
Démo des archers
Association La Hird d’Ull




Performances artistiques





Artisanat du Moyen Âge


Grand spectacle
John Di Domenico avec les « Chevaux de prestige »





Campements vivants – démonstrations de la vie médiévale





L’Accrotour – la tour d’escalade


Association La Hird d’Ull











John Di Domenico avec les « Chevaux de prestige »













Avant d’être un bâtiment, c’est un projet… une utopie. L’art accessible au plus grand nombre. Depuis 1976 cette volonté y est ancrée. L’idée est de donner au public des œuvres exigeantes, de leur faire découvrir le théâtre.
Chaque directeur amène son projet. C’est un lieu au service de l’art, un lieu chargé de cette dimension « art » au sens noble.
Ce lieu induit les œuvres qu’on désire monter. Il est inspirant de par son architecture (portes qui s’ouvrent sur la forêt) puis par l’envie de mettre en scène des auteurs vosgiens.


Certains auteurs écrivent pour le Théâtre du Peuple.
Certains metteurs en scène, tel que Jean-Yves Ruf (« La Vie est un Rêve ») rêvait de travailler ici.
Finalement tout le monde est au service du lieu. Inspiré par la scène qui s’ouvre, le metteur en scène cherche quelle valeur lui donner. Comment la forêt devient un espace poétique et cinématographique. Trouver une analogie avec son propre travail pour y faire figurer la forêt de Bussang. Chacun est libre de s’en inspirer comme il le souhaite.
Je ne sais pas si on peut vraiment parler de succès dans l’art…
Mais l’expérience la plus marquante pour moi a été de partir à pied du Théâtre du Peuple et d’aller à la rencontre des gens.
Ce projet a commencé en 2018 au nord de Bussang. En 4 ans, j’aurais sillonné tout le territoire avec une réelle dimension interrégionale. Côté sud vers la Franche-Comté cette année et pour finir en 2020-2021 coté est, vers l’Alsace.
J’ai joué dans les églises et les salles de fêtes. Les spectateurs avaient la possibilité de marcher à mes côtés. Je dormais chez les habitants.
Créer l’art auprès des gens, créer du lien. Leur rappeler que le théâtre est un lieu vivant et qu’on peut sortir du bâtiment. Et inciter les gens ensuite à venir au Théâtre du Peuple. Beaucoup connaissaient le théâtre, mais n’y étaient jamais allés.
Je suis fier de cette expérience. Je la vie intensément, seul dans la montagne. C’est une réelle performance physique et expérience humaine enrichissante.
J’étais très tôt au théâtre, vers 3-4 ans. J’étais souvent mis devant des pièces de théâtre. J’ai commencé le théâtre vers 14 ans dans un atelier au collège. J’étais très vite intéressé par ce qui se passait derrière la scène.
J’ai effectué un stage entreprise en 3ème à Limoges où j’ai découvert le métier de régisseur plateau. J’ai fait un cursus option théâtre au bac.
Je voulais tout faire : la mise en scène, la régie et jouer… Et aujourd’hui, je n’ai pas eu à renoncer à l’un ou l’autre. Je combine toujours les 2 ou les 3 dans mes créations.
La passion est venue aussi des spectacles que j’ai vu. Ce n’était pas un déclic…. Si ce n’est que la 1ère fois que je suis monté sur scène. Là il s’est passé quelque chose en moi d’inexplicable.

C’est l’histoire du Théâtre du Peuple et presque une obligation pour Bussang. L’après-midi on réunit des amateurs et des professionnels.
C’est ici que j’ai découvert les vertus de ce mélange. Les professionnels se ressourcent au contact des amateurs et les amateurs rehaussent leur degré d’exigence. Travailler avec les gens dans la vraie vie, des gens qui ont un travail ou qui sont retraités, c’est une réelle richesse. On sort un peu des circuits professionnels où l’on sait même plus pourquoi on fait ce métier. On retrouve l’essentiel et le plaisir de jouer. On revient à la base.
Des gens viennent de partout en France. C’est une manière de donner de la visibilité et de rendre hommage aux artistes qui sont sur le territoire.
Cette année, c’était un petit hasard d’avoir 3 artistes du Grand Est (Metz, Strasourg, Fraize).
Après Maurice Pottecher, aucun auteur vosgien avait joué au Théâtre du Peuple. Aujourd’hui il y a de nouveau des auteurs d’ici, comme Magali Mougel. Les gens ici sont sensibles à ça et sont fiers de leur territoire et les talents qui y émergent.
Il y a des gens qui nous disent « je viens depuis 10 ans, 30 ans … ». Les gens se rendent compte de l’atmosphère unique : la magie du lieu et sa nature tout autour… Puis l’accueil du public avec la direction qui sert au bar. On déhiérarchise le métier et on donne une ambiance familiale.
Notre pari est de continuer à œuvrer à ce que de nouvelles personnes viennent et pas uniquement les habitués. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a décalé les heures d’été pour accueillir de nouveaux publics. 450 collégiens du Thillot étaient présents par exemple. Avant, cela était impossible car le théâtre fermait fin août. Nous essayons de leur communiquer la magie du théâtre et leur donner l’envie de revenir avec leurs parents.
Si on n’éveille pas la jeunesse et on leur donne que ce qu’ils consomment déjà, on ne va pas aller très loin.
On essaie de sensibiliser un maximum et on s’étend sur un territoire allant entre le Grand Est et la Franche-Comté.
On a travaillé avec des écoles primaires de 4 communes qui sont devenues très liées à notre projet. Toute l’année on essaie d’essaimer le goût pour le théâtre et le texte.
Le cœur de notre mission c’est d’être là pour leur montrer qu’il y a autre chose que la télévision et les smartphones… leur faire découvrir l’art vivant et les grands textes.
Si sur 300 collégiens il y en a que 15 qui auront été marqués, pour nous c’est très bien.
La découverte du texte, tout simplement. Je fonctionne par le désir, en fonction de ce que je lis et ce que je veux raconter. Suzy Storck était un coup de cœur, un coup de poing. La manière d’écrire, la concision.
Puis le fait que Magali Mougel soit vosgienne était aussi un point important.
Et finalement, pour des raisons budgétaires pour la présentation du soir, nous voulions monter une pièce avec peu de comédiens.
C’est allé très vite. Cette pièce je l’ai lu en septembre 2018. Et en octobre, je l’avais prévu pour l’année d’après. Pour moi, il fallait parler de ça – de la place de la femme.




