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Festival des Abbayes à Etival

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Rencontre avec Daniel Caquard

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Daniel Caquard, Président et Directeur artistique de l’association Entreprise & Culture en Lorraine

 

Est-ce que ces lieux prestigieux, comme l’Abbaye d’Etival ce soir, transforment la musique et apportent une réelle richesse ? Est-ce que le patrimoine est au service de l’art ou l’art au service du patrimoine ?

 

C’est élever le patrimoine comme une valeur à laquelle la musique vient l’embellir, l’illuminer et l’éclairer.

Le lieu donne une magnificence supplémentaire. La matière artistique, on la regarde autrement avec l’art et la musique. On les révèle d’une autre façon.

Ce patrimoine a été complètement reconstruit suite à la Guerre des Trente ans. Le festival de ce soir porté par la Chapelle Rhénane met en avant Heinrich Schütz et son parcours créatif.  La conférence juste avant parle de cette guerre. Finalement, la programmation illustre bien l’histoire de ce patrimoine vosgien.

Ces abbayes, des lieux de travail, des lieux industriels par le passé… C’est aujourd’hui important aussi de dire aux habitants que tout n’est pas fichu et de valoriser leur patrimoine.

 

 

L’Esprit des Lieux est le thème de cette 16ème édition. Est-ce que les murs parlent et est-ce que les murs entendent ?

 

Oui, je pense que les pierres nous racontent ce qu’elles ont vécu. On entend leur écho, leur histoire. Cela nous permet de regarder le patrimoine autrement. Le tissu artistique n’est pas que bâtiment et pierre, c’est aussi ce qui a été vécu à l’intérieur des murs.

 

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Ce mélange de format concerts / visites / conférences / rencontres vous permet de valoriser le patrimoine des abbayes et ce patrimoine musical de manière plus complète ?

 

Cela répond aux attentes de tout le public. Certains aiment ce mélange et viennent pour comprendre et apprendre. Les conférences ont pour rôle de remettre dans le contexte et de parler des lieux et de leur histoire. D’autres viennent pour le plaisir et participent juste au concert.

 

 

Vous avez une réelle ambition de sensibiliser la jeune génération au répertoire musical proposé par le festival et avez mis en place des actions scolaires étroitement liées au festival. Quels sont les challenges rencontrés ?

 

Le répertoire est assez varié : baroque, contemporain, classique. Nous avons installé un moment musical pendant 3 jours in situ pour des jeunes. On leur donne le choix, mais on ne les conforte pas. Il faut qu’ils restent curieux.

Ce n’est pas toujours évident de sensibiliser, mais même si ça reste au fond du cerveau, la bulle est là et peut s’ouvrir plus tard.

Et puis il faut avoir goûté pour dire j’aime ou je n’aime pas. Nous leur offrons la possibilité d’entendre. Et parfois, nous avons de belles surprises que nous pouvons considérer comme des victoires.

Quelle a été la réaction des élèves (écoliers, collégiens, lycéens) qui n’ont pas l’habitude de ce répertoire et de cet environnement ?

 

Ce serait prétentieux de dire que tout est gagné. Il existe une espèce d’opposition « c’est pas moi, ce n’est pas pour moi » et les barrières sont difficiles à lever. Parfois les barrières viennent des parents. Parfois les barrières viennent de l’adolescent et sa nature rebelle qui n’aime que ce qu’il ou elle a décidé d’aimer.

Comment expliquez-vous le succès du festival qui a fêté ses 15 ans il y a peu ?

 

Je ne sais pas… C’était un pari au départ. On nous a dit que ce n’était pas fait pour ici. Le 1er concert, nous n’avions pas fait de publicité ou communiqué vers l’extérieur et il y a eu une forte participation des habitants du coin. On a réinventé leurs lieux et ils étaient fiers.

Puis un noyau de fidèles a entraîné d’autres.

Mais ce n’est jamais gagné.

 

 

Vous mettez beaucoup d’énergie dans les collaborations en tout genre :

– partenariats avec d’autres associations et institutions partageant les mêmes objectifs

– collaboration pour vos actions scolaires avec par exemple cette année l’Orchestre National de Metz ainsi que des établissements scolaires des Vosges

– collaboration avec des artistes en résidence comme « Les Lunaisiens » pour les 3 années à venir

… la collaboration artistique pour vous c’est primordial ? Pourquoi ?

