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Rencontres professionnelles – Petite enfance & Eveil culturel

Cette initiative répondait à plusieurs constats partagés sur le territoire : un intérêt croissant des collectivités et des dispositifs CTEAC pour les actions culturelles en direction des tout-petits, mais aussi un manque d’ingénierie et de compétences pour accompagner ces projets. Les professionnels exprimaient également un besoin de formation et de ressources, tandis que les réseaux artistiques et ceux de la petite enfance demeuraient encore insuffisamment connectés.

La journée avait pour ambition de sensibiliser les participants aux enjeux de l’éveil culturel du jeune enfant, de renforcer les compétences en matière de conception de projets artistiques et de favoriser les coopérations locales entre les secteurs culturel et social.

Après un accueil café, la matinée s’est ouverte avec une conférence de Lisa Jacquey, enseignante-chercheuse à l’université Paris Cité et fondatrice de l’association Premiers Cris à Lille. Son intervention, consacrée aux capacités du jeune enfant et à l’éveil culturel et artistique, a permis de rappeler l’importance des premières expériences sensibles et créatives dans le développement de l’enfant.

Une table ronde a ensuite mis en lumière plusieurs démarches innovantes menées dans ce domaine. Cécile Purière et Brigitte Bougeard ont présenté l’expérience des « crèches artistiques », un projet mêlant recherche-action, création et accompagnement de la petite enfance à Charleville-Mézières.

Jean-Michel Geridan est revenu sur le dispositif PRÉAC Design graphique, destiné à sensibiliser les tout-petits aux formes graphiques. Enfin, la chorégraphe et marionnettiste Maud Miroux a partagé son expérience de création artistique centrée sur la petite enfance.

L’après-midi a laissé place à des ateliers d’interconnaissance territoriale, puis à des ateliers ludiques « Kikoikom », durant lesquels les participants ont imaginé collectivement des projets artistiques à destination des jeunes enfants à partir de scénarios fictifs.

La mobilisation a été importante, avec 80 participants venus principalement des Vosges mais également de plusieurs départements du Grand Est, notamment la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, l’Aube, la Haute-Marne et le Bas-Rhin. Les structures culturelles représentaient la part la plus importante des participants (38 %), devant les collectivités (25 %), les artistes (20 %) et les professionnels de la petite enfance (18 %).

Cette journée, organisée en partenariat avec la DRAC Grand Est, Scènes et Territoires et TiGrE, réseau Jeune Public Grand Est, a permis de renforcer les liens entre les différents acteurs du territoire et d’affirmer l’engagement du Conseil départemental des Vosges en faveur de l’éducation artistique et culturelle dès le plus jeune âge.

Crédits photos : ©CD88/Murielle Eghtesad

Etude sensible sur le territoire de la Communauté de communes Terre d’Eau

Portée par le Ministère de la Culture, l’étude sensible est en expérimentation sur la Région Grand Est.
Cette étude permet de déceler les attentes des habitants du territoire en matière de culture et de proposer des actions pour la suite.

Les intervenants choisis pour mener l’étude sur le territoire Terre d’Eau dans les Vosges :

  • Maxime Le Moing, artiste son, radio, animation nature
  • Le collectif des Pièces détachées, compagnie théâtrale
  • Sandra Reinflet, photographe
  • Réjane Sourisseau, sociologue spécialisée dans la culture et le développement des territoires

Au programme : rencontre avec les différents publics, temps d’observations et d’échanges autour de pratiques culturelles puis étude et synthèse des actions menées.

Des habitants ont été invités par Maxime Le Moing à peindre une voiture garée sur les parkings des supermarchés du secteur, devenant ainsi une page de croquis libres. S’en est suivi un atelier radiophonique avec des jeunes du centre social La Toupie à Contrexéville. La restitution de cet enregistrement était faite depuis ladite voiture. L’artiste a également fait du stop pour inciter les habitants à lui faire « découvrir les Vosges« . Une tâche qui s’est avérée être plutôt difficile qui l’a emmené à transformer sa pancarte en « Je ne suis pas un serial killer ».

Le collectif des Pièces détachées, quant à eux, a parcouru le territoire avec sa « cafetière mobile », engendrant ainsi des discussions et anecdotes autour de différentes thématiques de la vie quotidienne. La restitution s’est faite avec une grande bâche sur laquelle était annotée les communes du territoire.  Le public était alors invité à se placer sur l’une des communes et l’intervention s’est petit à petit transformé en piste de danse.

Pour finir, Sandra Reinflet a offert au public une exposition de photos prises lors de sa résidence. Les photos, prises de l’extérieur des habitations, dévoilent les visages des habitants d’horizons diverses.

 

Restitution par la sociologue Réjane Sourisseau

Suite à ces différentes interventions, 4 thèmes sont ressortis pouvant servir à axer de futures actions culturelles :

  • Le travail (les savoir-faire, les invisibles)
  • La nature (chasse, pêche, jardin, randonnée, cueillette, …)
  • Le mieux vivre-ensemble (liens intergénérationnels, jeunesse, l’engagement pour le collectif – pompiers, associations, …)
  • La gastronomie

Quelques actions potentielles citées : résidences d’artistes en entreprise, balades itinérantes contées, accueils d’artistes aux jardins ou dans les fermes, sorties au Musée de la Chasse et de la Nature.

Il a été conclu qu’en concentrant les actions artistiques sur ces quatre thèmes et avec une forte présence des artistes, il sera plus facile de fédérer les habitants autour du projet de territoire axé sur l’économie, la santé et l’écologie.

 

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