La 3ème édition du festival a repris ses quartiers d’été au Château des Capucins à Rambervillers. Les organisateurs du festival, ainsi que les propriétaires de ce lieu insolite, Edith et Francis Phelipeau, ont à nouveau accueilli très chaleureusement le grand public au sein du parc du château.
Les festivaliers ont pu profiter de la belle façade du château, de jour comme de nuit. Le Château des Capucins, construit à la fin du XVIIIe et inscrit aux Monuments Historiques, est un précieux témoignage des styles architecturaux qui se sont succédé entre le règne de Louis XVI et le Premier Empire.
Discours de bienvenue
Benoît Brunner, co-fondateur du festival
Une ambiance cool & conviviale
Le festival s’adresse à tous les publics. Novices voulant découvrir de nouvelles sonorités ou fanatiques de jazz ven.u.es voir les têtes d’affiche et groupes nouvelle génération…tous ont une place.
Jeudi, pour la soirée gratuite de lancement, beaucoup de familles, toutes générations confondues, viennent découvrir l’ambiance conviviale créée par les organisateurs.
Une soirée d’ouverture aux grooves urbains
Michael ALIZON Around Quintet a ouvert les festivités !
Un nouveau quintet voit le jour et propose des sonorités très électriques, à la fois funk et trip-hop.
Dans ce projet, il a été question de valoriser les ressources humaines et patrimoniales de Plombières-les Bains. Un village entier a été mis en relation avec un couple de clowns, Ultrason et Champion, afin de permettre un maillage social et artistique, intergénérationnel et durable. Résidents d’EHPAD, élèves du collège et des écoles maternelle et primaire, commerçants, curistes, associations locales, élus et habitants plombinois ont tous été impliqués aux différentes étapes du projet.
A la suite d’échanges et réflexions, des missions ont été proposées aux clowns de La Spontanée et, à l’occasion de nombreux évènements culturels de décembre 2022 à juin 2023, ils sont devenus reporters, guides touristiques, historiens d’arts et conférenciers, animateurs de groupes de parole, danseurs, maîtres de cérémonie, …
Le fil rouge du projet était l’eau et le thermalisme.
Rencontre avec Ultrason & Champion
Lydie Gustin et Francis Albiero
La naissance d’Ultrason et Champion
Champion est né d’une improvisation cirque faite dans les années 2000. Francis Albiero, vêtu ce jour -là d’un maillot du meilleur grimpeur de la marque « Champion », entend son ami dire « Et Champion, tu viens par-là ! ». Et le nom fait tilt. Le personnage voit alors le jour et évolue avec le temps.
Ultrason, quant à elle, est née en 2020 avec les prémices d’un personnage qui s’est affiné en quelques années. La voix et le corps continuent d’évoluer aujourd’hui.
La rencontre artistique entre Champion et Ultrason date de 2020. Confinés ensemble, ils ont publié tous les jours des improvisations sur les réseaux sociaux. Le duo s’est peaufiné grâce à ça. En sortant, ils tenaient les bases d’un spectacle sur le cinéma. Puis s’en est suivi un spectacle sur le rock, une visite guidée, un solo d’Ultrason et un spectacle sur l’art contemporain de Champion.
« On est un duo comme Laurel et Hardy, qui avance au fur et à mesure des projets artistiques, mais qui reste le même duo. On se nourrit de tout ce qu’on a déjà fait et, parfois même, on fait des blagues sur ce qu’on a vécu ailleurs. Et le public nous suit ! »
Comment vous décrivez-vous en tant que clown ?
« Il y a une image du clown dans la tête des gens : le clown pour enfants qui fait de la magie. Cela ne correspond pas à la nôtre. On nous décrit parfois comme « clown-moderne ».
On a pour habitude d’expliquer notre univers et d’utiliser le terme de théâtre burlesque comme repère. Et parfois, on parle juste d’Ultrason et Champion… le public commence à nous connaître. »
Hors d’œuvre – à la découverte d’une œuvre d’art, autrement
Les « hors d’œuvres », créés par Ultrason et Champion, consistent à sortir des murs des œuvres artistiques et les installer dans des lieux improbables pour attirer un autre public.