 

Qui peut prétendre tout savoir ? La richesse apportée par ces collaborations n’est pas à négliger. Cela ouvre des portes qu’on imaginait pas exister.

On ne peut pas tout faire tout seul. Chacun apporte son savoir (logistique, réseau, artistique, etc…).

 

 

Pour plus d’informations sur l’association Entreprise et Culture en Lorraine et le Festival des Abbayes 

Site web : https://festivaldesabbayeslorraine.com
Page Facebook : Festival des Abbayes en Lorraine

 

Pour plus d’informations sur La Chappelle Rhénane 

Site web : http://www.chapelle-rhenane.com/
Page Facebook : ChapelleRhenane

 

Crédits photos : ©CD88/MEghtesad

Festival les Bouteilles Folles de Vittel

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Rencontre avec Michaël Scherer, Chef de service, Animation et affaires culturelles, Ville de Vittel

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C’est la 6ème édition du festival et la 1ère édition organisée par la Ville de Vittel. Quels sont vos objectifs pour ce festival ?

 

Les 5 premières éditions était organisées par une association et la fréquentation stagnait. Ils n’avaient pas les moyens de ramener des têtes d’affiche. La Ville de Vittel a repris le flambeau avec comme objectif de faire grandir le festival.

 

 

 

Des têtes d’affiche, mais également des groupes et chanteurs vosgiens comme Jeph et Mauvaise Graine. C’est important pour vous de mettre en lumière les acteurs locaux du territoire ? Pourquoi ?

 

Oui, c’est essentiel. Cela fait partie de nos missions politiques et culturelles. Nous voulons permettre à des groupes locaux de qualité d’être dans des conditions optimum et de faire les 1ères parties de têtes d’affiche tel que Soldat Louis ce soir.

 

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Le chanteur vosgien Jeph

 

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Le groupe vosgien Mauvaise Graine

 

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Et encore plus local, vous travaillez avec des vittelois… comme Justine Neve, jeune vitteloise étudiante en école de design qui a créé l’affiche colorée du festival cette année. La ville de Vittel est fière de ce genre de collaboration ?

 

Oui. Et on va continuer dans ce sens et confier ces projets à des artistes locaux qui ont du talent. Ça leur donne de l’expérience, une carte de visite et nous, nous sommes dans la découverte de jeunes locaux très créatifs.

On fait appel au tissu associatif. On a également travaillé avec le club de Rugby pour la buvette. Le Palais des Congrès de Vittel nous a fait un prêt de mobilier pour les loges des artistes.

 

Quel a été pour vous le plus gros challenge lors de l’organisation ?

 

On a l’habitude. On fait cela toute l’année. Les festivals comme Les Bouteille Folles sont des choses qu’on maîtrise. Et cela n’est rien comparé au concert plein air Magnum Vittel Live de fin juillet où nous avons accueilli 15000 visiteurs.

 

Le style et les genres musicaux des chanteurs et groupes sont très variés, allant de rock/folk à du reggae/électro en passant par la musique celte. Etait-ce important pour vous cet éclectisme et de ne pas avoir un festival avec une étiquette d’un genre unique ?

 

Les Bouteilles Folles a toujours eu une programmation un peu rock. On n’a pas voulu se fermer à un style. On souhaitait quelque chose d’homogène et de diversifié qui permet la découverte musicale pour le public. Rap, metal, slam… peu importe.

 

 

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Rebel & Pipers

 

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Soldat Louis

 

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Celkilt

 

 

Quels sont vos prochains projets/événements culturels à venir dont nous pouvons nous réjouir ?

 

Nous reprenons notre saison culturelle normale avec pour commencer Tri Yann le 14 septembre. Puis nous enchaînons avec 1 spectacle toutes les 3 semaines et ce jusqu’à la fin de l’année. On prépare aussi les évènements de l’été prochain.

 

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Pour plus d’informations sur la programmation culturelle à Vittel :

 www.ville-vittel.fr

 

Pour plus d’informations sur les artistes locaux du festival :
Jeph

Site web : http://jeph.fr
Page Facebook : JePh75

Mauvaise Graine

Site web : https://www.mauvaisegraine.net/
Page Facebook : mauvaisegraineoffi

Crédits photos : ©CD88/MEghtesad

 

Exposition « Habiter le monde » à Senones

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Rencontre avec les membres de l’association Helicoop

 

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Pourquoi avoir choisi ce lieu emblématique, la Grande Bibliothèque de l’Abbaye de Senones ?

