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Une clôture en beauté avec le spectacle ENSO – Boléro

Entre hip-hop et danse contemporaine, ce spectacle vous invite à une expérience sensorielle et poétique, où le mouvement devient un langage universel.

Après Rock It Daddy, Versus et Traces, le Conseil départemental des Vosges conclut sa résidence départementale en beauté, en présentant la création 2025 de la Cie S’Poart : ENSO – Boléro.

Ce spectacle, co-produit par le Conseil départemental des Vosges, a été créé et imaginé durant la résidence de la compagnie S’Poart au coeur du territoire vosgien.

Cet événement culturel a déjà fait sensation au Festival de danse de Cannes, en novembre dernier, et vous est proposé gratuitement, afin de clore cette belle aventure humaine, sous le signe de la création artistique et du partage.

LE SPECTACLE

Un Spectacle de danse qui réunit prouesses sportives, sensibilité et poésie

Dans son enfance, Mickaël Le Mer passe en boucle la cassette du film, Les Uns et les Autres de Claude Lelouch (1981). La scène du Boléro, chorégraphiée par Maurice Béjart, le marquera à jamais.

Inspiré par cette scène mythique du Boléro dans le filmENSO – Boléro explore le cercle sous toutes ses formes : mouvement, lien social, énergie collective et symbolique spirituelle.

 

Le cercle prendra alors toute sa place et sera le marqueur de cette nouvelle création.

 

Amplement présent dans le monde du hip-hop, le cercle est l’essence du breakdance et du freestyle. Il se matérialise dans l’espace, il participe aux constructions chorégraphiques.

Du plein au demi-cercle, de 

la boucle à l’ellipse, cette nouvelle création, dans laquelle danse, scénographie, lumière et musique seront englobantes, aspire à capturer l’essence de cette forme symbolique.

Pour porter cette symbolique, ce spectacle met en scène 9 danseurs et danseuses aussi virtuoses que sensibles. Leur gestuelle reflète également la spiritualité du ensō (円相), une calligraphie japonaise au tracé circulaire, emblème du bouddhisme zen, qui symbolise le vide en même temps qu’une éternelle pulsion de vie.

Le tout, magnifié par une musique originale de David Charrier et, bien sûr, l’entêtant et hypnotique Boléro de Ravel.

 

 

 

Mickaël Le Mer – chorégraphe

Mickaël Le Mer découvre le hip-hop au début des années 90 puis se forme au sein de la Compagnie S’Poart dès 1996.

Il débute en tant que chorégraphe en 2007 avec In Vivo qui se singularise par une sensibilité à la fois poétique et urbaine.

Suite à ce succès, Mickaël est invité par l’Institut Français à créer une pièce dans le cadre de l’année croisée France-Russie en 2010.

Depuis, il sa signé plusieurs créations : Instable, Rock It Daddy, Rouge, le trio Traces, Crossover et Butterfly, Versus, Me Myself and I, Rage, the Flower Thrower, Les Yeux Fermés, Vivantes et Enso – Boléro.

Il a su créer une danse urbaine, affranchie de ses passages obligés et marquée par une sensibilité poétique toute en retenue, avec des moments de fulgurance propres à cette danse.

Sa grande maîtrise de l’espace dessine une danse graphique qui démultiplie les trajectoires et ouvre le champ des possibles. Cet enjeu d’ouverture est au cœur du travail de Mickaël Le Mer : prendre le risque d’aller vers l’autre, établir le contact.

Avec sincérité et générosité, Mickaël Le Mer se donne la liberté de transformer la danse hip-hop.

Après avoir été artiste associé au Grand R, scène nationale de La Roche-sur-Yon, au Trident scène nationale de Cherbourg et Village en Scène (49), Mickaël Le Mer est artiste associé depuis 2023 aux Gémeaux, scène nationale de Sceaux (92) ainsi qu’au Conseil départemental des Vosges (88). Il s’implique ainsi sur un travail de territoire aux côtés de ces deux partenaires.