La Société d’Art et Histoire ainsi que le Musée Louis Français, partenaires du projet, ont mis à disposition une œuvre hors les murs comme support d’échanges.
« Le clown, c’est un art du lien. C’est la raison d’être du clown. Il fait le lien entre des gens et différents mondes. Au cirque, il faisait le lien entre différents numéros. On le prend un peu au pied de la lettre. Cela nous permet de faire le lien entre une œuvre très classique du musée et un tout autre public ».
Les 2 de La Spontanée ont proposé au public plombinois de découvrir une œuvre du musée Louis Français (30 Av. Louis Français, 88370 Plombières-les-Bains). Une façon décalée mais néanmoins savante de présenter des œuvres classiques.
L’œuvre présentée lors de ce projet :
La Seine à Bougival de Louis Français à l’Atelier de Julie (2 rue Stanislas), aux Abbesses (6 place Napoléon III) et au Balto (8 Pl. Napoléon III).
« Quasiment tout ce qu’on dit sur l’œuvre et l’artiste est vrai. On le décale pour capter l’attention. Cela permet également d’éclairer un peu différemment notre travail de clown. Les clowns peuvent aussi s’emparer de cette transmission. »
Cette forme permet de découvrir l’œuvre d’un autre œil et de s’éloigner du sectaire et du trop sérieux. C’est une porte ouverte au spectacle vivant, au musée, autrement. Cela permet également l’improvisation.
« C’est comme un repas. On prépare le plat, mais on ne sait pas comment on va faire pour le servir. Est-ce qu’on va servir vite ? Vont-ils en reprendre ? L’énergie n’est pas toujours la même. On adapte. »
Lien intergénérationnel – retour d’expérience
Un travail de fond a été mené avec de jeunes élèves du collège et les résidents de l’EHPAD à Plombières-les-Bains. Des ateliers avec chacun ont été mis en place, puis des points de rencontres entre ces 2 générations ont permis les échanges. Ce lien intergénérationnel a été une bonne part de leur travail sur ce projet. Ils ont également été à la rencontre des commerçants et habitants de la ville.
« On était là pour faire du lien, et après, il y a des liens qui se sont créés tous seuls lors de notre absence. C’est dans cette continuité que se trouve la réelle richesse des échanges. »
Plombières-les-bains sous un autre regard
A travers ce projet, Ultrason et Champion, ont mis en lumière le patrimoine thermal, culturel, architectural et humain de Plombières-les-Bains. Une visite guidée décalée de la commune a été présentée aux habitants, ainsi qu’une visite de l’Espace Berlioz en chantier. A chaque rendez-vous donné, les plombinois ont répondu présents.
« En écoutant les résidents, on découvre des expériences professionnelles liées aux activités ouvrières du coin et à l’eau, on découvre comment ils vivaient et comment ils sont dans leurs corps aujourd’hui, … Plombières est une ville en souffrance actuellement mais avec une volonté de faire des choses. Il y a une réelle richesse. »
Projets à venir pour Ultrason et Champion
Futur spectacle « The World Tour Singing», concert rock-clown – fin 2024
Des résidences à venir pour pouvoir continuer à finaliser le spectacle.
La continuité des « Hors d’œuvre » et le projet de nuit dans les musées
Un retour à Plombières-les-Bains (on l’espère !) dans le cadre d’un CTEAC (Contrat d’éducation artistique et culturelle) ou appel à projet DRAC-ARS
« Hors d’oeuvre » aux Abbesses chez Isa et à l’Atelier de Julie
« Tournage exceptionnel » chez Nadine au Broc’Art Bar
En amont de leur tournée mondiale, Ultrason et Champion préparent le clip de leur morceau fétiche, dans une ambiance gothique de bon aloi.
« Musique ! » au centre-ville
Le violoncelliste Stan Duguet improvise au Lavoir.
« Mots de Plombières » à l’Espace Berlioz
A travers un spectacle déambulatoire, Ultrason et Champion restituent le fruit de leurs nombreuses rencontres avec les Plombinois qu’ils ont fréquentés depuis décembre.
« Pique nique intergénérationnel » au Tarpenet et restitution du projet global
Flashmob intitulé « Mamb’eau » présenté aux résidents de l’EHPAD lors du pique nique intergénérationnel.