 

C’est un réel projet de territoire. Les années impaires, nous proposons une exposition à l’Abbaye de Senones. C’est la 1ère fois que l’exposition se déroule dans la Grande Bibliothèque. Les créateurs rêvaient d’exposer leurs œuvres dans un lieu si lumineux, grand et magique. Nous avons pu le rendre possible. Notre objectif est de faire vivre ces abbayes à travers des projets culturels. (Les années paires, nous organisons « Le Sentiers des passeurs » entre Vosges et Alsace.)

 

Il y a à la fois une grande diversité de supports et de matériaux (allant de la peinture à la vidéo), une grande diversité d’artistes venant des 4 coins du monde, une grande diversité d’expressions artistiques et d’émotions transmises … mais en même temps, une harmonie à habiter ce même lieu et un réel fil conducteur… comment expliquez-vous cela ?



C’est une boîte dans une boîte en quelque sorte. Par le passé, La Grande Bibliothèque de l’Abbaye était habitée par les livres puis par les métiers à tisser. Aujourd’hui, le pari était de faire vivre ce lieu désaffecté et d’habiter cette « boîte ». Les artistes y ont exposé leurs œuvres en s’exprimant et en y emboîtant leur vision du thème de l’expo « habiter le monde ». C’est à la fois le lieu et le thème qui réunit et donne ce fil conducteur.

 

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Amir Bey, « Medecine Wheels »

 

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Julie Kieffer et Octave Rimbert-Rivière, « The Widow Maker »

 

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Jérôme Riche, « Les Eaux Closes » (projection d’image, souche moisie, tuyau PVC)

 

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Yeun-Kyung Kim, « Ne t’en fais pas, sois heureux »

 

 

C’est une exposition internationale avec certains artistes venant de loin (Corée du Sud, Chine, Etats-Unis, …). Pensez-vous que leur visite dans les Vosges puisse les inspirer en tant qu’artiste ?

Oui, très certainement. Il y a cette question de comment l’Homme habite son monde, qu’il soit habitant de la ville ou en pleine nature ou néo rural. La nature, très présente dans les Vosges, peut parfois être source d’inspiration et présente dans les œuvres. Pour cette exposition, il y a un rapport avec la nature très diversifié. Nous retrouvons la nature comme matériau au service de l’art … la nature meurtrie et violentée (ex : la sculpture intitulée « Le lion est mort ce soir » de l’artiste Vincent Campos) … ou la nature comme jardin d’Eden.

Mais les Vosges, ce n’est pas que la nature… il y a tant d’autres choses à représenter à travers l’art.

 

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Marie-Christine Lee, « Plaidoyer graphique contre la déforestation sauvage dans le monde »

 

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Vincent Campos, « Le lion est mort ce soir »

 

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Florent Meyer, « La grande volière magique »

 

 

Est-ce important aussi pour vous de continuer à mettre en lumière les acteurs locaux ? Pourquoi ?

 

Nous avons quelques artistes vosgiens, mais l’appartenance territoriale n’est pas un critère prioritaire.

Par contre, l’association Helicoop a été créée par des artistes pour des artistes. Il y a donc déjà une racine Vosges et Grand Est. Une empreinte locale mélangée à une envie d’aller vers le monde extérieur.

Et puis nous retrouvons des artistes qui ont fait le choix de s’installer ici car c’est un territoire plus accessible avec la possibilité d’avoir un atelier d’artiste et de se loger à moindre coût. Ici, ils peuvent avoir l’espace pour travailler et une réelle qualité de vie. Pour un jeune artiste qui débute, par exemple, c’est l’idéal.

Pouvez-vous m’en dire plus sur votre exposition ?

 

Cette exposition se différencie des expositions de métiers d’art. Ici, c’est le propos… l’idée défendue.

C’est une proposition d’expo qui part d’une démarche très différente. On ne met pas en lumière un savoir-faire, mais plutôt un discours qui viendra servir un savoir-faire. Derrière il y a une réflexion, un réel engagement et parti pris de l’artiste. Le message artistique est le tronc principal.

Ça prend tout son sens dans un lieu tel que celui-ci étant donné que c’était une grande bibliothèque à l’époque.

Notre exposition réunit au total 29 artistes d’une grande diversité … lorsqu’on réunit leurs œuvres, nous avons une vision humaniste de l’ensemble. On obtient un discours polymorphe sur le thème « habiter le monde ».