 

Informations pratiques

Vendredi 23 janvier 2026
La Rotonde, Thaon-les-Vosges
20h
(ouverture des portes à 19h30)

Tous publics
Gratuit / sur réservation : https://www.billetweb.fr/enso

 

Crédits photos : ©Thomas Badreau – Cie S’Poart

 

Icônes de l’association Les Fêlés du Local

A l’occasion du 20ème anniversaire de l’Espace culturel et social de la Pranzière à Cornimont, le public a pu découvrir le spectacle Icônes, écrit et mis en scène par Sylvia Voinet.

C’est une salle comble dans la salle J. Villeret. En effet, le public, venu entre amis ou en famille, est au RDV pour témoigner de la belle sororité et complicité entre toutes les comédiennes de l’association Les Fêlé.es du Local.

Icônes mêle amateures et professionnelles de tous âges (de 30 à 75 ans). Ce groupe de femmes a travaillé sur ce projet commun tout au long de l’année, de l’automne 2024 au printemps 2025.  Ecriture du spectacle grâce à leurs témoignages, arts de la scène, technique, fabrication de costumes et accessoires…, elles ont pu toucher à tous les métiers du spectacle vivant à travers cette création.

Le spectacle aborde le sujet du droit des femmes, mais pas que.
On y découvre le destin d’icônes féminines qui ont marqué l’histoire, mais on parle également du quotidien de toutes les femmes.
Avec humour, poésie, légèreté, force, audace et un brin de folie, on passe d’une scène à une autre en chant, en danse et de surprise en surprise.

Coco arrive à l’atelier. On l’appelait Mademoiselle, mais elle s’appelait Gabrielle.
Rokudenashiko est en prison parce qu’elle a osé sculpter une vulve, Sacheen Littlefeather vient affronter le public des Oscars au nom de Marlon Brando.
Et aussi Rosa Parks qui a refusé de céder sa place à un homme blanc, Carmen sacrifiée au nom de l’amour d’un homme jaloux, la Du Barry ou la Pompadour qui ont dû choisir l’ombre des Grands Hommes pour survivre.
Il y a bien sûr toutes ces injonctions faites aux hommes comme aux femmes pour perpétuer de vieilles traditions.
Un spectacle à rire et à pleurer pour se divertir et s’étonner.

 

A la fin du spectacle, le micro s’est ouvert pour laisser la parole au public et nous avons pu constater qu’Icônes parle à tous, femmes et hommes.

La restitution s’est faite dans le cadre des 20 ans de l’ECSP, qui a chaleureusement accueilli l’association lors du processus de création et des répétitions du spectacle.

 

L’association Les Fêlé.es du Local

L’association, créée en 2017, a pour mission de réaliser ou promouvoir des projets festifs et culturels. Elle œuvre également à revitaliser les lieux de culture au cœur des territoires vosgiens. Elle apporte son soutien à d’autres associations en mettant à leur disposition des bénévoles.

 

Icônes en images …

Photos : ©Les Fêlé.es du Local

 

 

« La Guerre de Catherine » de Lydie Académie de danse

« La Guerre de Catherine« , création chorégraphique de Lydie Fornage de Lydie Académie de danse d’Epinal.

Ce spectacle dansé met en scène Catherine, adolescente juive en temps de guerre, et la suit dans ses rencontres amicales, sa découverte de l’amour, son périple pour échapper aux soldats allemands et sa passion pour la photographie. Le thème de la photo, qui adoucit cette trame dramatique et donne des notes optimistes et lumineuses, sert de fil conducteur tout au long du spectacle.

Illustration de la BD, vidéo, photographie, musiques et danses variés se marient de manière émouvante grâce aux 120 danseurs enfants et adultes de l’école de danse dirigée par Lydie Fornage.

C’était salle comble à la Rotonde de Thaon-les-Vosges samedi. Le public était au RDV et a été plongé dans les années 40 grâce à une immersion dès l’entrée en salle.

Spectacle soutenu par le Conseil départemental des Vosges.

 

Retour en images du spectacle …

Crédits photos : ©Serge Orlik ©Denis Jacquot ©Valerie Vasseur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Invitation : L’Olympiade Culturelle départementale – Vosges Terre de Break’Danse

Acteurs du monde sportif, culturel, éducatif ou social,
vous êtes invités à participer à une réunion d’échange avec la Compagnie S’Poart.

