho à la notion de droits culturels, posant la culture comme un droit fondamental et un facteur d’épanouissement individuel et collectif.
Afin de soutenir la création artistique sur le territoire des Vosges, le Conseil départemental des Vosges ouvre ses portes aux artistes locaux. Quatre artistes ont été sélectionnés par un jury parmi 14 candidats. Setou est la 1ère artiste qui exposera ses oeuvres durant 3 mois. Elle sera suivi par 3 autres artistes vosgiens courant 2020.
Pouvez-vous nous retracer un peu votre parcours d’artiste ?
J’ai eu envie de regarder là où on ne regarde pas.
J’ai fait une formation beaux-arts dans le Nord, plus précisément à Tourcoing, cependant ce n’est pas l’école qui rend artiste.
Mon parcours d’artiste se mélange à mon parcours d’existence. Mon art a grandi en Afrique de l’Ouest où j’ai vécu une dizaine d’années, plus précisément à Dakar au Sénégal. Cet éloignement de la France, cette immersion dans une culture nouvelle, m’a permis un cheminement vers la réappropriation de mes propres racines.
J’ai vécu une forme de métissage culturel, j’ai été saisie par la spiritualité et le côté mystique de l’Afrique noire. Ce vécu m’a permis d’opérer une forme de lâcher-prise par rapport aux contingences du quotidien occidental. Cela m’a aidé à m’assumer en tant qu’artiste, peintre et performeuse et à donner un sens à ma quête d’expression.
Avant le Sénégal, j’ai commencé mes 1ères expositions collectives à Paris. J’étais tellement timide, je me cachais souvent devant la presse. Pour la petite anecdote, un journaliste a pensé au début que j’étais un homme jeune, africain. Et ce même journaliste, étonné de rencontrer une jeune femme française, a pensé que j’avais vécu en Afrique. Lorsque je lui ai répondu que je n’y ai jamais mis les pieds, il m’a conseillé de m’y rendre.
Je suis donc partie une 1ère fois à Dakar où j’ai découvert le Village des Arts, un espace dédié à l’art contemporain où une cinquantaine d’artistes occupent leurs ateliers.
J’ai pu dans la foulée faire 2 résidences d’artistes dans ce lieu de création et par la suite j’ai décidé de fonder une association en France qui a permis à quelques jeunes artistes émergents sénégalais de réaliser des résidences d’artistes de 3 mois (2 mois de création, 1 mois d’exposition). A ce titre, j’ai été soutenue par le Conseil départemental des Vosges à l’occasion des 4 résidences qui ont eu lieu, ainsi que par le Ministère de la Culture du Sénégal.
Quels sont les artistes d’hier et d’aujourd’hui qui vous ont inspiré tout au long de votre parcours ?
Il y en a tellement.
Par exemple, Jean-Michel Basquiat, Francis Bacon, Marc Chagall, Henri Matisse, …
Et puis certains artistes conceptuels qui ont travaillé avec leurs corps.
Quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une œuvre (une image, un rêve, un souvenir, une émotion, une souffrance, le hasard, un mélange de plusieurs choses, …) ?
Oui, c’est un mélange de tout ça…
Selon moi, l’artiste est une éponge. Sa vision se doit d’être en quelque sorte circulaire. En ce qui me concerne, je parle d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Je suis à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Il y a à la fois quelque chose d’organique, d’intellectuel et de spirituel.
Au final, il en résulte des histoires, des sortes de légendes contemporaines ; je tente de sortir de l’évidence tangible.
J’essaie de proposer une vision onirique d’un quotidien transgressé, dans cette démarche je souhaite rester figurative afin de demeurer accessible.
On respire la culture africaine dans vos peintures. Votre « tribu d’images » comme vous nommez vos œuvres, est-elle un cri d’amour pour l’Afrique qui vous manque ? Un reflet de son absence et un rappel que vous êtes toujours auprès d’elle ?
Non, pas forcément… Il y a une déchirure en moi entre deux mondes, à savoir l’Occident et l’Orient, et paradoxalement cette fracture devient un outil de création, où l’Afrique est bien sûr très présente et m’habite.
Il y a un rapport unique avec la couleur… Dans vous tableaux, on découvre des couleurs chatoyantes, à la limite de la saturation avec une intensité lumineuse et des couleurs pures. Pourquoi ce choix chromatique ?