Nous avons cette année 2 médiatrices stagiaires. Nous attachons beaucoup d’importance à la médiation. Certains visiteurs vont demander une explication précise de l’œuvre, d’autres vont préférer l’apprivoiser par eux-mêmes et le cartel leur suffira. C’est à nos médiatrices de s’adapter au public et trouver le juste milieu pour la lecture de l’œuvre.

Et puis la médiation nous permet également de questionner les visiteurs et de poser la question « d’où venez-vous ? ». Ce genre de données nous est utile pour mieux communiquer et cibler par la suite.

 

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Abdelmalek Yahia, sans titre (réalisés in situ à la Grande Bibliothèque du 6 au 13 juillet)

 

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Lisa Pélisson, « La Fête est-elle encore possible aujourd’hui ?… »

 

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Amandine Turri-Hoelken, « Zone 54 »

 

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Barbara Leboeuf, « A toi de voir… »

 

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Jean-Louis Hess, « Daniel habite le monde »

 

 

Pour vous, quel est le plus gros challenge que rencontre ces artistes dans leur métier d’aujourd’hui ? Avez-vous des conseils pour eux ?



Quelques conseils en vrac …

  • Challenger les paradis
  • Anticiper les éventuels écueils
  • Rester dans le positif
  • Garder le désir de faire
  • Donner de la réflexion aux autres
  • Ne pas rester que dans sa discipline

Qu’on soit artiste en zone rurale ou au sein d’une grande ville, les enjeux sont les même… juste les paradigmes changent.

Un des plus gros challenges en tant qu’artiste est le regard de la société…

Comment nous les considérons et les accompagnons… leur statut précaire… le manque d’aides…

Et puis c’est difficile de faire comprendre qu’être artiste est un vrai métier et pas un simple hobby. Au regard de la société ce n’est pas un métier traductible en terme économique et d’hyper-rentabilité.

L’artiste représente la liberté, un esprit critique… c’est un peu une figure à « éliminer », nuisible au capitalisme. Cette idée porte préjudice au métier d’artiste.

C’est extrêmement difficile de commencer petit avec cette pression de la rentabilité. Et la question récurrente « mais est-ce que tu en vie ? » pèse lourd sur les épaules.

 

En tant qu’association, pour vous c’est important de continuer de représenter l’art contemporain en milieu rural ? Et quelle vision portez-vous sur l’avenir et la jeune génération d’artistes ?

 

Oui, très important. Nous pensons que notre travail est primordial pour continuer de mettre en lumière l’art dans cette région et au sein d’une population isolée de la culture.

Et malgré ce portrait sombre qu’on vient de présenter, le jeu en vaut la chandelle. Les artistes arrivent à vivre, avancer, briller. Il ne faut pas les sous-estimer. De belles choses se font et continueront de se faire.

Pour vous, c’est important la collaboration et l’échange entre artistes ?



De plus en plus de collectifs d’artistes se créent avec cette envie de faire des projets en commun. Cela leur donne plus de force et de poids.

La mise en réseau et la collaboration est très importante.

 

Arrivez-vous à sensibiliser le jeune public à cette exposition et à l’art en général ?

Nous avons créé un guide spécial pour les enfants qui a été adapté au fur et à mesure. C’est un guide ludique avec des jeux.

Nous avons pu constater que les visiteurs enfants étaient plutôt des -12 ans venus avec leurs parents plutôt que des adolescents.

La visite pour les enfants est très différente que celle pour les adultes. Les enfants ne vont pas voir les mêmes choses dans les œuvres, ils vont s’attarder sur des choses bien différentes.

Pour pousser encore plus loin la sensibilisation du jeune public, nous avons mis en place des stages et des ateliers de pratiques artistiques. Malheureusement, cela a été un réel échec pour nous. Il n’y a pas eu beaucoup d’inscrits.

C’étaient des ateliers menés entièrement par des bénévoles. Nous avions communiqué dessus dès le mois d’avril, en amont de l’expo.

Nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour comprendre le manque de participation, mais nous savons qu’il y a des idées préconçues des parents sur ce type d’atelier d’été. Une représentation de quelque chose de trop académique, proche d’une activité scolaire et loin du ludique.