 

Au programme :

Présentation de la Compagnie et du dispositif à travers une démonstration par deux danseurs/danseuses et un échange avec le chorégraphe, puis temps de travail pour imaginer et co-construire ensemble un projet qui allie sport et culture.

 

>> 5 dates possibles :

  • Lundi 6 mars – de 15h30 à 17h00
    Théâtre du Peuple à Bussang – Salle de la Popote – 40 rue du Théâtre du Peuple 88540 Bussang
  • Mardi 7 mars – de 17h00 à 18h30
    Trait d’Union à Neufchâteau – 1 rue Regnault 88300 Neufchâteau
  • Mercredi 8 mars – de 17h00 à 18h30
    Siège du Conseil Départemental à Epinal – Salon Jeanne d’Arc – 8 rue de la Préfecture 88000 Epinal
  • Jeudi 9 mars – de 18h30 à 20h00
    Centre de Préparation Omnisports Pierre Coubertin – 361 avenue du Haut de Fol – 88800 Vittel
  • Vendredi 10 mars – de 10h30 à 12h00
    Espace George Sadoul  – Salle Lautescher – 28 Quai Sadi Carnot, 88100 Saint-Dié-des-Vosges

Une rencontre réservée aux partenaires de l’Education Nationale se tiendra le mercredi 8 mars de 14h30 à 16h00 heures au Siège du Conseil départemental – Salon Jeanne d’Arc – 8 rue de la Préfecture à Epinal

 

>> Inscrivez-vous dès maintenant !
Inscription possible jusqu’au 05 mars 2023

 

>> Consultez le dossier du projet 


Contact :

Michael Helmrich
Chargé de mission spectacle vivant et enseignement artistique
03 29 29 86 72
mhelmrich@vosges.fr

 

Cette invitation est ouverte, n’hésitez pas à la partager.
Merci de votre participation !

Crédits photos : Compagnie S’poart

La compagnie Tempor’Air nous présente « des hauts et débat »

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Rencontre avec Kévin Briot, directeur artistique, danseur-interprète et intervenant pédagogique pour la Cie Témpor’Air

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Kévin Briot de la compagnie Tempor’Air / crédits photo : CD88/ME

 

La danse version Tempor’Air

Leur danse, c’est le top rock, la danse debout du break dance que l’on reconnait avec les jeux de jambes, les attitudes et la tenue de corps du b-boy (breaker). Cette discipline dans la discipline, Tempor’Air l’a choisi pour mettre en lumière l’aspect dansé du break dance. Le top rock est une danse caractérielle avec du mime et des jeux de rôles et qui, bien que dotée d’une technique bien spécifique, laisse place à une réelle improvisation et spontanéité.

 

 

Le parcours des danseurs-chorégraphes

Ce sont les voyages et les rencontres qui ont forgés Kévin Briot et Ala’Edinne Abdemouche de la compagnie Tempor’Air. En passant par la case des stages, aux côtés de pionniers de la danse hip hop partout en France et à l’étranger, ils ont pu se former. Ces stages ont été un réel héritage de l’univers du hip hop. En prenant conscience qu’il fallait se professionnaliser, parallèlement, ils se sont formé à l’enseignement artistique de la danse.

Puis il y les battles… la meilleure école.
Face à soi-même, les battles sont une réelle mise à nu servant à se dépasser. Kévin et Ala’Edinne ont évolué dans leur discipline grâce à ces confrontations qui les ont nourris et stimulés tout au long de leur parcours.

Les battles sont aussi une belle leçon de vie pour faire face à l’échec de manière positive. « Les 1ères barrières que l’on se met sont les nôtres », dit Kévin, « pendant 5 ans on a tout donné en battles sans rien gagner. Puis, on passe les pré-sélections, on arrive en quart de finale, en demi-finale…. et à force de persévérance, un jour on se retrouve en finale ». Une leçon importante qu’ils essaient de transmettre aujourd’hui à la jeunesse vosgienne.