Extraits de l’abcédaire sur le thème de l’eau créé par les collégien et partagé avec les résidents de l’EHPAD.
Ce projet a étéréalisé avec le soutien de la DRAC, l’ARS, le Conseil départemental des Vosges et la CARSAT.
Partenaires du projet
Structures locales : Ehpad clos des écureuils, Musée Louis Français, Mairie, CCAS, Collège Montaigne, Groupe scolaire Alfred Renauld, Bibliothèque, Espace Berlioz, Office de tourisme
Associations : Jardins en terrasse, Les écureuils, Art et histoire, Fêtes et renaissance, Les tricoteuses
Commerces : Broc’art bar, Tabac presse le Balto, Brasserie les Abbesses, L’atelier de Julie
Habitants/Spectacles à domicile : Annie et Claude Cornu, Catherine et Jean-Baptiste Noël, Josiane Jeanvoine
Ce spectacle dansé met en scène Catherine, adolescente juive en temps de guerre, et la suit dans ses rencontres amicales, sa découverte de l’amour, son périple pour échapper aux soldats allemands et sa passion pour la photographie. Le thème de la photo, qui adoucit cette trame dramatique et donne des notes optimistes et lumineuses, sert de fil conducteur tout au long du spectacle.
Illustration de la BD, vidéo, photographie, musiques et danses variés se marient de manière émouvante grâce aux 120 danseurs enfants et adultes de l’école de danse dirigée par Lydie Fornage.
C’était salle comble à la Rotonde de Thaon-les-Vosges samedi. Le public était au RDV et a été plongé dans les années 40 grâce à une immersion dès l’entrée en salle.
Spectacle soutenu par le Conseil départemental des Vosges.
Vincent Ganaye est artiste depuis toujours. Enfant, il peint déjà et, à 10 ans, il découvre la photo et ne s’est jamais arrêté depuis.
La nature, thème omniprésent
Sur cette exposition, il aborde surtout la montagne. Installé près de Saint-Dié-des-Vosges, il passe une grande partie de son temps sur les sommets et crêtes vosgiennes. Il s’inspire également de ses voyages en France et à l’étranger.
Ses œuvres sont un amalgame de toutes les impressions et émotions qu’il ramène de ses balades, ses randonnées et ses excursions. Les peintures, exposées au Département, reflètent l’imaginaire, la photographie, quant à elle, donne une prise dans le réel.
« Par-delà la ligne bleue »
Avec ce titre, Vincent Ganaye met l’accent sur le ressenti, le vécu et les émotions.
« C’est une façon de poursuivre un peu le voyage et le chemin, à travers la peinture, en donnant un peu plus de liberté et d’imaginaire. Cela ouvre la porte à beaucoup de choses tout en gardant le pied dans le réel, car la montagne est tout de même décrite et fantasmée. Elle peut être très présente dans mon esprit mais peut également être complètement recomposée et imaginée. »
Le processus de création, une forme de voyage
« Lorsque je commence une œuvre en atelier, je n’ai pas de fil directeur. Je commence sur une page blanche ; je trace parfois des traits et je ne sais pas où je vais. C’est au fur et à mesure que cela se tisse. Tout se met en place progressivement. Ça m’arrive de faire des petits croquis au préalable, mais globalement c’est dans le vif. C’est un peu comme une improvisation en musique, une partition qui se compose. On déroule son imagination et cela se construit. »
Les Vosges, une terre d’art
« C’est un territoire propice aux artistes. Aujourd’hui il y a une grande dynamique artistique et il y a beaucoup plus d’artistes qu’avant. »
Les Vosges et ses montagnes sont une source d’inspiration dans son art. Cela fait partie de son patrimoine artistique.
Zoom sur une œuvre de l’exposition
Ce dessin est assez représentatif de son travail, avec une perspective de montagnes, un parcours avec un chemin et un premier plan avec des rochers . Il reflète l’idée de voyage et de déplacement.