On nous avait proposé de faire venir les enfants des centres sociaux de Saint-Dié-des-Vosges, mais notre volonté est aussi de sensibiliser les enfants ici, en milieu rural. Ceux qui sont très isolés de la culture, loin de toutes ces pratiques. Comment chercher les enfants d’ici ?

Nous n’avons pas réussi à toucher le grand public pour inciter les parents à inscrire leurs enfants. C’est un échec, mais nous allons nous améliorer pour l’édition suivante.

Il faut de la médiation en permanence sur le terrain… et à nous d’imaginer les outils pour les faire venir.

Nous envisageons la professionnalisation de notre association avec le recrutement d’un(e) chargé(e) de mission et de médiation. Nous avons aussi l’arrivée d’un nouveau directeur artistique. Cela ne sera que bénéfique à nos actions culturelles et nos objectifs.

 

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Pour plus d’informations sur l’association HELICOOP 

Site web : http://www.helicoop.fr/
Page Facebook : helicoopasseurs

 

L’exposition « Habiter le Monde » continue jusqu’au 22 septembre 2019.

Crédits photos : ©CD88/MEghtesad

 

Le Village de l’Ecrit à Fontenoy-le-Château

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Serge Henry, Président de l’Association Village de l’Ecrit – Fontenoy-le-Château

 

 

Le Village de l’Ecrit existe depuis 1998, comment expliquez-vous ce succès qui dure ?

L’association existe depuis longtemps effectivement, mais ces dernières années nous avons constaté une perte de vitesse. On a eu du mal à intéresser les gens dans le milieu rural. Il a donc fallu se renouveler. Il y a 3 ans, nous avons relancé l’évènement sous un format plus populaire et à la portée de tout le monde, avec des animations, des spectacles, etc. Cette année, nous voyons que nous allons dans le bon sens. Fontenoy-le-Château et un beau village avec un patrimoine qui se prête bien à ça. C’est un lieu exceptionnel.

 

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Quelle vision avez-vous sur la future génération de lecteurs et/ou d’écrivains ? Plutôt positive ?

 

Ces dernières années pouvaient être inquiétantes… Nous avons toujours eu pour mission de sensibiliser les jeunes à l’écriture. Nous avons créé le prix Matenet avec une catégorie pour les -18 ans avec cet objectif-là en tête. Cette année il n’y a eu que 2 candidats, mais c’était des nouvelles littéraires sur le thème de « l’hôtel » d’une très grande qualité.

Notre devoir est de continuer à sensibiliser le jeune public et de remettre le livre à sa place, malgré la montée des nouvelles technologies. Nous pensons que l’un ne doit pas empêcher l’autre et que la forme de l’écrit n’est pas à ignorer.

 

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Prix Matenet – Remise des prix

 

 

Vous avez ici un mélange d’auteurs et d’artistes du spectacle venant du territoire des Vosges et d’ailleurs. Est-ce important pour vous de continuer à mettre en lumière les acteurs locaux ? Pourquoi ?

 

Oui. On est très humble, mais il faut se mettre en valeur. Il y a des richesses ici même dans les Vosges, comme il y en a ailleurs.

 

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Editions Pourquoi Pas ? (Epinal)

 

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Julia Billet, auteure vosgienne

 

Jean-Louis Hans, auteur vosgien

 

 

Quel message auriez-vous à faire passer aux acteurs culturels des Vosges et d’ailleurs ?

 

Être auteur-écrivain, choisir cette voie, n’est pas facile. Il ne faut pas qu’ils désespèrent. Il y aura toujours un public.

Et pour les lecteurs, il faut prendre le temps de s’arrêter avec un livre. C’est un atout pour la santé et le bien-être. Ça nous permet de nous évader, de rêver… Et on en a bien besoin aujourd’hui !

 

Les Vosges, source d’inspiration pour beaucoup ?

 

Fontenoy-le-Château m’inspire personnellement. C’est le lieu de ma naissance. Et puis il y a un esprit qu’on ressent ici qui est très vosgien. On se trouve tout près du département de la Haute-Saône. C’est un voisinage à ne pas négliger. Nous avons des liens très importants. Mais on est vosgiens avant tout. Il y a un renouveau qui se dessine, une identité qui a sa grande place.



Vous avez été soutenu par le Conseil Départemental des Vosges. Pour vous, ces partenariats sont importants pour la pérennité de votre événement insolite ?