Les 2 artistes ont touché à tous les styles de danse pour trouver leur signature bien à eux. Ils ont fait du popping, du locking, du hip hop, du break et se sont même instruits sur la danse contemporaine et classique. « Aujourd’hui on arrive à tout mettre ensemble pour en faire notre propre soupe. »

 

 

La pièce chorégraphique « Des Hauts et débat »

Cette pièce est la suite logique de leur parcours. Il y a 3 ans, elle prenait la forme d’une petite pièce de 20 minutes qu’ils ont pu tester auprès d’un public jeunesse au sein d’un collectif à Verdun dans le cadre de stages.

Dans les Grand Est, ils ont été repérés par Didier Patard, directeur de l’association Transversales, puis accompagnés également par Jacky Castang de Scènes Vosges, afin d’aller plus loin avec leur création qui aujourd’hui a pris la forme d’un spectacle professionnel de 50 minutes.

« Des Hauts et débat » est l’histoire de leurs voyages, de leur émancipation et de tous les hauts et bas qu’ils ont pu rencontrer sur leur parcours. C’est une mise en lumière de bouts de vie sur 10 ans.

J’ai dansé pendant 5 ans dans ma chambre. Je souhaite apporter aux jeunes ce que je n’ai pas pu avoir .

Avec ce spectacle, ils souhaitent donner accès à la culture et danse hip hop auprès d’un jeune public rural. La compagnie Tempor’Air souhaite faire passer un message simple : on peut réaliser ses rêves, même lorsqu’on habite un petit village vosgien, loin des grandes métropoles où le hip hop s’est considérablement investi.

 

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Quand la musique et la danse se mêlent…

Tempor’Air est accompagné sur scène par le musicien Yvain Von Stebut.

Rencontré il y a quelques années dans le cadre d’un projet d’ateliers, Yvain avait créé des captations sonores pour accompagner une chorégraphie proposée aux jeunes vosgiens.

Sollicité à nouveau pour faire une bande son de leur spectacle « Des hauts et débats » lors du confinement, ils ont fait le choix d’une musique en live sur scène afin de rendre la pièce plus interactive et vivante.

C’est une vraie connexion sur scène entre la danse et la musique. La magie opère .

 

Le hip hop et break dance dans les Vosges, ça donne quoi ?

« C’est compliqué », affirme Kévin.
Il y a une quinzaine d’années, il existait une fédération hip hop dans les Vosges avec des acteurs provenant de Nancy. Aujourd’hui, il y a tout à refaire pour dynamiser la culture hip hop dans les Vosges et que cela se démocratise en milieu rural.

Leur volonté a été de créer une compagnie professionnelle vosgienne afin de se donner du poids et de la crédibilité à cette discipline et les actions portées sur le territoire.

 

Un lien fort avec la jeunesse

La transmission auprès de la jeunesse est un axe phare de la compagnie.
Pour ce faire, la compagnie propose 2 volets :

  • EAC (éducation artistique culturelle) au sein d’établissements scolaires afin de monter des projets, sensibiliser les jeunes et leur donner un accès à la culture du hip hop
  • Enseignement de la discipline par le biais de cours de danse au sein des MJC et centres socioculturels du territoire

 

L’actualité Tempor’Air

Le spectacle « Des Hauts et débat »

  • le 15 juin 2021 au théâtre de La Rotonde à Thaon-les-Vosges
  • 24 septembre 2021 au Festival « Là haut sur la colline » à Epinal
  • 23 juillet 2021 au Festival Pluralies à Luxeuil-les-Bains
  • Maison d’arrêt à Epinal

 

Annonce

Une petite forme de 25 minutes du spectacle exporté hors murs (sans musicien) est proposée en extérieur, dans les écoles ou différents lieux accueillant la culture sur le territoire. Contactez la compagnie Tempor’Air pour plus d’informations !

 

Pour plus d’informations sur la compagnie Tempor’Air

Facebook : @temporair.cie

Instagram : @compagnie_temporair

Site internet : www.compagnietemporair.fr

Anne Marion de la compagnie de danse l’Aéronef

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Anne Marion, danseuse interprète et chorégraphie, Compagnie L’Aéronef

 

 

Vous diriez que vous êtes née danseuse, avec une envie de mouvement déjà petite… ou est-ce quelque chose qui est apparue bien plus tard et a évolué avec le temps?

