Les territoires de l’éducation artistique et culturelle

Description

Rapport au Premier ministre établi par Sandrine Doucet, Députée de la Gironde.

Par sa lettre du 28 juillet 2016, Manuel Valls a confié à Madame la Députée Sandrine Doucet une mission, relative à l’éducation artistique et culturelle (EAC) auprès des ministres Najat Vallaud-Belkacem, Audrey Azoulay et Patrick Kanner.

Mme Sandrine Doucet, Députée, est chargée d'une mission temporaire ayant pour objet la valorisation et l'évaluation de la mise en œuvre des pratiques artistiques et culturelles au profit des projets éducatifs territoriaux (PEDT) des écoles des quartiers prioritaires, en lien avec les associations locales, par le biais de contrats de ville. La lettre de mission reprend cette demande en indiquant que le comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté du 13 avril 2016 comporte un volet « démocratiser l’excellence » qui implique les trois ministères par ailleurs mobilisés sur cette mission parlementaire : Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche ; Culture et Communication ; Ville, Jeunesse et Sports. Au sein de ce volet, une mesure indique qu’afin « de promouvoir les pratiques artistiques et culturelles, l’Etat mobilisera les établissements culturels qu’il finance ou labellise pour conforter l’offre et les pratiques artistiques et culturelles au profit des projets éducatifs territoriaux (PEDT) des écoles des quartiers prioritaires, en lien avec les associations locales ».

Les trois ministères susvisés sont chargés de favoriser le déploiement de cette offre via les contrats de ville. Le Premier ministre souhaitait ainsi que la mission valorise et évalue la mise en œuvre de cette mesure et les modalités de son application. Cependant, la lettre de mission élargit ce spectre d’étude en proposant l’évaluation des « projets éducatifs conçus grâce au référentiel et à déterminer si les grands objectifs de formation qu’il contient (rencontres, pratiques et connaissances) sont remplis au cours de la scolarité obligatoire de l’élève ». En outre, le Premier ministre invite à dégager « des bonnes pratiques en matière de conception, de mise en œuvre et d’apports pour l’élève des projets inscrits dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturelle sur les territoires prioritaires de la politique de la ville ainsi que sur les territoires ruraux et périurbains les plus éloignés de l’offre culturelle ». Cette décentration par rapport aux seuls quartiers ciblés politique de la ville correspond également à une volonté de Sandrine Doucet.

Enfin, la lettre de mission demandait de proposer des évolutions éventuelles des missions du Haut conseil de l’éducation artistique et culturelle. La mission parlementaire devait donc dégager à la fois les bonnes pratiques, ayant « vocation à être diffusées plus largement », mais également déterminer « les obstacles récurrents et les moyens de les surmonter ». C’est l’objet central que la mission a traité.