Ce n’est pas un choix. Sur cette exposition je propose des œuvres issues de mes 3 dernières collections. La plus ancienne avec des couleurs quasi primaires, les peintures datant de 2018 avec beaucoup plus de couleurs et les plus récentes de 2019 beaucoup plus chargées avec des œuvres plus en texture et moins lisses.
Le rouge est une couleur souvent prédominante dans mes peintures, peut-être est-ce parce que c’est une couleur proche de la vie, la couleur du sang. D’ailleurs j’ai travaillé avant avec du sang de bœuf, mais cela est interdit aujourd’hui.
J’ai accepté la couleur… je suis allée vers les couleurs. Je les veux violentes, fortes, contrastées.
Le mouvement est là, présent. Nous spectateurs, on entre dans le mouvement, on suit les traits, les tracés du peintre, l’énergie du geste. Vous, l’artiste, tout votre être fond dans le décor, vos pensées circulent sur la toile. Puis ce mouvement constant entre Orient et Occident, cette déchirure sans cesse renouvelée. Comment crée-t-on ce mouvement… qu’est-ce qui se passe en vous ?
Je continue de décliner ma « tribu d’images », êtres réels et êtres inventés, ceux-ci s’imbriquent entre eux. Je leur donne une histoire, je raconte …
Et chaque personne regardant mes toiles pourra s’approprier un morceau d’histoire qui lui parlera d’avantage qu’un autre.
J’aime beaucoup travailler sur grand format qui nécessite une grande dépense d’énergie à la fois physique et mentale. C’est une sorte de combat avec la toile. D’où le fait que bien souvent j’ai voulu réaliser des performances où je mettais en scène mon propre corps comme ultime matériau de création.
On ressent beaucoup de dualités… ou finalement d’harmonies… entre 2 choses opposées. Intérieur et extérieur, songe et réalité, homme et femme, le mystique et le quotidien, vie urbaine et nature/animaux, liberté et cadre, souffrance et espoir, … Vous pouvez nous en dire plus ?
En fait, j’aime le concept d’une sphère mouvante et vibratoire à l’intérieur de laquelle nous gravitons tous, parfois en paradoxes parfois en harmonies.
Il n’y a pas de juste milieu, de juste équilibre. Juste une infinitude de centres qui se déplacent à l’infini.
Vous associez souvent mots et images. Pour vous, les mots sont une sorte de transcription de vos œuvres, un miroir ? Les mots sont au service de l’œuvre ?
Les mots viennent dans les moments de pause dans mon atelier et font partie intégrante de mon univers de création.
Je ne raconte pas mes peintures avec mes mots… ce n’est pas une retranscription, j’ai l’idée en écrivant de permettre aux gens de rentrer davantage dans mon processus de création. Et les mots sont des images aussi.
J’essaie de livrer une explication poétique de mon travail avec les mots.
TEASER DE L’EXPOSITION « LAISSEZ PARLER LES IMAGES »
Travaillez-vous avec des publics différents dans le cadre d’ateliers de pratique artistique ? Et qu’avez-vous envie de transmettre ?
Oui. J’ai réalisé des ateliers pour des adultes (néophytes et personnes ayant déjà une pratique artistique).
J’aime travailler avec des publics singuliers (les malades mentaux, les handicapés mentaux, les malentendants, … ).
J’ai notamment aimé réaliser une installation artistique avec des personnes du spectre autistique dans laquelle j’ai mis un parallèle entre l’enfermement mental de l’artiste en processus de création et l’enfermement mental des personnes handicapées. La communication entre le langage de l’artiste et le langage de ces personnes fût très fluide. Et de cette rencontre naissait une sorte de « porte de sortie ».
Il était très important d’être extrêmement naturelle pour ce type d’échange.
Quels sont vos futurs projets artistiques (d’autres expositions, des performances, de nouvelles créations) ?
Bien sûr, l’envie de créer est bien présente. Bien que je travaille 365 jours dans ma tête, j’ai besoin pour créer de ne pas être parasitée par le quotidien, de m’extraire d’une forme de réalité. Je travaille donc par sessions.
L’exposition « Laissez parler les images jusqu’au 7 février 2020, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30 en accès libre.
Pour plus d’informations sur l’exposition « Laissez parler les images » et l’artiste Setou :