« C’est ma façon de pratiquer la montagne. Des rochers sont placés sur le chemin, comme des obstacles, pour montrer qu’on est dans une zone de nature. C’est un chemin pour le marcheur, pour la solitude et pour la découverte. Ce n’est pas lié à l’exploitation de la nature, tel qu’on peut la voir aujourd’hui, et du tourisme de masse. Cela n’a pas été tracé pour l’Homme. C’est important que la montagne garde son caractère sacré et qu’on puisse y trouver des refuges. »
Des conseils pour la génération d’artistes en devenir
« Il faut être fidèle à soi, à son âme, à sa pensée. Il ne faut pas chercher à copier, à imiter les autres. Il faut trouver sa voie, son style, sa signature, son orientation. Il faut se méfier des modes, des tendances et de tout ce qui pourrait polluer la création. Il faut que le message soit fort et ne pas se laisser submerger par tout ce qui se passe autour de vous. »
DÉCOUVREZ SES ŒUVRES SANS PLUS ATTENDRE !
Jusqu’au 8 septembre 2023
Entrée libre
de 9h à 16h30 du lundi au vendredi
Conseil départemental des Vosges | 8 rue de la Préfecture à Epinal
CultureCNous propose à sa communauté 9 rendez-voussur le territoire * afin de vous accompagner dans l’utilisation de ce nouvel outil :
16 janvier | Neufchâteau
24 janvier | Epinal
27 janvier | Saint-Dié-des-Vosges
2 février |Darney
7 février | Le Thillot
2 mars | Vittel
9 mars | Senones
17 mars | Mirecourt
24 mars | Gérardmer
* au sein des Maisons de la Solidarité et de la Vie Sociale.
Ces rencontres ont pour objectif de vous présenter les nouvelles fonctionnalités du site, d’étudier des cas adaptés à votre profil et de vous proposer de la mise en pratique concrète.
Un CNFS du Département (Conseiller numérique France Services), qui a pour mission d’accompagner les usagers vers l’autonomie numérique et de réduire la fracture, sera également présent lors des différentes rencontres.
Ces rencontres sont un prolongement du site qui accompagne déjà à distance les acteurs culturels dans l’utilisation du nouvel outil de travail depuis son lancement le 18 octobre 2022.
Inscrivez-vous dès maintenant via le formulaire en ligne (inscription obligatoire, places limitées)
Public visé
Tout acteur culturel du territoire.
Un individuel ou une équipe au sein d’une structure.
Artistes (spectacle vivant, arts plastiques et visuels, …), collectivités, écoles de musique, écoles de danse, bibliothèques/médiathèques, associations, lieux de diffusion, sites du patrimoine, …
Objectifs de la rencontre
Créer votre compte (si ce n’est pas déjà fait)
Compléter votre profil
Découvrir toutes les fonctionnalités du site et apprendre à s’en servir
Comprendre l’utilité et les avantages de la plateforme web pour vos besoins spécifiques
Regrouper votre retour d’expérience et répondre à vos questions
Prérequis
Aucun prérequis nécessaire. Nécessité d’avoir une adresse mail pour la création d’un compte.
Contenu et déroulé
Tour de table
Présentation de la plateforme et de toutes ses fonctionnalités
Etudes de cas adaptées à votre profil
Mises en pratique concrètes
Si vous avez un besoin précis, nous pouvons aller jusqu’à mettre en place votre projet en ligne directement lors de notre rencontre.
Interlocuteur
Le Conseil départemental des Vosges
Rencontre animée par Murielle Eghtesad, animatrice des réseaux culturels. Elle sera accompagnée par un CNFS – Conseiller numérique France Services.
Suivi
La « hotline » CultureCNous est là pour vous ! A tout moment vous pouvez nous contacter pour toute question sur la plateforme ou pour un problème technique.
La résidence départementale est une résidence de création d’œuvre(s) qui se nourrit des partenariats étroits avec l’ensemble des structures culturelles du territoire (associations, écoles d’enseignements artistiques spécialisées…).
Elle contribue par la rencontre entre le collectif d’artistes selectionné et les amateurs à favoriser l’appropriation du projet pour chacun des partenaires que ce soit de manière humaine, financière et pédagogique et à développer l’esprit de réseau des acteurs du schéma départemental des enseignements artistiques. Elle vise également à favoriser l’accès à la culture, en veillant à inclure des actions d’éducation artistique et culturelle.