Lui donner une voix, oui… mais en même temps cela ne résout rien. Malgré ce qui se passe, cela ne changera rien. Je l’ai réenfermé dans son quotidien à la fin…
Elle ne supporte pas cette situation … et on se rend compte que ça va continuer ainsi…
Elle représente les grandes figures de femmes qui disent stop à un état de fait. Souvent un état installé par les mères, qui les mettent dans les mêmes schémas qu’elles ont vécu elles-mêmes. Et la femme devient prisonnière de ce schéma.



Les histoires les plus difficiles à entendre sont celles qu’on doit entendre.
Les tabous. Le théâtre est là justement pour oser dire ce qui ne se dit pas dans les foyers.
Dans le public, ça a créé la discussion. Je trouve cela très sain. Des femmes ET des hommes sont venus nous remercier. Des hommes qui ont vécu avec des Suzy Storck et ont eu une vraie prise de conscience. Finalement, on rentre dans des mécanismes.
En tant que fils, je me rends compte maintentant de ce que c’est d’être mère. Les renoncements. On dit que c’est normal… mais c’est terriblement inscrit dans notre société.
C’est un sujet qui nous concerne tous, quel que soit le milieu social.
On va faire une tournée et présenter Suzy Storck dans les grandes villes. Nous voulons voir si la résonance est la même qu’ici.




Site web : https://www.theatredupeuple.com/
Page Facebook : @theatredupeuple
Crédits photos : ©CD88/MEghtesad


C’est élever le patrimoine comme une valeur à laquelle la musique vient l’embellir, l’illuminer et l’éclairer.
Le lieu donne une magnificence supplémentaire. La matière artistique, on la regarde autrement avec l’art et la musique. On les révèle d’une autre façon.
Ce patrimoine a été complètement reconstruit suite à la Guerre des Trente ans. Le festival de ce soir porté par la Chapelle Rhénane met en avant Heinrich Schütz et son parcours créatif. La conférence juste avant parle de cette guerre. Finalement, la programmation illustre bien l’histoire de ce patrimoine vosgien.
Ces abbayes, des lieux de travail, des lieux industriels par le passé… C’est aujourd’hui important aussi de dire aux habitants que tout n’est pas fichu et de valoriser leur patrimoine.


Oui, je pense que les pierres nous racontent ce qu’elles ont vécu. On entend leur écho, leur histoire. Cela nous permet de regarder le patrimoine autrement. Le tissu artistique n’est pas que bâtiment et pierre, c’est aussi ce qui a été vécu à l’intérieur des murs.



Cela répond aux attentes de tout le public. Certains aiment ce mélange et viennent pour comprendre et apprendre. Les conférences ont pour rôle de remettre dans le contexte et de parler des lieux et de leur histoire. D’autres viennent pour le plaisir et participent juste au concert.




Le répertoire est assez varié : baroque, contemporain, classique. Nous avons installé un moment musical pendant 3 jours in situ pour des jeunes. On leur donne le choix, mais on ne les conforte pas. Il faut qu’ils restent curieux.
Ce n’est pas toujours évident de sensibiliser, mais même si ça reste au fond du cerveau, la bulle est là et peut s’ouvrir plus tard.
Quelle a été la réaction des élèves (écoliers, collégiens, lycéens) qui n’ont pas l’habitude de ce répertoire et de cet environnement ?
Ce serait prétentieux de dire que tout est gagné. Il existe une espèce d’opposition « c’est pas moi, ce n’est pas pour moi » et les barrières sont difficiles à lever. Parfois les barrières viennent des parents. Parfois les barrières viennent de l’adolescent et sa nature rebelle qui n’aime que ce qu’il ou elle a décidé d’aimer.
Je ne sais pas… C’était un pari au départ. On nous a dit que ce n’était pas fait pour ici. Le 1er concert, nous n’avions pas fait de publicité ou communiqué vers l’extérieur et il y a eu une forte participation des habitants du coin. On a réinventé leurs lieux et ils étaient fiers.
Puis un noyau de fidèles a entraîné d’autres.
Mais ce n’est jamais gagné.
– partenariats avec d’autres associations et institutions partageant les mêmes objectifs
– collaboration pour vos actions scolaires avec par exemple cette année l’Orchestre National de Metz ainsi que des établissements scolaires des Vosges
– collaboration avec des artistes en résidence comme « Les Lunaisiens » pour les 3 années à venir
Qui peut prétendre tout savoir ? La richesse apportée par ces collaborations n’est pas à négliger. Cela ouvre des portes qu’on imaginait pas exister.
On ne peut pas tout faire tout seul. Chacun apporte son savoir (logistique, réseau, artistique, etc…).
Site web : https://festivaldesabbayeslorraine.com
Page Facebook : Festival des Abbayes en Lorraine
Site web : http://www.chapelle-rhenane.com/
Page Facebook : ChapelleRhenane
Crédits photos : ©CD88/MEghtesad