 

La danse a été présente dès mon enfance. Ma mère m’a inscrite à des cours de danse lorsque j’avais 4 ans et je n’ai jamais cessé de danser depuis.

 

 

Pouvez-vous nous retracer un peu votre parcours de danseuse-chorégraphe ?

 

J’ai un double parcours. Mes parents m’ont toujours encouragé à la danse, mais ils n’étaient pas particulièrement enthousiastes à l’idée d’une carrière artistique. J’ai donc fait des études de Lettres après le bac, puis une prépa et j’ai passé le concours pour devenir professeur de Lettres.

J’ai continué à faire des projets de danse en tant qu’interprète, en parallèle à mon métier d’enseignante.

En 2012 je fais le grand pas et je fonde la compagnie l’Aéronef. Il devenait difficile d’allier 2 métiers en même temps. J’ai donc fait le choix d’assumer ma passion et je me suis lancée à temps plein dans la danse et la création.

Depuis 2012, la compagnie crée une pièce par an.

Je me suis également formée en obtenant un Diplôme d’Etat en danse contemporaine, ce qui me permet la transmission, à travers des ateliers et des formations destinés à divers publics.

Je retrouve dans ce volet transmission mon 1er métier, l’enseignement. La pédagogie de la danse me passionne énormément. Et cela n’est jamais déconnecté du volet création car dans mes ateliers j’organise des sortes de laboratoire autour de mes pièces. Par exemple, pour « S », j’ai organisé des ateliers costume.

 

 

Loïe Füller vous a beaucoup inspiré pour la pièce « S ». Elle fut la première à innover autour du tissu à danser avec la lumière projetée sur ses robes en soie immenses dont les bras étaient prolongés de baguettes en bambou pour amplifier le mouvement, … Elle fut la star de l’exposition universelle de 1900.

 

Qu’est-ce que vous avez aimé le plus chez elle ?

 

Extrait de la « Danse Serpentine » de Loïe Füller des Frères Lumières

 

J’aime sa folie. C’est une 1ère rencontre entre la danse et la lumière. Le rapport est fascinant. La lumière éclaire et sculpte la danse.

Il y a quelque chose de révolutionnaire dans ses chorégraphies et de complétement aérien.

Ma pièce « S » est un hommage à ce tissu comme élément qui se métamorphose.

Et comme Loïe Füller, mes créations sont à mi-chemin entre danse et installation plastique. Il y a un vrai lien avec la peinture et les arts plastiques.

 

 

Et quels autres danseurs/danseuses-chorégraphes vous ont inspiré tout au long de votre parcours ?

 

Maguy Marin,
Pina Bausch,
Anne Teresa De Keersmaeker

J’aime l’hybridation, le rapport avec la théâtralité, l’absence de linéarité. J’aime trouver des incongruités, chercher d’autres corps. J’aime déconstruire, créer à chaque fois une gestuelle qui s’attache à un projet et trouver un vocabulaire propre à la pièce. J’aime une danse qui se renouvelle.

 

 

Le costume évolutif qui a été conçu pour « S » qui se transforme tout au long de la pièce est un personnage à part entière. Vous dites même que le solo S est un quatuor. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

Oui, un quatuor. Je dirais même trois duos…

Il y a tout d’abord le tissu + moi.
Le tissu un personnage à part entière. Nous avons créé pour « S » un système de marionnettiste avec 32 fils et un pully.
[Philippe Hariga (régie générale et manipulation) est sur la plateau caché derrière les coulisses].

Puis il y a Olivier Irthum (scénographie, lumière, vidéo) + moi.
Il me suit tout au long du spectacle afin de créer une réelle interaction en direct entre la robe, la vidéo (mapping) et la lumière.

Et pour finir il y a Jean-Nicolas Mathieu (création musicale) + moi.
Une composition musicale a été créée pour « S » avec des ajouts sonores.

C’est un tissu souple, une matière imprévisible. Alors malgré une écriture forte programmée, nous devons tous nous écouter, nous attendre, nous retrouver. C’est très vivant. Nous sommes tous en synergie.