Ce temps de résidence permet au collectif d’effectuer ses recherches et de créer tout en assurant une présence active sur le département.
Enjeux et objectifs
Les différents objectifs du projet de résidence de création sont :
Permettre d’appréhender le processus de création pour les amateurs
Contribuer au développement culturel et artistique en s’inscrivant dans une dynamique locale et participative
Réduire les inégalités en matière d’accès à la culture
Proposer une vision, une interaction au monde grâce au propos artistique.
Pilotage de la résidence de création
Dans le cadre de la résidence, La Souris Verte, son équipe et son équipement, est désignée pilote. Cette SMAC a pour mission :
D’accompagner le collectif pour mener le projet sur l’ensemble du territoire vosgien,
D’organiser la présence du collectif sur le territoire durant les trois années, en lien avec les acteurs des territoires concernés qui en assureront l’accueil,
D’accueillir les artistes du collectif en résidence dans ses locaux,
D’accompagner le collectif à élaborer des dossiers de financement (si besoin et si opportun)
Le Conseil départemental des Vosges, partenaire de la mise en place du projet à l’échelle du département :
Participe à la construction générale du projet (soutien en ingénierie de projet)
Fait le lien entre les artistes et les structures amateurs ou d’enseignements artistiques (équipe enseignante, apprenants, passionnés …)
Emmanuelle Afanassieff – Conseil départemental des Vosges et Emmanuel Paysant – La Souris Verte
Un comité de suivi, composé du Conseil départemental, de La Souris Verte et des structures d’accueil et d’organisation des projets sur les territoires se réunira à minima 2 fois chaque année avec les artistes, pour permettre leur organisation.
Présentation d’Antiquarks
Mardi 16 février 2021, une présentation d’Antiquarks, collectif selectionné, a eu lieu à la Souris Verte à Epinal auprès des acteurs culturels du territoire des Vosges.
Les objectifs de transmission et de lien, l’approche pluridisciplinaire et l’inscription dans les musiques actuelles demandés pour cette résidence, sont autant de passerelles évidentes avec le projet de la compagnie musicale Antiquarks.
Régulièrement sollicités pour partager leur univers de compositeurs et leurs compétences de musiciens pédagogues, ils apportent une réponse artistique originale aux enjeux culturels, sociaux et politiques de chaque territoire.
Une approche particulière de la transmission développée par Richard Monségu et Sébastien Tron, directeurs artistiques de la Cie depuis 15 ans, qui fut notamment récompensée en 2014 dans le cadre de la cérémonie de remise du Prix De L’audace Artistique Et Culturelle à l’Elysée, en présence du Président de la République François Hollande et de Jamel Debbouze (Président du jury). Ce prix récompense des projets exemplaires en faveur de l’accès des jeunes aux arts et à la culture.
Artistes entrepreneurs indépendants, Richard Monségu et Sébastien Tron sont aussi acteurs de la vie musicale professionnelle du secteur des musiques actuelles avec 2 projets associés : un label discographique « Label du Coin » et un organisme de formation dédié au secteur culturel « Formassimo »
Antiquarks aime les corps et la danse, a toujours entretenu un rapport étroit avec des artistes africains et les cultures africaines, et a acquis une expérience solide sur la gestion de projets multi-partenariaux et à destination des habitants.
La Cie a donc initié en 2020 un cycle de création sur l’Afrique. Un cycle articulé autour de plusieurs projets :
la création « Afriquarks », réalisée ans le cadre du défilé de la 19e Biennale de la Danse de Lyon 2020-21, où Antiquarks est la 1ere compagnie musicale à porter la direction artistique d’un des projets.
Le nouveau spectacle avec le chanteur monument de la musique Sénégalaise Souleymane Faye.
Un travail sonore sur les textures et rythmes ouest africain qui ressortirons à l’écoute du nouvel album en 2021.
Ce cycle de création mêle musique, littérature, danse et arts visuels. Le projet de présence sur le territoire d’Epinal entreraient donc en résonnance avec ce cycle de création.