 

Absolument. L’association a de petits moyens pour créer cet événement. On n’ose pas toujours investir pour faire venir des artistes pour animer. On a souvent peur de ne pas équilibrer avec les recettes le jour de l’événement. Le soutien du Conseil Départemental des Vosges est vital. Cela nous permet d’avoir plus de liberté dans nos choix. Et puis, c’est un beau signe de reconnaissance en même temps.

 



Pourquoi avoir créé un événement de jour et de nuit ? Les étoiles, ça apporte de la poésie ?

 

Nous avons fait le choix d’une semi-nocturne (15h-minuit) car on trouvait que cela apportait un autre moment à la fête. La nuit, tout est différent. Nous avons un autre regard sur les monuments. Les lumières que nous avons installées dans le village donnent une autre ambiance.
Et puis les étoiles, c’est signe d’espérance…

 

 

Pour plus d’informations sur l’association Village de l’Ecrit :

Site web : https://villagedelecrit.wixsite.com/fontenoy
Page Facebook : https://www.facebook.com/villagedelecrit/

 

Rencontre avec Vanina KRCEK, artiste et membre de l’association Village de l’Ecrit

 

Vous animez aujourd’hui le stand « Club des Explorateurs Perdus (et retrouvés) » que vous avez conçu et créé pour l’événement Escale d’une nuit d’été. Racontez-moi de quoi il s’agit.

 

C’est un atelier carnets de voyages, un cabinet de curiosité. Ici, il y a avant tout le parcours intérieur avec l’utilisation d’un média accessible à tout le monde : la peinture. On part sur une thématique : désert, grotte secrète, montagnes, puis on s’évade.

C’est un modèle d’architecture par la pensée.

J’ai été beaucoup inspirée par François Place, auteur et illustrateur, avec les Histoires de Villes Imaginaires.

 

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C’est un atelier pour les enfants à partir de 5 ans, entre le carnet de voyage et l’imaginaire, sur des thèmes universels.
1 expérience, 1 vécu, 1 ambiance.

Et puis le stand, cette tente des explorateurs avec son décor… c’est pour les faire rêver, les mettre dans l’ambiance.

Sur l’événement dans sa globalité, nous avons vraiment voulu créer des espaces dédiés aux enfants. Notamment avec l’installation d’un espace de lecture publique avec des tapis et coussins au sol.

 

 

Vous faites partie de l’association Village de l’Ecrit et êtes très active dans l’organisation de cet événement. Quels ont été les challenges rencontrés ?



Il y a quelques années j’ai proposé de transformer l’événement et d’en faire un réel lieu de rassemblement et de rencontres. On a eu l’idée de créer des petites tables par auteurs afin de permettre au grand public de s’y installer et d’avoir un réel échange avec les écrivains, chose impossible dans les salons du livre.


La plateforme Culture C Nous, vous y voyez une réelle richesse ?


Je pense qu’il y a plein de leviers possibles avec la plateforme afin de développer nos actions au mieux.

La recherche d’intervenants …
Artistes, musiciens, artistes de rue, … nous sommes toujours à la recherche d’intervenants. Une annonce ou un appel à intervenants sur la plateforme serait un plus pour faire venir des acteurs culturels pour enrichir la partie animation et faire partie de notre beau projet culturel.

Nous aimerions allier différents domaines culturels : des plasticiens, auteurs, librairies, … mais nous n’avons pas tous les contacts. La plateforme peut servir à lancer des projets collaboratifs (onglet « Espaces de Travail ») et de s’organiser tous ensemble

Les petites annonces…
Et puis nous avons parfois beaucoup de mal à trouver du matériel pour l’évènement (ex : tonnelles en cas de pluie, …) et un échange sous forme de prêt serait très intéressant pour nous. La possibilité de faire une annonce quand on a un besoin précis est vraiment intéressante (onglet « Forum » dans rubrique « les p’tites annonces).

Les partenariats…

Pour nous, les collaboration sont vraiment clé. Nous avons par exemple l’envie de collaborer avec l’association les Amis du Vieux Fontenoy qui organise la Fête Médiévale, ce qui nous permettrait de fédérer plus de monde.

 

Les projets artistiques…Et puis pour moi en tant qu’artiste, avoir la possibilité de mettre en ligne ma proposition d’animation clé en main sur la plateforme (matériel et déco fournis par mes soins) serait un excellent moyen de me faire connaître.

 

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Crédits photos : ©CD88/MEghtesad