 

 

Extrait de la pièce « S »

 

 

 

Je suis venue voir la pièce « S » une après-midi. Il y avait des groupes scolaires (primaire) qui ont assisté à votre solo de danse. Qu’est-ce que vous aimeriez que cette jeune génération retienne de la pièce ? 

 

Je souhaite les sensibiliser à la poésie par le corps, la danse et le mouvement. Les enfants ont un imaginaire ardent. Ils se laissent traverser par les images qui leur viennent.

La nudité partielle est un parti pris ; un choix fait en travaillant la création. J’ai voulu quelque chose de sensuelle, mais pas érotique. J’ai voulu montrer le corps féminin dans ce contexte poétique et magique et leur permettre de voir la dimension sacrée du corps.

 

« S » est un vrai conte étrange et visuel où naissent tant d’images : la mer, la flaque, la cage, la robe, l’aile, la méduse, l’oiseau, la sirène, le fantôme, … Quel a été le point de départ de cette histoire racontée ? Quelle image vous est apparue en 1er lors de la création ?

 

La 1ère image qui m’est venue lors de la création est celle d’un corps nu avec un tissu autour du cou, l’image de la tulipe.

Après la création de la robe, d’autres images me sont apparues en manipulant et jouant avec le tissu (exemple : le nid).

 

Votre corps, celui de la femme, qui est prisonnier de ce tissu, puis se libère. Quelle est votre vision du féminin, du corps de la femme dans notre société d’aujourd’hui ?

 

Pour moi, « S » n’est pas un propos sur la femme dans notre société d’ajourd’hui, c’est plutôt quelque chose d’intemporel. J’ai simplement voulu montrer toutes les facettes du féminin avec pour outil ce tissu.

J’ai surtout souhaité exprimer l’éventail du féminin et les notions de douceur, de sensualité, de lumière, de liberté et de contraintes, aussi.

 

Quels sont les challenges que vous rencontrez en tant que jeune compagnie de danse ?

 

Chaque création est un pari fou. Le plus gros challenge pour la compagnie est la diffusion. Nous aimerions pouvoir rencontrer plus souvent les professionnels afin de pouvoir proposer au public une tournée plus conséquente de nos pièces.

Nous sommes également à la recherche d’opportunités pour mutualiser des compétences et des savoir-faire, plus particulièrement côté production et diffusion. Comme pour toute petite structure, il nous manque du temps et du personnel.

La danse contemporaine est aussi un challenge en soi. Il faut donner l’envie aux gens de se déplacer.

 

Quels sont les futurs projets de la compagnie Aéronef ?

 

La pièce « S » se reproduira encore une fois dans les Vosges au Trait d’Union à Neufchâteau le 1er février 2020.

Nous sommes en pleine création pour l’automne 2020 avec le danseur Sébastien Cormier. Cela s’intitulera « Une Aube (un crépuscule) ». La Méridienne à Lunéville nous accueille pour une résidence de création. Puis nous serons au Théâtre de la Rotonde à Thaon-les-vosges, Capavenir.

Nous cherchons également une autre résidence de création dans les Vosges. (Pour prendre contact avec Anne Marion : compagnielaeronef@gmail.com)

Cette nouvelle pièce parle du couple. C’est l’attelage et le dialogue de deux corps contenus dans un nid. J’avais pour désir de me pencher sur la question de la relation, de l’individu dans la relation, de l’alliance, de la combinaison des individualités.

Je voudrais écrire et chorégraphier le poème d’un couple métaphoriquement sous le joug (« unir, joindre, mettre sous le joug ») : resserrés dans une unité de temps, une unité de lieu, resserés dans leur relation.

 

Prochaines représentations :

« S »
> 1er février 2020 au Trait d’Union à Neufchâteau

« Une Aube (un crépuscule) »
> 6 novembre 2020 à la Méridienne, théâtre de Lunéville
> 27-28 novembre 2020 au théâtre de la Rotonde à Thaon-les-Vosges dans le cadre du salon Cousu du Fil Rouge.

Pour plus d’informations sur la compagnie L’Aéronef 

Page Facebook : @aeronef

Crédits photos : ©Aeronef