Allier pédagogie, création et interdisciplinarité
La compagnie musicale Antiquarks naît en 2004 de la rencontre de deux musiciens auteurs, compositeurs et interprètes : Sébastien Tron (vielle à roue électro acoustique, clavier et chant) et Richard Monségu (percussions batterie et chant).
Au fil de leurs albums et tournées ils explorent une musique “world progressive” à l’instrumentation atypique. Animés par un même souci de décloisonnement ils développent également des spectacles participatifs mêlant tous types de publics et diverses disciplines artistiques : danse, théâtre, slam, graphisme, arts plastiques…
La pédagogie et la transmission, éprouvées dans leurs expériences d’enseignants (université, conservatoires, écoles de
musique) tiennent une place importante dans leur vision de la création artistique. A chaque rencontre, les structures qui les sollicitent reconnaissent leur capacité à proposer des projets uniques adaptés aux enjeux artistiques et culturels locaux.
Écrire pour et avec le territoire
Antiquarks propose des créations musicales, métissées, vivantes, populaires et d’une grande exigence artistique.
Elle inscrit son expression dans le champ global d’une culture citoyenne et développe une poétique qui convie l’imaginaire de chacun, dans un cadre artistique assumé. Quelles que soient les formes que prennent
leurs spectacles, les membres de la compagnie s’attachent à prendre en compte la réalité physique, géographique, d’un territoire, mais aussi sa dimension culturelle, humaine, sociale.
Cette double approche artistique et de médiation est au coeur de la formation et l’identité des deux directeurs artistiques qui revendiquent une vision décloisonnée de la création, où transmission et création vont de paire.
Une esthétique métissée
Les spectacles crées sont des mises en scènes conçues sur mesure pour chaque territoire et ses publics où la musicalité est le fil rouge, l’espace de rencontre et de tension positive entre les différents participants.
Les temps d’ateliers et de répétitions sont des moments essentiels d’échanges et de création partagée. Parades carnavalesque, comédies musicales, bals chorégraphiés, orchestrations sportives, sont autant de formes que peuvent prendre ces spectacles qui convient des compétences variées (chorégraphie, graphisme, mise en scène, médiation…), réinterrogent les postures professionnelles de chacun et permettent de partager connaissances et savoir-faire.
Alors oui, ca remue, ça bouge, ça décoiffe, ça bouleverse, ce n’est pas du prêt à programmer, du prêt à penser mais ça génère du commun, de la joie, du mouvement et permet de rappeler que les paillettes et le groove de l’extraordinaire appartiennent également aux créations participatives!
Résider, approche artistique et méthodologique
Stimuler la création
Pour Antiquarks, l’écriture au prisme du territoire, représente une expérience artistique particulièrement motivante. Venant des musiques du monde et des musiques amplifiées, les artistes de la compagnie s’inspirent des musiques et danses de chaque territoire, quelles que soient leurs formes et leurs origines. Cette ouverture à d’autres cultures est également nourrie par leur expérience de transmission et de pédagogie, auprès de publics de tous âges et de tous milieux, qu’il s’agisse de l’enseignement de la danse, de la musique du chant ou encore des sciences sociales.
Une résidence de territoire est un moment privilégié de rencontre et d’innovation ou l’enjeu est d’assurer un cadre de création stimulant tout en laissant une grande liberté aux différentes parties prenantes. L’ouverture à d’autres disciplines artistiques (photographie, arts plastiques, théâtre, danse…) permet de répondre au mieux aux envies que sont susceptibles de formuler habitants et acteurs du territoire et constitue pour la compagnie un véritable laboratoire de recherche esthétique et sociale.
Faire l’expérience d’un territoire
La disponibilité de l’équipe pour sentir le pouls des choses et se laisser surprendre par le contexte est essentielle à l’écriture collective d’un projet artistique sur-mesure. Même sans structure d’envergure professionnelle ou compagnie de renom, ils sont convaincus que chaque territoire fait l’objet d’initiatives artistiques. Les déserts culturels n’existent que dans l’imaginaire de ceux qui ne mettent jamais les pieds sur le terrain. Les artistes de la compagnie ont en commun de porter un intérêt sincère aux cultures populaires sans chercher à les opposer à d’autres formes plus légitimes ou reconnues.
Des événements tels que le carnaval, le corso fleuri, les marchés, les festivités agricoles, peuvent être support
d’un travail artistique. L’histoire d’un territoire, ses figures tutélaires, ses légendes urbaines, ses dynamiques
sociales, son paysage, sont autant de sujets qui peuvent tisser la trame d’un spectacle et susciter une réflexion
et une mobilisation collective autour du processus de création.
Se rencontrer à travers une expérience artistique partagée
La mobilisation des publics passe par la conception et la réalisation d’interventions artistiques ou pédagogiques au sein des structures afin de permettre une première rencontre à travers une expérience esthétique. Il peut s’agir de concerts-mobiles reçus dans des lieux inattendus du territoire, de bal chorégraphiés, d’expositions, de temps de débats…
Ces dispositifs sont conçus comme des temps de collecte où les artistes repèrent et recueillent des paroles et les points de vue des participants.
Créer des collaborations inattendues
L’intervention d’une équipe artistique extérieure crée souvent une perturbation, de l’extraordinaire et permet de questionner de manière renouvelée un territoire et ses acteurs. Les créations d’Antiquarks suscitent des collaborations inédites entre structures, convient des publics aux pratiques artistiques différentiées. Ici la surprise, la poésie, sont moteur d’innovation culturelle et sociale.
Faire progresser les logiques de co-construction
Il leur semble stratégique de penser une progressivité des logiques de co-construction au fil de la résidence. L’organisation d’ateliers et de représentations auprès au sein des différentes structures est parfois une première étape pour ensuite penser la mixité et la mobilité des publics entre ces dernières.
Célébrer le potentiel artistique d’un territoire
Les spectacles issus de ces dynamiques de résidence sont l’occasion de valoriser le potentiel artistique de chacun et de réunir amateurs, professionnels, habitants autour d’une dynamique collective de création.
DJ à 14 ans, Richard Monségu découvre la percussion et le chant au lycée. Attiré par la littérature, les pratiques artistiques, la philosophie et l’ethnomusicologie, il étudie la sociologie et l’ethnologie à l’université Toulouse Le Mirail et obtient en 1999 un DEA de Sciences Sociales à Lyon II.
Il multiplie les expériences musicales sur scène et en studio (une dizaine d’albums) dans les esthétiques world, chanson, reggae, trad, électro, jazz, rock. Pendant une dizaine d’années, il enquête et participe en tant que musiciens aux fêtes et mariages algériens, marocains, guinéens, sénégalais, afghans, gitans, etc. Cette pratique musicale peu ordinaire de terrain lui permet de développer un jeu personnel très apprécié par les danseurs et musiciens de différentes cultures.
Dès 1995, il diffuse son travail sociologique et artistique sur les « cultures musicales d’exil » par des conférences, articles ou interviews. Il contribue activement à l’élaboration du CD « Musiciens du Maghreb à Lyon » produit par le CMTRA en 1996.
Il a enseigné l’anthropologie et la sociologie à l’université Lyon II, les percussions et la batterie au CNN de Lyon, et intervient à l’Université Populaire de Lyon depuis 2011.
Richard Monségu se consacre à la composition, la création et l’arrangement avec son partenaire Sébastien Tron depuis 1999. Ensemble, ils réalisent plus d’une dizaine de projets entre spectacle et ciné-concert, création participative et transmission, conférence et workshop.
Sébastien Tron
Compositeur, arrangeur & Interprète, vielle à roue augmentée, piano, voix, machines
C’est à travers une éducation populaire autour des musiques et danses traditionnelles françaises que Sébastien fait ses premiers pas sur scène, en famille, entre festivals, fêtes de village, stages et animations. Enfant, il apprend le piano, aux frontières du classique, du jazz et de l’improvisation.
A 11 ans, son père l’encourage à jouer la vielle, un instrument intriguant qui deviendra plus tard « l’usine à son » d’Antiquarks, qu’il enseigne depuis ses 14 ans (CMTRA…).
En 1996, il rencontre l’artiste Richard Monségu avec qui il découvre les musiques traditionnelles extra-européennes et la pratique des tambours. Il s’installe à Lyon en 1998 pour ses études : attiré par le vivier de chercheurs pluridisciplinaires de l’IRCAM, il étudie les sciences physiques (UCBL Lyon1) et suit des cours de composition électroacoustique et d’informatique musicale (SONVS – CNSM de Lyon). L’apprentissage des tambours basses de la musique d’Afrique de l’Ouest nourrit son jeu et crée une valeur ajoutée à sa pratique instrumentale (piano, synthétiseurs, vielle à roue électrique).
En 2002, il rejoint le collectif grenoblois Mustradem au sein du groupe Djal avec qui il tourne dans de nombreux festivals en Europe. Depuis 2017, il compose et interprète la BO du BD-concert « Groenland Manhattan » avec l’accordéoniste Stéphane Milleret.
Avec Antiquarks, il développe une recherche singulière sur les textures, les effets, l’échantillonnage et l’acousmatique. Il se spécialise dans la réalisation d’albums studio, la conception sonore, la prise de son et introduit l’informatique sur scène. Il signe également la réalisation de deux clips en tant qu’illustrateur, animateur et monteur. Il mène un projet de lutherie numérique autour d’un projet de vielle à roue polyphonique.
Du duo à la compagnie
Artistes engagés et musiciens passionnés, Richard Monségu & Sébastien Tron sont compositeurs, orchestrateurs, arrangeurs de répertoires hybrides (électrique et acoustique) et réalisateurs post-prod.
Créateurs nomades, ils ont réalisé plus de 600 concerts en France et dans le monde (Mexique, Autriche, Portugal, Bolivie, Italie, Turkménistan, Suisse…).
Antiquarks rassemble ses recherches artistiques sous le terme « interterrestre ». Leur création est une
reconstruction conceptuelle qui tente de retrouver ce que la musique française des cinquante dernières années a refoulé dans son histoire musicale, et tout particulièrement son rapport avec les formes musicales des cultures colonisées.
Le processus créatif est axé sur les rythmes, phonèmes vocaux et timbres instrumentaux des musiques populaires et savantes de traditions orales des musiques Noires (Afrique, Antilles, Caraïbes), des Amériques (musiques amérindiennes & afroaméricaines) et du pourtour méditerranéen. Un travail spécifique sur l’esthétique sonore, qui passe par la modification de la lutherie traditionnelle de la vielle à roue, la création de samples à partir des sons de la vielle, jusqu’au mixage des compositions pour le studio ou la scène.
Leur travail musical se rapproche des explorations sonores audacieuses rock, jazz et contemporaines des années 70 : goût de l’album concept, de la musique épique ou intime, de l’improvisation, sans oublier les influences des musiques traditionnelles extra-européennes et des percussions en particulier.
De 2014 à 2018, le duo consacre ses créations aux corps dans tous ses états. Le corps rieur de Rabelais avec le Bal Interterrestre et Homo Rictus, fresque humaniste de visages grimaçants. Le corps émancipé de la fête avec Kô (concert + livre-CD + oeuvre numérique). Le corps féminin aliéné par la domination masculine avec la création de la Bande Originale du spectacle de danse Lune Bleue (Cie Madjem).
Chaque création est ainsi un objet de recherche esthétique et un défi artistique proposé sous la
forme de concerts, albums, créations participatives ou événements citoyens.
Ils investissent le terrain de la transmission et travaillent sur la question du territoire et de ses habitants avec des projets de médiation entre création participative et pédagogie de la création, conférences et workshops. Ils reçoivent le « Prix de L’Audace artistique et culturelle 2014 » délivré conjointement par le Ministère de la Culture et de la Communication et le Ministère de l’Education Nationale. Ce prix récompense des projets exemplaires en faveur de l’accès des jeunes aux arts et à la culture. De 2015 à 2018, ils sont sollicités par le dispositif CTEAC en Drôme Provençale.
En 2019, la cie Antiquarks porte la direction artistique d’« Afriquarks – l’Afrique du futur ». C’est l’un des
12 projets retenus pour le défilé de la Biennale de la Danse 2020, « le plus important et ambitieux des festivals de danse au monde » selon le New- York Times. Antiquarks mène une création francosénégalaise avec le chanteur dakarois Souleymane Faye en lien avec la saison Africa 2020 portée par l’Institut français.